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vendredi, 02 février 2018

Maurras, encore...

Libé encore, Libé toujours, Libé-torchon, Libé-ragots, Libé-Joffrin, Libé-Mouchard et aujourd’hui une superbe cohorte d’historiens, sociologues, militants, littérateurs, sans oublier bien sûr un raton-laveur, pour s’indigner de la commémoration du cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Maurras.
Quelques perles dans cette prose laborieuse : « Maurras disait lui-même de sa pensée qu’elle était strictement indissociable de la haine des Juifs ». Va falloir qu’ils nous trouvent la citation exacte, les historiens à la noix, pour nous faire avaler la couleuvre. Chuis pas vraiment sûre que le mot « haine » soit celui retenu par Maurras qui écrivait dans sa magnifique « Prière de la fin » : « Ce vieux cœur de soldat n’a point connu la haine… ». Et quant à l’antisémitisme de Maurras (antisémitisme d’Etat qu’il faudrait prendre le temps d’expliquer, mais nos « historiens » sont pressés !), il n’est motivé par aucune haine, mais par une analyse sociologique dans laquelle Maurras inclut les Protestants, les Francs-Maçons et les Métèques, ce qui manifeste bien que tout caractère racial en est exclu.
D’autre part, si la question juive est au centre, au cœur et à la racine de la pensée politique de Maurras, va falloir peut-être que les gugusses signataires nous expliquent pourquoi, dans « Mes Idées politiques », ouvrage de plus de 300 pages, paru en 1937 et rassemblant l’essentiel de la pensée politique de Maurras, pourquoi donc il n’y a pas un seul chapitre consacré à l’antisémitisme, et pas un seul consacré à la notion de race… Bizarre, non, pour un obsédé de la pigmentation et du génotype ? Il va falloir aussi qu’ils nous fassent l’exégèse de ce paragraphe tiré de « Devant l’Allemagne éternelle » (1937) :

« Certes, il y a des races ! certes chacune a bien son âme et son génie, mais la race n’est point tout, il y a bien d’autres facteurs, et la constitution de la nature humaine, ses traits essentiels et ses grandes lignes, ne sont peut-être pas les plus négligeables de ces facteurs tant négligés. C’est une vraie merveille, en effet, de voir l’homme, à quelque type de nation qu’il appartienne, une fois qu’il est placé dans une certaine situation, réagir uniformément, quel que soit le temps, le lieu, la couleur de la peau, et réaliser avec constance à peu près le même type de constitution sociale… ».

Ah ! autre perle : les mêmes agités du bocal se posent une autre question : « Inscrirait-on Marcel déat, Jacques Doriot, Pierre Laval, Philippe Henriot, sur la liste des commémorations nationales ? »
Euh… est-ce qu’on peut leur dire à ces grands professeurs d’histoire et de littérature aux titres ronflants que les quatre noms cités ne jouent pas vraiment dans la même cour et que la grandeur de l’œuvre intellectuelle, littéraire et politique des Déat, Doriot, Laval et Henriot n’est peut-être pas tout à fait au niveau de celle d’un Maurras qui irrigua et influença toute l’élite intellectuelle de la fin du XIX° et du début du XX°…
Mais nos historiens-censeurs et cuistres à grands ciseaux n’en ont cure. Ce qui compte pour eux, c’est de réactiver les vieux réflexes anti-extrême-droite des années 80 et de formater bien profond la conscience d’un peuple qu’on n’appelle régulièrement aux urnes que pour qu’il y glisse le bulletin sans surprise qu’on lui a soigneusement concocté dans d'obscures officines…

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