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lundi, 27 avril 2009

Machi Macha...

Et c’est reparti pour un tour avec la grande machine à larmes, la désespérante disparition, la voix qu’on n’entendra plus, Macha par ci Machi par là, Béranger la divine, Béranger la diva, Béranger et son cendrier marocain, ses ongles vernis, ses chapeaux andalous et quoi encore ? Ils vont nous raconter ses cuisses veloutées, ses seins en poire, son cancer, ses tumeurs … !

Mais ils vont finir par nous lâcher, ces connards des médias, dès qu’un ou une de la tribu casse sa pipe ! Aussitôt oubliés les pleurs sur l’Afghanistan, la compassion lindonesque sur les sans-papiers, la solidarité avec les chômeurs ! Macha Béranger est morte et on a droit à 10 minutes à l’ouverture de chaque JT ! Et toujours, toujours le grand oubli au milieu du grand déballage pleurnichard, le grand oubli de préciser combien elle touchait pour causer dans le poste, le grand oubli de comparer le salaire de la Bérangère, grande bourgeoise de Vichy (en plus !!), pigiste folle à Ici-Paris (re !!), dont les seuls outils étaient la lampe de chevet rose et sa petite lumière tamisée (re-re !!), comparer donc son salaire avec la paye du mec au marteau-piqueur, là, en bas, dans ma rue…

Et mon plombier alors, et mon plombier, quand il va mourir, ils en parleront, tu crois, ces connards de journaleux ? Allez, je leur fais l’incipit : « Il arrivait toujours guilleret dans sa petite fourgonnette bleue, sortait sa légendaire caisse à outils, jetait un B’jour Mâme Lou retentissant et se glissait aussitôt sous l’évier en égrenant sur sa cintreuse les premières notes de la Huitième de Ludwig, histoire de planter l’atmosphère… »…

Lou bovaryée...