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mercredi, 26 mars 2008

Pétage de plomb...

 

Tu t’arrêtes trois mois, et tu retrouves quoi en rentrant ? La même merde journaleuse, les mêmes bonnes consciences jusqu’à la gueule, les assertifs bavards impénitents tout gonflés de leurs certitudes médiatiques, bouffis de leur dogmatique bon droit, toute la cohorte des encartés de presse formateurs de tronche et définitifs faiseurs d’opinion…

Le con du jour s’appelle Jacky Durand, pisse copie à Libé naturellement, et le voilà avec un titre à la hauteur de sa connerie : Mort pour avoir « pété les plombs ». Et notre justicier à plume d’oie d’y aller une fois de plus de son crachat méprisant sur les sales flics pourris qui tirent à flingue-que-veux-tu sur de pauvres jeunes gens désarmés qui bien sûr ne faisaient pas de mal à une mouche et qu’il est pourtant si facile de désarmer en douceur en leur tendant la main avec sang-froid, philosophie et générosité…

On aurait aimé l’y voir le Jacky de mes deux à 3 h du mat, avec un mec qui vient de fracasser sa copine, balancer la télé et le canapé par la fenêtre, insulter des flics, menacer de se suicider, pénétrer chez des voisins un couteau à la main, courir sur les toits et, accroupi à côté d’une voiture, faire un geste menaçant en direction du flic venu l’arrêter… On l’entend d’ici avec sa voix de castrat mélancolique dire à l’Olivier Massonaud : « Bonjour Monsieur, c’est pour Libé, vous seriez sympa d’éviter de péter trop grave les plombs, en fait il me faudrait juste deux minutes d’interview pour passer demain en Une, ça ferait plaisir à joffrin-rothschild, ça rafraîchirait la courbe des ventes et ça peut que faire du bien à mon avancement… ! »

Ah ! les sales cons de journalistes, bien planqués dans le frigo de la rédaction, en train de roter le dernier ouisqui et qui viennent donner des leçons au monde entier, prenant bien sûr pour argent comptant la parole du papa à « l’exquise politesse un peu surannée » et aux « mocassins impeccables »… Dommage que le papa ait apparemment oublié de transmettre l’exquisité en question à son rejeton…

Tiens, au fait, d’habitude Libé s’intéresse assez peu aux malheurs des habitants de Neuilly qui font pas vraiment partie de son quotidien rédactionnel… Oui, mais quand un Neuillien, fût-il bourge et fils de bourge, permet de cracher sur les flics, on va quand même pas faire les difficiles... Beuark !

Lou la-la...