Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 21 octobre 2010

Les enc... de M 6...

Et sur M 1, M 2, M 3, M 1000 (M, ça veut dire Merde, au fait ?) c’est du pareil au même. Tous les mêmes vérolés journaleux chasseurs de scoops… A qui dégainera le premier, trouvera l’info qui buzze grave, l’audimat qui fait tout péter… tous paparazzi de merde, à interviewer les plus connards déjantés, barbare urbain, casseur radical, au nom, bien sûr, si tu leur poses la question, du droit à l’info, du devoir sacré de formater au quotidien la tronche des zauditeurs, de la déontologie de mes deux et de la transparence à donfe, sauf, quand même, la transparence, en ce qui concerne leurs salaires à ces ordures, le salaire de leur patron, celui du présentateur… que là, c’est l’opacité absolue, brouillard tellement trop épais que pas moyen d’y voir goutte…

Combien gagnent Monsieur M 6, Monsieur M 1, M 2, M 3… etc… chut… secret d’Etat… grande fraternité des requins… Monsieur Populo n’y a pas droit… Y a quand même des limites à la glasnost…

Bon, donc, ces connards de M 6, avec la gueule enfarinée de la petite meuf de service à la présentation, d’interviewer, là, à midi 45, y a pas un quart d’heure, deux petites frappes lycéennes sur fond de caillassage urbain, avec en conclusion magnifique  l’inévitable grand frère médiateur « chance-pour-la-France » qui explique gentiment la légitimité du pétage d’abribus, des pneus enflammés, des flics caillassés et de la colère des merdeux en question …

Et qu’importe la pub faite à ces deux connards qui vont envoyer ça en boucle sur leur facebook ou leur ipod de pauvre malheureux  sans le sou… et redoubler alors l’envie d’en découdre et de passer à la télé de milliers d’autres petits cons à capuche… Qu'importe, pourvu que M 6 soit la première à arriver sur les lieux !

Et puisqu’on y est, tiens, aussi, aujourd’hui, toujours la télé pourrie, le méga scoop à bien passer visible en permanence : que l’un des deux flics, « responsable », bien sur, de l’accident des deux jeunes crapules à moto, à Villiers-le-Bel, y a deux ou trois ans, l’un des deux flics va être mis en examen… Sonnez clairons, jouez trompettes…Et allez que je te remontre plein écran les émeutes de l’époque, des fois qu’on en aurait pas assez du bordel quotidien de Lyon ou Marseille… Et l’avocat des familles, autre sacrée pourrie corporation, d’y aller de sa victoire de la morale, du droit et, mais en voix off, la victoire de ses émoluments enfin assurés…

Et voilà… je vais encore gerber mon repas… et c’est le trou de la sécu qui va morfler… Beuark… !

Lou pas bien...

Montesquieu, peuchère !

Ils y croient, ces cons, à leur démocratie de merde, ou ils y croient pas ? Ils y croient à ce régime merveilleux issu des Lumières qui remplace l’obscurantisme à front bas, les ténèbres du Moyen-Age, le despotisme absolu et la discussion à bâtons violemment rompus sur la tronche du contradicteur par l’argumentation rationnelle, le dialogue pondéré et la controverse douce, paisible et limpide d’où jaillit forcément la vérité toute nue ?

Si oui, c’est quoi ces histoires d’ « écouter la rue », « entendre la base », « prêter l’oreille à la colère des quartiers » ?

Ils servent à quoi nos 500 connards de députés, et autant de sénateurs, à salaires mirobolants, retraites dorées, cabinets pléthoriques et voitures de fonction, qui font leur cinéma ou leur sieste sur le velours rouge sang de l’Assemblée nationale ?

Pourquoi ne pas transformer alors, illico, le Palais Bourbon en logements sociaux et le Palais du Luxembourg en parking de proximité ?

Si c’est la force brute des casseurs d’abribus, les oreilles cachées de Bernard Thibault ou la niaiseuse du Poitou battant le pavé en escarpin de chez Dior qui doivent faire la loi, pourquoi ne pas se débarrasser tout de suite et sans le moindre regret de ce parlementarisme où rien ne se décide qui n’ait déjà été décidé ailleurs… ?

Lou persane...