jeudi, 10 mai 2007
Dumas, quel pied !
Ils ont été gentils, finalement, les juges de la Cour de Cassation, de ne pas annoncer entre les deux tours que Roland Dumas, ce grand héros socialiste et mitterandien pur sucre, avait été définitivement condamné dans l'affaire Giacometti. (CF Le Monde du 10 mai)... Ca aurait fait une vilaine tâche rose saumon sur les blanches tuniques de Ségo-la-Pure, Ségo- la-probe, Ségo-l'intègre, qui eût pu lui faire perdre les élections...
Ah ! ils sont mignons les socialistes, à venir nous parler de vertu alors même qu'ils sont largement aussi pourris que les copains et coquins d'en face... Après l'affaire Elf, après la Deviers-Joncour, après les pompes à onze mille balles, voilà le beau Roland rattrapé par l'Homme qui marche de Giacometti... Il est vrai qu'à 85 ans, le Dumas doit plus courir très vite, même si ça l'empêche pas, le bougre, aux dires du Monde, de plaider encore aux assises ! En voilà un qui a réglé à sa façon et sans en référer aux fameux et indispensables partenaires sociaux, le problème des retraites et des trente-cinq heures...
Deux remarques annexes : Qu'un véreux de ce calibre exerce encore la profession d'avocat, ça plaide pas vraiment en faveur de l'honneur du Barreau.
D'autre part, que l'ex-Président du Conseil Constitutionnel soi-même se comporte comme un vulagaire malfrat corrompu jusqu'à l'os, ça plaide pas vraiment non plus en faveur de la "vertu républicaine" ni des "grands principes" des Incorruptibles à guillotine...
Lou royale...
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