mardi, 04 octobre 2011
le jeu de mots et ses rapports avec les cons
Allez, un petit bonus pour fêter mon retour : une note que j'avais écrite le 28 avril et que je n'avais pu envoyer pour raisons techniques... Retour dans l'archéologie :
Ah ! qu’il est gentil le bouffi bouffon Demorand, successeur de Joffrin chez Libé-Rothschild, à cinquante ou cent mille euros par mois sans doute, chargé de déontologie jusqu’à la gueule, expert en éthique médiatique haut de gamme et en morale journalistique appliquée… Ah ! comme il est mignon avec son titre pleine page dans Libé de mercredi : « Tueur en Syrie », avec en sautoir le portrait de Bachar el je-ne sais-quoi, bourreau de son peuple paraît-il…
Trois cents, quatre cents, cinq cents morts et plus en Syrie, et tout ce que ça inspire à nos journaleux, ordinairement, et pour la galerie, si facilement lacrymaux et zémus, c’est le super jeu de mots impeccable : « Tueur en Syrie / Tueur en série » ! Ah ! ah ! ah ! hi, hi, hi … et toute la rédaction de se taper sur les cuisses en cadence, s’esclaffer plein pot, féliciter chaleureusement le joyeux farceur oulipien qui a sorti la méga-vanne bien accrocheuse, le titre vendeur à la comment-vas-tu-yau-de-poêle… et tant pis pour les zigues qui crèvent sous les obus de tonton Bachir, l’important c’est d’avoir l’air spirituel… !
Les journaleux à gueule compassée sont bien toujours, en définitive, la même merde : pendant les massacres et malgré les indignations humanitaires, la littérature de bazar continue !
Et dire que les mêmes arrêtent pas de s’offusquer depuis des lustres d’un « Durafour-crématoire » qui à côté du « Syrial killer » de Demorand fait finalement bien pâle figure… Beuark !!
21:26 | Lien permanent | Commentaires (1)
Dédicace
Dédicace spéciale aux connards de tous ordres et de tous calibres de la corporation média-merdiatique qui vont rabâchant en boucle le credo que leurs maîtres leur dictent : que Maurras est un infâme chauvin, un détestable xénophobe et un abominable raciste…
Ce texte, donc, de Maurras, dans Au signe de flore, ouvrage consacré à la fondation de l’Action Française et paru en 1933 chez Bernard Grasset :
Toute immigration n’est point malfaisante. On conte à Istres, petite ville au levant de la Crau, qu’une usine construite vers le milieu du siècle y attira de l’Italie une centaine d’ouvriers. Ces braves gens, séduits par les conditions du travail, la facilité de la vie et l’accueil gracieux de leurs hôtes, se fixèrent à Istres. Ils se marièrent aux filles de l’endroit, dont ils adoptèrent sans peine la coutume et le goût, au point d’abandonner leur langue originelle pour le provençal et le français du pays. Leurs noms mêmes se francisèrent par d’inévitables déformations. Des enfants naquirent en foule qui, croisés de nouveau avec les anciens habitants, firent souche de Français normaux et de bons Français. Il n’est resté de l’alluvion étrangère qu’un monument, à la vérité fort précieux : les filles d’Istres, qui étaient belles, sont présentement les plus belles du pays provençal.
Ainsi ces humbles immigrants, comblés des avantages de notre ciel, ont bien rendu selon leur ordre et selon leur pouvoir ce qu’ils avaient reçu : ils ont accru en quantité, en santé, en beauté le capital physique de la race autochtone…
Bon, « race autochtone » et « alluvion » vont sans doute donner des démangeaisons à je ne sais quel edwy plenel ou bhl de passage, mais ce ne sera là qu’écume passagère, le fond du vieux martégal , lui, restera solide et pérenne…
Lou là…
08:26 | Lien permanent | Commentaires (6)


