Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 20 octobre 2010

Médias de chiottes...

Au lieu de nous faire entendre et voir aux Infos, en boucle, chaque soir, toujours les mêmes braillards à drapeaux rouges, les mêmes égéries boutonneuses, les mêmes passionarias de carnaval, les mêmes syndicalistes de grand soir et les mêmes ségoléneuses de manifs, si les journaleux avaient deux sous d’intelligence et trois francs d’honnêteté, ils iraient interviewer par les temps qui courent non pas les moins de 10% de singes hurleurs de slogans à la con qui se prennent pour Che Guevara parce qu’ils se sont grimés l’autoportrait en rouge vermillon, mais les 80% qui bossent, qui en chient dans les transports en commun immobiles, qui font la queue aux stations-service, qui voient leurs voitures cramées, leurs commerces saccagées, leurs quartiers beyrouthisés… et là, on entendrait une autre musique.

Mais ceux-là, bizarrement, nos chasseurs de scoops les ignorent, nos informateurs rigoureux s’en tamponnent, nos investigateurs fous ne savent même pas qu’ils existent. Et c’est ainsi qu’on entretient dans le pays l’idée d’un climat insurrectionnel qui va de soi et le sentiment qu’il convient finalement de se rallier à un mouvement d’autant plus majoritaire sur les écrans qu’il est minoritaire dans la réalité.

Et les connards du CSA, au fait, les chronométreurs fous de l’égalité médiatique, les garants de la démocratie des étranges lucarnes et de l’équilibre des éditoriaux, ils font quoi pendant ce temps ? Ils regardent Derrick ?

Lou à sec...