mercredi, 03 octobre 2007
Acide déxoyribonucléïque...
Bon, c'est clair que c'est pas avec cette histoire d'ADN à la mords-moi-l'hélice qu'on va régler les problèmes de l'immigration, et Mariani aurait mieux fait de se tirer une balle dans le pied. Mais quand on voit tous les cons monter au créneau, bannière des droits de l'homme en tête, déontologie à la boutonnière et pétition charliehebdesque en sautoir, ça file une sacrée envie de dire "chiche !" à Hortefeux... Mais il chichera pas, le bougre... Le voilà déjà tremblant, en train d'amender l'amendement, d'y rogner ceci, râcler cela, limer le reste pour qu'enfin la marianesque proposition ne soit plus qu'une petite fiente sans effet que même une taubirette pourrait signer des deux mains...
Mais revenons aux cons deux minutes, aux cons de la pétition : y a les cons stratégiques (comme villepin par exemple, qui se tamponne de la misère du monde comme de son premier bain de mer à Biarritz, mais qui a bien envie d'emmerder Sarko), y a les cons showbizés (l'adjani ou la moreau par exemple qui ont toujours un stylo qui bave dans leur corsage pour le cas où passerait un vol de pétitions à ne rater sous aucun prétexte), y a les cons footballeurs (comme lilian thuram) qui signent pour pas avoir l'air d'être des cons de footeux justement, y a les vieux cons à la raymond aubrac a qui on a dû susurrer dans le sonotone que jean moulin avait déjà signé, y a les cons nègres comme BHL qui signe parce que ségolène a signé, laquelle signe parce que son ex a signé, lequel signe parce que fabius a signé, lequel signe parce que bayrou a signé (on est là dans la catégorie des cons électoraux), lequel signe parce que patrick pelloux a signé et que c'est lui, forcément, qui conduit l'ambulance...!
Et puis y a philippe val le raisonnable, qui, assis sur ses 5000 euros mensuels de rédac-chef de Charlie (peut-être 6 ou 7000 euros maintenant ?) s'indigne, la voix cassée par l'émotion et le coeur en écharpe (à propos, tu touches combien, philippe, pour piger chez le gros demorand de france inter ?), s'indigne donc, ( et t'as été recruté sur quels critères ?), s'indigne disais-je (et combien également de ton éditeur ?), s'indigne re-donc, de l'immense tort fait aux immigrés, de l'honneur perdu des politiques, de la montée du populisme et de la démocratie en danger...
Juste un mot, philippe, en caressant ton chat, histoire de te calmer l'indignation et de refroidir la bouilloire : lorsque on te voit écrire avec des larmes dans la plume et de l'indignation plein le micro que "le degré zéro de la politique c'est l'attribution de tous les maux à l'immigration", on a envie de te dire d'abord que t'as loupé, toi le grand citateur, une belle occasion de citer Barthes, mais surtout que le degré zéro de l'intelligence c'est l'interdiction, que tu pratiques et partages depuis vingt ans avec toute la classe politico-médiatique de merde, de tout véritable débat sans tabou ni trompette concernant l'immigration...
Lou d'octobre...
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