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mercredi, 07 avril 2010

Chien de garde...

Ceci, de Schneidermann, dans son ordinaire papier de merde du lundi matin dans Libé, à propos de l’affaire Zemmour : « Le mythe du politiquement incorrect prospère sur un mythe antérieur : il existerait un «politiquement correct». Des opinions obligatoires. Des faits interdits à la contestation. Et des cohortes de gardes de la foi pour en interdire la contestation ».

Oublions Zemmour et concentrons-nous deux minutes sur cette incroyable hypothèse où le conditionnel vaut son pesant de connerie schneidermaniaque : « Il existerait un politiquement correct. ».

Ainsi, selon notre tailleur préféré, il n’y aurait pas en boucle, sur tous les journaux, radios et télés et dans la bouche de toujours la même armée inamovible de cons qui le profèrent, le même monotone et complaisant refrain sur, d’un côté, - car ces messieurs sont hémiplégiques - les bienfaits absolus de la démocratie, la grandeur indépassable des droits de l’homme, la beauté radieuse de la Révolution Française, la gloire définitive des Lumières, l’aventure merveilleuse de la France Libre, la noblesse des prêtres ouvriers, le militantisme exemplaire des prêtresses du planning familial, l’ineffable valeur de l’art contemporain, la souffrance du pauvre Polanski… etc… et, de l’autre, le malheur général de la colonisation, la triste et dure condition des pauvres immigrés (en même temps d’ailleurs que la merveilleuse splendeur de l’immigration , allez comprendre !), l’horreur de Vichy, les méchants commandos intégristes anti-avortements, les salopards de curés pédophiles protégés par Benoît XVI, la sociobiologie, le monstrueux ancien régime, l’oas /ss, la météo pourrie et les bouchons sur le périph…

Avec, entre les deux, inamovible borne de la liberté d’expression grandiose et souveraine, les tables de la loi Gayssot… pour éviter sans doute que le politiquement correct, bien installé sur les fondations d’un antinégationnisme que le vieux schneid, finaud et putassier, n’ose pas évoquer, ne vacille sur ses bases…

Beuark

Lou chienne...

Zinfiltrés...

Imaginons cinq minutes que les Zinfiltrés du ténébreux Pujadas-du-service-public soient allés faire joujou non avec les émules de Dutroux ou Pierre Louis, mais avec quelque groupuscule de bas de plafonds racistes en train de concocter une sauvage ratonnade ou quelque quarteron d’antisémites fous sur le point de mettre le feu à une synagogue, et qu’ils eussent, nos zinvestigateurs zinfiltrés, dénoncé à la police ordinairement honnie ledit groupuscule et ledit quarteron…

Imagine-t-on alors que l’on aurait ces grands débats sur la déontologie bafouée, l’imprescriptible droit et devoir sacré du journaliste quant au secret de ses sources, l’insupportable mélange des genres qui fait du candide journaleux un supplétif de l’infâme police et autres billevesées pour café du commerce médiatique ? Certes non !

L’on eût eu, au contraire, le grand déferlement de lauriers, la magnifique universelle gratitude pour les Justes parmi les Nations dénonçant le nouveau péril brun, l’on eût hissé au grand pavois jusqu’au septième ciel ces croisés de la grandeur française, l’on eût vu BHL, col dégrafé, verbe abondant et plus dombaslien que jamais, entonner les hosannas de l’humanisme des corbeaux de l’honneur, Simone Weil, toute de vert vêtue, s’alléluier de cette collaboration exceptionnellement exemplaire et pourfendre une fois de plus, de sa jeune épée de récente-académicienne-pour-l’ensemble-de son-œuvre, les sept têtes sans cesse renaissantes de l’Hydre de Lerne des périodes les plus sombres de notre Histoire, et Claude Lanzman expliquer dans un film de douze heures et quart qu’il ya dénonciation et dénonciation et qu’il faut pas tout confondre…

Oui mais voilà, il ne s’agissait en fait que de quelques pédophiles à la Polanski souillant et tripotant des Lolitas du web ou, qui sait, des boxeurs de 40 ans en barboteuse fluo et biberon de onze heures pour Ministre de la Culture en goguette, et il devenait alors légitime, pour quelques déontologues de merde, l’enjeu n’étant finalement pas si capital et tonton Freud ayant définitivement étiqueté l’enfant « pervers polymorphe », de débattre du sexe des journalistes au risque que des salopards s’occupent, eux, hélas, en moins platonique, du sexe des enfants…

Lou thaï...