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mercredi, 17 janvier 2007

Couché Médor...!

Bon, allez, on va remonter un brin le temps... Libé du vendredi 15 décembre, Schneidermann nous cause de la demande faite par la direction d'i-télé à l'un de ses journalistes de retirer de son blog le récit détaillé d'un déjeuner de la rédaction d'I-télé avec sarko au ministère de l'intérieur. Et il conclut en disant que le devoir des journalistes n'est pas de ne pas répondre à ces invitations mais de tout nous en dire : "Ils demanderont : les journalistes doivent-ils donc renoncer à ces déjeuners ? Devons-nous renoncer à approcher des sources d'information, dans un cadre détendu ? Certainement pas. Mais alors il faut faire son métier, comme l'a fait Laurent Bazin : raconter. Rendre au public ce qui lui appartient : l'information. Restituer sans compter. Redistribuer, à pleines poignées, avec tous les détails du menu, toutes les plaisanteries, tous les gloussements, tous les échanges à fleurets mouchetés. Prendre l'information aux riches pour la donner aux pauvres."

Et l'implicite du propos du schneidermann c'est bien sûr que lui et sa bande, lorsqu'ils fabriquent l'émission "Arrêt sur Images" (sur la 5) sont totalement transparents et donc totalement dignes. La preuve : on peut même regarder sur la toile l'émission avant montage, c'est dire si on vous dit tout !

Sauf quand même que schneidermann nous dit pas (et nous dit pas qu'il nous dit pas...!) tout le détail des réunions préparatoires à l'émission, les critères qui président au choix des sujets ou des invités, les images dont on ne parlera pas et celles dont on parlera et pour quelles raisons on en parlera ou non... Il nous dit pas non plus la distribution des temps de parole, la fausse spontanéité préparée à coups de petites fiches, les reportages qu'on fera et ceux qu'on fera pas ou qu'on fera mais qu'on retiendra pas... Tout ça et bien d'autres choses, schneidermann, tout monsieur propre qu'il soit, n'en fera jamais état comme il évitera, avec sa petite équipe de justiciers, de mettre en cause de façon trop crue la chaîne sur laquelle il travaille et, comme le dit bien le mot, à laquelle il est, justement, enchaîné...

Lou pauvresse...