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vendredi, 06 janvier 2017

Neruda...

Pablo Neruda, Neruda le saint, Neruda l’humaniste, Neruda le militant engagé, Neruda le communiste, Neruda le poète merveilleux, Neruda le généreux chevalier blanc de la libération du Chili…
Quarante ans au moins que toutes les télés, toutes les radios, tous les journaux, tous les magazines, arrêtent pas d’évoquer le grand homme avec des trémolos sur la glotte et toute la révérence, le respect et la piété dus à un tel monument d’exemplarité gaucharde, sans que jamais la plus petite ombre au tableau ne vienne ternir l’absolue blancheur du nouveau saint du calendrier médiatique international…
Et voilà que sort tout à coup un film à la gloire du grand Pablo, un film sobrement intitulé « Neruda », mais dont le réalisateur, Pablo Larrain, un peu moins putassier probablement que toute l’armée des merdiateux hémiplégiques à la Joffrin, vient enfin nous dire quelques vérités qu’on nous cachait soigneusement, sans doute pour ne pas désespérer Billancourt…
Et voici ce que ça donne, dans la gazette d’ « Utopia », par exemple, maintenant que nos cultureux sont obligés de dire ce qu’ils dissimulaient depuis des lustres : « L’anti-biopic de Larrain bouscule l’icône Neruda, décrivant, sans jamais oublier le génie littéraire ni la figure politique de premier plan (ouf !), son égoïsme, sa mégalomanie, son goût du luxe et des fêtes dispendieuses contrastant avec la défense affichée de la classe ouvrière ainsi que le goût pour les prostituées malgré l’amour d’une épouse qui aura tout sacrifié pour lui… »
Et voilà, c’est cette ordure égoïste, jouisseuse, mégalomaniaque, machiste et bordélique que les Joffrin-Mouchard ont encensé pendant plus de quarante ans d’une vénération sans faille… !
Et ces connards, intoxiqués jusqu’au trognon par leur aveuglement idéologique, ont l’impudence d’intituler certaines de leurs rubriques « Désintox » !
Beuark !
Lou...

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