vendredi, 16 décembre 2005
Papie Colonies...
Mais c’est pour ajouter aussitôt, pervers polymorphe : « Mais il n’y a pas de quoi se vanter : si les colonisateurs construisaient des routes et des écoles, c’est qu’ils en avaient besoin, non pour servir les colonisés. »
Et enfin, in cauda venenum : « globalement, la colonisation demeure une agression et une exploitation. »
On voudrait juste rappeler deux ou trois choses au Papie Memmi :
-1/ lorsque l’on prétend que ce sont les immigrés qui ont permis à la France des trente glorieuses de décoller économiquement en construisant ponts, routes, écoles, logements et en faisant tourner les usines, on se garde bien de dire que c’était pas non plus de leur part philanthropie ni patriotisme exotique mais le simple besoin de gagner leur croûte. Un partout, Albert.
-2/ on est toujours, qu’on le veuille ou non, le colonisé ou le colon de quelqu’un. Sauf erreur, mais j’ai pas le temps de relire toute l’histoire universelle, les Arabes ont eux aussi colonisé l’Algérie, soumettant les populations antérieurement installées qui elles-mêmes… etc… et ainsi de suite jusqu’aux Romains et même avant. Ca devrait relativiser les critiques... Deux à un, Papie.
-3/ juger de la colonisation en dehors de toute contextualisation culturalo-historico-géo-politique et prise en compte de l ‘époque où s’est faite et s’est développée la colonisation, c’est tout simplement pisser dans un violon. Trois à un, l’ancêtre.
-4/ affirmer que « globalement la colonisation demeure une agression et une exploitation » (ce qu’elle a été aussi, les hommes n’étant pas des anges) n’empêche nullement d’affirmer tout aussi globalement que la colonisation a été une exaltante oeuvre de développement économique, social et culturel, ce qu’elle fut aussi, les hommes n’étant pas des bêtes… Globalement, ça doit faire trois à un, Albert. Allez, balle au centre.
Lou footeuse.
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jeudi, 15 décembre 2005
De la logique communautaire en milieu intello...
Le Monde du mardi 6/12/2005, p. 25 (oui, je sais, je rame un peu en ce moment dans ma revue de presse… but I am overbooquée.). Ils sont au moins 20 gros calibres de la matière grise et des lucarnes dont miss Taubira l’ubiquitaire, l’inévitable Vidal-Naquet, l’obligatoire Wievorka et l’incontournable Stora… à disserter sur comment peut-on être anticolonialiste et donc pro-arabe sans pour autant virer illico antisémite impénitent…
Que les « descendants » et les « héritiers » des esclaves et des colonisés crachent sur la France, les sus-nommés intellos s’en contrefoutent royalement, au besoin ils pourraient même y aller de leur salive. Mais là où ça commence à criser grave, c’est lorsqu’on passe d’anticolonialisme à pro-palestinisme et de là à antisionisme voire antisémitisme dieudonnesque et que fleurissent alors les gros mots impardonnables : « lobby juif, complot juif… », lorsque certains zorribles et nauséabonds en viennent à soutenir que les juifs « auraient joué un rôle prédominant dans la traite négrière transatlantique » et que cette traite « leur aurait permis de fonder des banques »… Et aussitôt nos belles âmes anti-essentialistes d’essentialiser plein pot en affirmant dans le plus pur style incantatoire et définitif que les « études les plus sérieuses démontrent que les juifs n’ont joué globalement qu’un rôle marginal dans la traite ».
Que cette affirmation soit vraie ou fausse, on s’en tamponne complètement, mais que 24 intellos de haute volée se regroupent pour dire ça, pour dire et écrire « les juifs » comme si tout groupe était forcément compact et monolithique et comme si chaque membre du groupe devait porter inéluctablement et pour l’éternité la grâce ou la faute d’une communauté fantasmatiquement globalisée, , ça me paraît susceptible de nourrir les « démons de l’antisémitisme » autant et mieux que mille mahmoud ahmadinejad ne sauraient le faire…
Lou essoufflée...
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Rétroviseur.
« Black only… »
Lou craneuse.
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Gare au gorille...
Tonton Georges, un brin remanié, avec nous :
« Les imbéciles heureux qui sont noirs quelque part… »
Dédié aux crétins du CRAN.
Lou sétoise.
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L'agité du bocal.
Chacun, individu ou communauté, a son héritage et son fardeau parfois lourds à porter. Mais en faire une infinie plaidoirie, une plainte inépuisable, une inextinguible crise de larmes, un, c’est oublier de vivre, deux, ce qui est impardonnable, c’est emmerder le monde ! La mémoire, c’est comme le cul, de temps en temps ça se lave.
« Ce qui compte, c’est ce que je fais de ce qu’on a fait de moi… ».
Lou castorisée.
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mercredi, 14 décembre 2005
Quand les historiens se réveillent...
Mais ne faisons point trop la fine bouche, ils ont parlé, c’est mieux que rien. Dommage qu’il leur ait fallu attendre quinze ans pour monter au créneau et s’élever comme un seul homme contre des lois qui imposent une lecture univoque de l’histoire…
Certains, il est vrai, avaient grogné cinq minutes en 90 lors de la Loi Gayssot qui dogmatisait et tabouïsait la seconde guerre mondiale, les camps, la shoah… puis s’étaient couchés gentiment bien contents finalement que quelques méchants faurissons ne viennent plus chasser sur leurs terres. Mais là, face à l’horreur d’une colonisation « positive », ces grands courageux, vent debout, osent crier, dont acte, que l’Histoire « n’est pas la morale » et qu’elle ne « respecte aucun interdit ». Je voudrais pas les tourmenter, ces sympathiques vieillards, mais ça m’étonnerait pas que faurisson, notin, garaudy…etc… accourent vite signer des deux mains leur courageuse pétition.
Le progrès sera complet, me semble-t-il, et la liberté entière lorsque aux azéma, ferro, julliard, milza, nora, rémond, vernant, vidal-naquet et winock, qui encombrent nos ondes et nos journaux 24 heures sur 24 pour y déverser tous la même bouillie historique lisse et gentillette estampillée consensus, viendront s’ajouter, de temps en temps, quelque lugan, venner, dreyfus, amouroux, bernet, sévillia, prévost, ratier… Mais c’est pas demain la veille…
Lou hérodotisée…
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mardi, 13 décembre 2005
Black, black, black...
OK, mais en quoi sont-elles « noires » ces associations ? Est-ce leur âme qui est noire ? leurs desseins ? leurs membres ? (On peut donc fonder une association basée sur la couleur de peau ! Ohé les Licrophiles, where are you ? Tu dors Mouloud ?)…
Et dans ce cas, qu’est-ce donc qui valide l’appartenance à une « association noire » ? Le nez épaté, les cheveux crépus, le sexe géant, le taux de mélanine, le Q.I., le 100 m en moins de dix secondes … ? Les Ethiopiens sont-ils aussi « noirs » que les Mélanésiens, les Hutus que les Tutsis ? Dans les assemblées générales, la voix des métis compte-t-elle pour un demi, un quart, un tiers en fonction de la pigmentation ? Leopold Sedar Senghor avait-il l’âme assez noire ? La voix d’Aimé Césaire est-elle suffisamment charbonneuse ? Un blanc peut-il faire partie d’une association noire ? Un noir albinos est-il un untermenschen ? Le sombre et le foncé ont-ils quelque chance de se voir un jour cooptés ? Enfin, last but not least, pour avoir quelque chance de faire partie du CRAN’s Club, vaut-il mieux être un grand noir à chaussure blonde ou l’inverse ?
Lou hâlée.
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Harold Pinter... mon cul...
Le Monde, vendredi 9 décembre 2005. p. 21. De longs extraits du discours d’Harold Pinter lu le 7 décembre à Stockholm lors de la réception du prix Nobel de littérature. Deux tonnes de bouillie informe pour commencer où l’Harold se tartine de questions saugrenues sur la vérité, d’où il ressort que la vérité n’existe pas et, poor Aristoteles ! qu’une chose « peut être tout à la fois vraie et fausse ». Sauf, bien sûr, en politique, car sinon Mr Pinter ne pourrait pas cracher toute sa bonne conscience de soi-disant rebelle à la gueule de Dobolioubouch au nom de plein de choses qui, dans la suite de son discours, sont, ahora, vraies, revraies et encore vraies puisque c’est le génial dramaturge nobélisé qui vous le dit…
Bon, passons pour en venir à la substantificque moelle, tellement substantificque que Le Monde (toujours aussi à genoux devant ce qui se présente comme « artiste revolté ») le met en exergue : « La vie d’un écrivain est une activité infiniment vulnérable. »
Pauvre mignon ! On va pleurer peut-être sur le Peintre Harold promotionné par toutes les télés, subventionné sur toutes les scènes, adulé de tous les magasines et qui, nonobstant son cancer de je ne sais quoi, atteint gaillardement ses 75 ans porté aux nues par toute la corporation, et se voit couronné de la plus grande récompense mondiale bien sonnante et trébuchante, que l’H.P. va sans doute distribuer illico aux pauvres de sa paroisse.
De la vulnérabilité comme ça, mon cher Harold, on en redemande tous les jours. Tu sais ce qu’il te faudrait, ducon, pour savoir enfin ce que c’est la dureté de la vie et arrêter de nous faire chialer sur les ampoules que te donne le stylo ? Six mois avec un marteau piqueur dans les pognes et deux ans pieds nus dans les rizières. T’aurais même plus le temps de t’occuper de ton cancer !
Et vive le grand timonnier !
P.S. Dis, Harold, si tu « fracasses le miroir » un de ces jours en te rasant, n’oublie pas d’en garder un éclat… Ca fait du bien, des fois, de disparaître… No man’s land…
Lou sinisée.
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Discriminations... mon cul !
Je veux emmerder personne et j’ai pas 6000 ans d’études de philosophie derrière moi ni 14 associations antiracistes ni 12 think thank à ma botte, mais le bon sens étant la chose du monde la mieux partagée, voici mon bon sens à moi de ce matin 8 h 30.
1/ Si les discriminations sont l’effroyable abominable abomination que l’on dit partout, elles le sont aussi bien en négatif qu’en positif. Si j’ai pas le droit de dire que les Bretons sont têtus (je choisis le Breton, ça risque moins que l’ébène ou l’anthracite par les Dieudonnés qui courent…), je n’ai pas non plus celui de les prétendre pugnaces ou combatifs. Si je n’ai pas le droit de traiter les Noirs (aie !) de fainéants ou les Belges de demeurés, je ne dois pas non plus vanter la vélocité des premiers ou le flegme sympathique des seconds. Bref, je n’ai que le droit de fermer ma gueule.
2/ Si je ne dois pas discriminer par la couleur de peau ou la religion ou l’origine, je ne vois pas au nom de quoi j’aurais le droit de distinguer par le métier, la taille, la couleur de cheveux, le modèle de bagnole… etc…
Ainsi, traiter mon voisin de connard quatquatreux pourrait me coûter cher, digresser sur les blondes, me mener loin et évoquer les paysans attardés du bas-Berry m’échouer définitivement sur Charibde ou Scylla…
3/ Enfin, dans cette espèce de maelström droitdelhommesque antidiscriminatoire procédurier et surréaliste où nous voilà rendus, toute appartenance groupesque, toute combinaison de plus d’une personne, toute communauté fondée sur quoi que ce soit est forcément discriminatoire, et l’Association des Pêcheurs à la Mouche du Lot-et-Garonne ou les Joyeux Amis du Carnaval de Dunkerque ont autant de souci à se faire que le CRIF ou le CRAN qui n’hésitent pas à s’auto-discriminer sur des critères religieux ou chromatiques.
Désolée, messieurs dames, la discrimination c’est la vie. Le reste, c‘est le rêve fou d’un individualisme absolu qui n’existe nulle part puisque toute société commence au moins à deux…
Lou multiple…
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dimanche, 11 décembre 2005
Florilège valesque...
La lecture de philippe val est toujours un exercice roboratif dont on ne se lasse pas. Soit l’on a droit à toute la philosophie occidentale prédigérée sur deux colonnes aux fins de démontrer que l’eau bout à 100°, ce qui vous évite de longues et fastidieuses recherches, soit ce sont les prophéties de Nostradamus revisitées par une Cassandre dépressive et mélancolique qui ne déparerait pas dans les allées du Grand Palais.
Ainsi donc, en ce mercredi 7 décembre, Charlie c’est du pur Cassandre et l’unique objet de son ressentiment s’appelle sarko. Et sur 15 paragraphes voilà notre penseur préféré qui observe, décortique, analyse et s’effraie de l’irrésistible ascension d’Arturo Sarkozy.
Ca commence par une mauvaise nouvelle : « réaction de l’opinion aux émeutes de banlieue, Sarkozy : + 11% d’opinions favorables. ». Les sondeurs sont vraiment de sales cons.
Ca continue avec une analyse laborieuse des raisons qui font que l’extrême droite jusqu’à aujourd’hui n’a pas pu arriver au pouvoir, analyse d’où jaillit ce pur diamant d’un « surmoi démocratique » qui aurait empêché la droite de virer facho ! Eh ! Ducon, le surmoi démocratique c’est simplement l’immense trouille idéologique d’une droite de merde qui s’est laissée enfermer dans la mythologie résistantialiste par une crapule nommée De Gaulle qui s’était livré pieds et poings liés aux amis de maurice thorez ; le surmoi démocratique, c’est aussi la colonisation depuis quarante ans de tous les outils de propagande culturelle (théâtres, maisons de jeunes, éducation nationale, radios et télés publiques, médias, ) par une gauche gramscienne à qui l’infini complexe d’infériorité de la droite a ouvert, en ces domaines, un boulevard. Et les 11% de rab, ça doit s’appeler, I think, le retour du refoulé…
Ca se poursuit par un gigantesque mépris valien pour ce con de peuple dont il faudra bien un jour nous débarrasser, con de peuple qui n’arrive pas à trouver exaltantes la fiscalité galopante, l’immigration exponentielle, la délinquance flamboyante, l’évolution crapuleuse de mœurs, la disparition et l’abaissement de la famille et de la nation, la mondialisation culturalo-marchande… etc… Faut dire, à la décharge du peuple pas très futé, qu’il n’a pas la chance de gagner, lui, 5 bâtons par mois et de lire chaque jour l’Encyclopedia universalis…
Ca s’achève enfin par une phrase d’anthologie : « Il s’agit de sauver les gens d’un effondrement de l’Etat de droit, dont les enquêtes d’opinion laissent à penser qu’ils le voient arriver avec davantage de curiosité que d’hostilité. » C’est l’apothéose. Philippe Val en sauveur du monde, Robocop est arrivé, il vient même de découvrir « les gens »… il est né le divin enfant, le Messie promis s’appelait philippe, Superval est en route, aplanissez les chemins devant lui, rabotez les montagnes, sonnez hautbois, résonnez musettes, stille nacht, heilige nacht…
Philippe, si ton périple intergalactique te laisse cinq minutes, tu oublieras pas de méditer cette pensée de Ionesco : « Un sauveur hait l’humanité puisqu’il ne l’accepte pas. ». Y a des jours, tu m’effraies, ma grande.
Lou inquiète.
11:16 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 09 décembre 2005
Chirac, l'homme qui se couche plus vite que son ombre...
Et voilà, c'est fait : trois cons qui tapent du pied, deux pétitionnistes, quatre micros, cinq télés, il en faut pas plus à Père Courage pour s'aussitôt coucher comme une carpette et y aller d'une "mission pluraliste sur l'action du Parlement dans les domaines de l'histoire et de la mémoire" !
Même si cette loi (23 février, colonisation positive) était une immense connerie, la voir ainsi reniée par le grand con à lunettes, c'est à vomir.
Gouverner, jadis, c'était prévoir. Désormais c'est s'asseoir et ensuite se coucher.
Couché, Chichi, couché, au pied... brave chien...
Lou chienne.
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jeudi, 08 décembre 2005
Noire est la nuit...
Ainsi, auraient adhéré dans les dernières heures le Cercle des Gueules noires des terrils du Nord, la Confrérie du Boudin Noir, l’association culturelle « Les âmes noires », le Centre monochromial « Black is black », l’association « Les amis de la mélanine », la Ligue de protection des corbeilles et des corbeaux, les Amis de Louis Guilloux, le Conservatoire de l’anthracite de Gardanne, les Joyeux mainteneurs de la Soutane, le Club des Mélancoliques réunis, la Confrérie des Broyeurs de Noir (dont la candidature a été mise en moratoire), le fan-club Thierry Ardisson, les Sectateurs de l’Ebène, l’association culturelle « Les Yeux de Jais », les Pigmenteurs associés, les Mainteneurs des Vierges noires, le Conservatoire méditerranéen de la Seiche, les Fiers soutiers du travail clandestin, les Amis de la « Série noire », les « Noirs carbo du samedi soir », l’Association de protection de la Mer Noire et, au moment même où nous écrivons, les Amis de Philippe Noiret et l’association de promotion de l’œuvre de Pierre Soulages.
Par ailleurs, l’adhésion de Mouloud Aounit aurait été refusée au motif d’une « pigmentation insuffisante ». Le Président du MRAp envisagerait de porter plainte pour discrimination épidermique…
Lou noircie.
08:23 | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 07 décembre 2005
Fink the best
Dimanche 4, Finkielkraut sur RCJ (info Novopress) :
“… Mais cette gauche sera contente, parce qu’elle est contente d’avoir des racistes à se mettre sous la dent. Voilà pourquoi d’ailleurs elle aligne Sarkozy sur Le Pen. Elle veut vivre un 21 avril perpétuel. Ce qu’elle veut, ce n’est pas l’intégration, ce n’est pas un meilleur vivre ensemble. Ce qu’elle veut, c’est la joie de haïr, la bonne conscience de la supériorité morale sur tous ces salauds des Dupont-Lajoie. Le désir des bo-bos, c’est de se trouver beau, le désir des militants associatifs, c’est d’avoir du pognon pour leurs associations…”
Les jours de Finkie sont comptés... Soutenons-le mordicus.
Lou groupies...
18:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
Pleureuses d'hiver...
Premiers frimas, moins 3, moins 4, moins 10, et sur les écrans les tristes gueules tristes des présentateurs du Journal Télévisé nous annonçant les restos du cœur ici, l’armée du salut là, les soupes populaires, les foyers submergés, les sdf morts dans leurs cartons… etc… etc… Le tout, bien sûr, avec tronche de circonstance, larme à l’œil, voix grave et compassion en écharpe.
Une suggestion au CSA : obliger toutes les chaînes, au moment où passent ces sujets, à faire défiler en haut de l’écran un bandeau indiquant le salaire mensuel du présentateur apitoyé ou de la présentatrice éplorée…
La compassion ne serait peut-être plus tout à fait ce qu'elle est...
Lou hibernée…
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mardi, 06 décembre 2005
United colors of FR 3...
Il a été question, il y a peu, dans la foulée des banlieues en flammes et du tsunami de bonne conscience gouvernementale visant à ne plus stigmatiser l’immigré, de transformer nos affreux écrans pâles en des écrans plus colorés, plus métissés, bref des lucarnes qui rendent enfin compte de la réalité multi-raciale française (de ces races, d’ailleurs, dont on nous affirmait quelques mois auparavant, à grand renfort d’alberts jaquards pleurnicheurs et autres caciques chroniqueurs ubiquitaires, qu’elles n’existaient pas…).
Et hier soir, justement, lundi 5/12 à 19 h 30, en ouverture du Soir 3 sur les Restos du Cœur, leurs 20 bougies, leur immortel coluche et l’exponentiel service de repas aux démunis, clap images et que voit-on sur l ‘écran pâle de nos nuits blanches : que des blancs, des faces de craie, de bons franchouillards bien blêmes, du « de souche » blafard, comme si les ¾ de la clientèle des Restos du Cœur n’était pas constitués de « coloured men »… !Oui… bon … euh… écrans polychromes certes… minorités visibles naturellement… mais enfin… bon… seulement quand ça va dans le sens du consensus… Audrey Pulvar par exemple, tout sourire, fringuée comme une princesse et tout droit sortie du caisson à UV, ça c’est bon pour les minorités visibles… Des sdf ou simples nécessiteux un peu trop basanés et venant à la gamelle, ça serait trop craignos en ces temps de repli französen sécuritaire et sarkozien…
Ordre a dû être donné, et les courageux consciencieux journaleux de s’exécuter illico dans la plus belle des servitudes possibles… Beuark ! C’est pas ça qui va me réconcilier avec la corporation…
Lou décolorée…
09:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 04 décembre 2005
Léon XIII, les banlieues, la mondialisation...
"Le dernier siècle a détruit, sans rien leur substituer, les corporations anciennes qui étaient pour les classes inférieures une protection ; tout principe et tout sentiment religieux ont disparu des lois et des institutions publiques, et ainsi, peu à peu, les travailleurs isolés et sans défense se sont vus avec le temps livrés à la merci de maîtres inhumains et à la cupidité d'une concurrence éfrénée... A tout cela il faut ajouter la concentration, entre les mains de quelques-uns, de l'industrie et du commerce, devenus le partage d'un petit nombre de riches et d'opulents, qui imposent ainsi un joug presque servile à l'infinie multitude des prolétaires..."
Léon XIII, Encyclique "Rerum novarum", 15 mai 1891.
Lou rerumnovarisée...
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Léon XIII...
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samedi, 03 décembre 2005
Magique comme un profond sommeil...
Assez jouissif, et même très jouissif l’édito de Val sur la laïcité, dans Charlie du 30/11.
Pour une fois, le beau philippe oublie de se prendre pour sloterdjik et deleuze réunis et, hormis quelques allusions à platon, un détour par épicure, un salut à averroès, un hommage à saint Louis (merci, Philippe), une incise sur picasso et vélasquez et un bredouillis hugolâtre et villonesque, on peut dire qu’il fait presque dans la sobriété.
Salutaire sobriété qui lui permet de découvrir que le commentaire du texte (sacré ou non) est « l’expression même de notre liberté ». Ce que l’on savait déjà depuis un certain temps mais qui ne peut que réjouir les armées de talmudistes juifs intégristes qui arrêtent pas d’exégéser la Torah depuis des siècles ou les Pères de l’Eglise les plus orthodoxes qui n’ont pas cessé de commenter la Bible et les Ecritures en long en large et en travers … La laïcité serait alors déjà présente au cœur même de la religion… C’est à n’y plus rien comprendre et je vois d’ici briand, ferry et gambetta en train de s’arracher la moustache…
Suit une affirmation grandiose, de celles qui haussent philippe val au-dessus de l’humanité ordinaire : « La littérature appartient à celui qui la lit, tandis que le texte sacré possède celui qui le récite. » Et pourtant, moi, Lou, quand je lis du Céline vautrée sur mon plumard, il m’arrive d’être complètement possédée par le rythme, les sons, le ton, le sens de la phrase célinienne, et je voudrais pas t’emmerder, Philippe, mais n’est-ce point tonton Marcel qui écrit au début de la Recherche : « L’intérêt de la lecture, magique comme un profond sommeil, avait donné le change à mes oreilles hallucinées et effacé la cloche d’or sur la surface du silence… » ? Par ailleurs, les versets souvent laborieux de la Bible me pousseraient plutôt vers la critique ou l’exégèse… Dois-je consulter, Philippe ?
Mais poursuivons pour arriver enfin au cœur de la matière en fusion : « La laïcité se crée par un effort intellectuel constant qui met à distance tout ce qui exerce un pouvoir sans expliquer pourquoi, afin d’en évaluer les avantages et les inconvénients. » Je crains fort que nos démocraties, et nos démocrates, soient bien loin de cette saine laïcité que val appelle de ses vœux. Quoi de plus étranger à cette « mise à distance », lorsqu’il s’agit de la démocratie elle-même qui est le seul véritable impensé de la modernité et le seul véritable sacré de nos sociétés ? Il suffit pour s’en persuader de voir comment ce mot revient des centaines de fois, dans tous les discours, mêlé à toutes les sauces et à toutes les causes, de voir comment il joue ce rôle magique de sésame qui dissout toutes les oppositions, élimine toutes les contradictions, crée une unanimité purement superficielle mais bien commode pour que continue à s’exercer le pouvoir de domination idéologique qui maintient le statu quo médiatico-politique.
Il y a beau temps que la démocratie, pas plus le mot que la chose, n’est plus analysée, décortiquée, pesée, soupesée, étudiée et qu’elle est un simple gris-gris permettant de franchir sans encombres les chicanes qui mènent au pouvoir, le mot de passe qui donne accès au saint des saints…
Et lorsque le beau Philippe, poursuivant sur sa lancée, évoque, comme autant de « choses dangereuses qu’on laisse prospérer sans y penser », l’appartenance ethnique, religieuse, sexuelle… il oublie l’essentiel : l’appartenance idéologique, ce gros « bon sens » démocratique qui n’est rien autre qu’avachissement de la pensée, flemme intellectuelle, préjugé hypnotique, conservatisme tactique et vanité politicienne…
S’il y a un combat à mener, en ce centenaire de la loi sur la laïcité, c’est celui de la séparation de la Démocratie et de l’Etat.
Allez, Philippe, j’t’emmène faire un tour du côté de tonton Maurras… OK ?
Lou naïve…
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vendredi, 02 décembre 2005
Chirac, le néon, le néant...
Dernières nouvelles du Néant : le grand con à lunettes vient encore de prendre des risques insensés. Dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le sida, Jacques Chirac, montant au créneau et faisant preuve comme toujours d’un courage sans bornes, a proposé que soient installés dans tous les lycées de France des distributeurs de préservatifs à 20 cts.
Certaines indiscrétions nous laissent croire que les prochaines campagnes nationales qui mobiliseront l’énergie de notre Grand Timonier seront les suivantes :-obligation du port de la ceinture de sécurité pour les deux roues.
-obligation du préservatif pour les hermaphrodites.
-obligation de la cigarette en chocolat pour les grands fumeurs.
-obligation du baudrier pour le Président de l’Assemblée Nationale lorsqu’il est au perchoir.
D’autres indiscrétions laissent croire que cette histoire de préservatifs à 20 cts serait en fait le dernier coup tordu de Tatie Bernadette pour se faire un max de pièces jaunes… Affaire à suivre.
Lou, sur le cul…
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Bobo 's blues...
Bonne nuit les petits…
(in Wikipédia : "VIII° : l'un des arrondissements où réside la haute bourgeoisie... l'un des lieux du pouvoir..." - "XIII° : arrondissement peu touristique, ancien quartier ouvrier... surtout connu pour son quartier asiatique...")
Lou délocalisée…
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jeudi, 01 décembre 2005
Bête et méchant...
« Bête et méchant », c’est le titre d’un édito de Gérard Dupuy dans Libé du 30/11, édito sur la loi du 23 février concernant le rôle positif de la colonisation. Que cette loi débile soit du même tonneau que la loi Fabius-Gayssot, on en convient aisément.
Mais lorsque le dupuy de service écrit : « La colonisation française, ni plus ni moins que les autres, a été un mélange d’agressivité militaire, d’expansionnisme économique brutal, de prosélytisme religieux, d’aventurisme crapuleux et de normalisation juridique. », là on a vraiment envie de lui rentrer dans le lard. S’élever contre l’obligation d’un enseignement positif de la colonisation pour n’en donner aussitôt, dans son torchon, que la vision négative la plus caricaturale, c’est bête, méchant, con, débile… bref, c’est Libé dans sa plus grande splendeur, Libé dont on regrette le trop court sommeil reposant des quatre récents jours de grève…Lou dupuisée…
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mercredi, 30 novembre 2005
Lou Finkielkraut...
Interview de Finkielkraut dans Le Monde du 26/11 où il précise ses positions suite à l’interprétation qu’avait donné Le Monde de son interview à Haaretz.
Certaines de ses parades semblent un peu faiblardes et il a dû se lâcher dans Haaretz davantage que ce qu’il prétend… Mais il est si difficile de résister à la meute médiatique, il faut bien en rabattre un peu et dénoncer le « frontiste excité nostalgique de l’épopée coloniale » comme s’il n’était pas un peu moi et un peu lui… afin d’échapper aux coups les plus rudes et d’obtenir l’adoubement des chiens de garde du consensus.Bref, ça n’enlève rien au courage et à la lucidité de Fink et, promis juré, Lou continuera d’écouter « Répliques » chaque samedi matin jusqu’à ce que les demorand ou les bourmeau finissent par avoir sa peau. ( Chapeau à Alexandre Adler qui a été le seul à affirmer clairement lundi matin sur France-cul qu’il mettrait plus les pieds ni à France-cul ni aux « Matins » de demorand si fink s’en faisait éjecter.)
Pour en revenir à l’interview du Monde, Fink en voudra-t-il à sa chère Lou si elle se permet de répondre à sa place à quelques-unes des questions du duo Cypel et Kauffman ?
1/ « La cl é des émeutes dans les cités est, à vos yeux, qu’elles ont été le fait non pas de « jeunes » indéterminés mais de Noirs et d’Arabes musulmans ? »
Réponse : Il faut être Le Monde et avoir en permanence devant les yeux les lunettes du politiquement correct pour vouloir faire croire qu’il n’y avait que des « jeunes », et en plus « français ». Bien sûr, si l’on s’en tient uniquement à la carte d’identité, ils sont jeunes et français presque tous. Si l’on remonte un brin dans la généalogie (et Le Monde se prive pas de le faire lorsqu’il fait le portrait sur cinq colonnes de « bons » immigrés, les artistes, les stylistes, les intellos, les architectes, les sportifs…), on découvre aussitôt qu’ils sont presque tous originaires d’Afrique noire ou d’Afrique du nord. Et donc la moindre parcelle de sociologie élémentaire devrait faire bannir le terme générique « jeunes » comme non opérationnel et sémantiquement nul. Mais il est vrai que nous ne sommes pas dans la sociologie ni dans le réel mais dans l’idéologie et la bonne conscience.2/ « Les policiers, les éducateurs n’ont pas constaté de revendication religieuse. De même on trouve des Français « de souche » parmi les jeunes condamnés. D’où tenez-vous qu’il s’agit d’une révolte « ethno-religieuse » ?
Réponse : Qu’il y ait des français « de souche » parmi les émeutiers ne peut surprendre que les bobos qui vivent loin des banlieues. Les Français pauvres, ça existe, les Français sdf aussi… Dans une société déstructurée où toutes les valeurs et les repères sont perdus, il serait pour le moins surprenant que des Français « de souche » ne fassent pas partie, eux aussi, du phénomène « racaille, violence et compagnie ». Si le politiquement correct n’existait pas, on pourrait avoir des statistiques sur « de souche » ou pas et les sociologues, au lieu de brasser du vent et de servir la soupe à leurs commanditaires, pourraient faire leur travail au profit de politiques qui ne seraient pas des politiciens soucieux de leur réelection mais des responsables soucieux du bien commun. Mais la République préfère les grands principes quitte à les étayer sur des mensonges.
D’autre part, la révolte n’est pas « ethno-religieuse », elle est « ethno-communautaro-tribalo-médiatique ». Elle s’appuie sur de l’ethnique, sur-valorisé, comme dit Fink et comme disait Maurras, par un pays « qui ne s’aime pas ». Elle s’appuie sur du communautaro-tribalisme lorsqu’il s’agit d’une surenchère délinquante entre cités. Elle s’appuie enfin sur du médiatique lorsqu’ elle trouve en face d’elle des médias suffisamment cons et scoopistophiles pour exhiber sans aucune retenue toutes les images disponibles.
Elle s’appuie surtout sur une absence de valeurs et de repères, absence due au fait que l’immigration, dans un pays incapable de l’accueillir décemment, ne crée que des déclassés, des marginaux, des malheureux et, au bout de la misère, des barbares. « Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes, disait jadis le vieux barbu, ils ont un monde à gagner. ». Le problème avec ces nouveaux prolétaires du no future, c’est qu’ils n’ont même pas un monde à gagner et donc qu’ils ont et que nous avons tout à perdre.
3/ « Si, comme vous le pensez, « le modèle républicain s’est effondré dans ces émeutes…etc… »
Réponse : Le modèle républicain, on s’en fout. Et d’abord quel modèle républicain ? Où est-elle exemplaire la République, sinon dans les discours et les slogans ? Elle a été et est, tour à tour et à la fois, répressive, magouilleuse, récessive, concussionnaire, menteuse, impérialiste, lâche, va-t’en-guerre, laxiste… bref, tout et le contraire de tout. Ce qui compte, c’est pas la République, mais la France. Et ce qui compte aussi, c’est d’abandonner enfin un régime qui ne sait régler les problèmes, quels qu’ils soient, qu’en fonction de perspectives électorales, c’est à dire en dehors de tout véritable souci du bien commun. En France, ce régime qui aurait le souci du bien commun a un nom : la monarchie. Mais faut pas compter sur les 550 politiciens à la gamelle du Palais-Bourbon pour s’auto-liquider dans une nuit du 4 août mémorable… On pourrait les y aider…
Propos recueillis par Lou dédoublée.
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Colombanismes et dicos d'or...
Colombanismes et dicos d’or…
Comment des mecs qui ont fait mille ans d’études supérieures, qui sortent des meilleures familles de la capitale, qui ont eu à leur disposition tout ce que la bourgeoisie friquée et intello fait de mieux, qui ont écrit des milliers d’articles, des dizaines de bouquins, qui dirigent the journal de référence, comment, dis-je, des colombàni peuvent-ils être aussi nuls ?
Le Monde du 28/11/2005 : JMC soi-même éditorialise, sous forme de dictionnaire, la crise des banlieues :
« D comme discrimination :…nous sommes face à la réalité des résistances que nous opposons à notre propre diversité… ». Ouf ! Doliprane, s’il vous plaît. Nous sommes surtout, JMC, face à la réalité d’une politique de merde en matière d’immigration que tu encourages depuis trente ans dans ton torchon.
« I comme intégration… » On aurait pu attendre « I comme immigration ». Eh bien non ! C’est pas l’immigration qui fait problème pour bobo-colombàni, c’est l’intégration. En deux mots : on est incapable d’intégrer, mais il faut continuer à laisser immigrer. Solution : « Cette immigration, il faudra la canaliser, la réguler, la maîtriser. » Ah ! que voilà de la belle politique : « Il faudra… ». Et deux articles plus loin, colombàni d’écrire : « On connaissait le «y a qu’à » ! Mais tu connais que ça, ducon ! Les journalistes sont les Mr Propre de la politique et du social : ils n’ont jamais eu en main aucune responsabilité et leur boulot consiste à faire la leçon au monde entier à coups de Yaka et de Il faudra.
« N comme neuf : la France est d’abord le paradis des faux-fuyants sémantiques… » Alors là, bravo ! Trente ans que Le Monde écrit « jeunes » pour éviter de dire « immigrés » et mr le directeur vient nous parler de sémantique ! Colombo, t’es vraiment au sommet.
« V comme vocabulaire… » Et colombine de revenir, natürlich, sur « racaille », oubliant dans sa grande passion pour une information complète et « de référence » de citer sarko soi-même dans l’Express du 17/11 : « Quand je dis « racaille », je ne parle pas des jeunes ni des habitants des banlieues… Je désigne ceux qui ont tué d’un coup de poing un homme âgé, qui ont battu à mort un autre en train de prendre des photos dans la rue… »
Et enfin, cerise sur le gâteau, M comme mensonge, mais c’est pas dans le dico à coco : « Il s’agit de jeunes français ordinaires… » Alors là, duco, ducon, ducolombàni, faudra que t’explique à ta Louve préférée comment est-ce qu’il se fait que depuis un mois ton torchon arrête pas de passer des reportages sur les 2°, 3°, 4° et 5° générations s’il s’agit que de « français ordinaires »…
« Difficulté à nommer les évènements » écrit pour conclure le sémantico-linguiste « de référence ». On te rassure ma jolie, y a pas vraiment de grosses difficultés à nommer con un colombani.
Lou mondialisée.
17:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
Banlieues XII...
Lois sur le regroupement familial, sur les mariages mixtes, sur le droit d’asile, sur les étudiants étrangers…etc …etc… L’immigration posait donc un problème. Et en plus il y avait des solutions.
Et dire qu’il a fallu que crament 8000 bagnoles, 20 écoles, 200 bus, 10 gymnases, 2 églises, 1 mosquée et un raton-laveur pour que la droite la plus bête du monde commence à un peu moins trembler de peur devant la gauche la plus débile du monde… !
Mais, qu’on se rassure : ça va pas durer ! Retour aux chocottes dans moins d’un mois.
Lou même pas abusée…
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mardi, 29 novembre 2005
Télérama's rap...
Et cette crapule boboïde de Jézé qui n’est antiraciste que lorsque le racisme touche black, beurs, feujs mais surtout pas lorsqu’il touche la France, les flics, l’armée, les curés…, se positionne bien sûr contre ce qu’il appelle la « réponse judiciaire » qui serait en plus une abominable censure de ce « mode d’expression » spécifique des banlieues où les « dérapages ne sont ni nouveaux ni rares », ce qui sans doute leur vaut l’absolution jézégabelienne et la mansuétude téléramesque.
Je dédie donc au beau Marco ce rap qui est momentanément mon mode d’expression à moi et qui ne fait que s’inspirer de l’art brut mais ô combien respectable des sympathiques rappeurs pour lesquels Jézé éprouve tant d’humanitaire et touchante compassion.
Jézé aura le feu car il sème la haine,
Jézé j’te baise et je te hais,
On te pète le fion, on déteste ton pognon,
T’es une garce et on te nique
Lâchons les pits, cassons les vitres,
En face c’est télérama,
C’est des bobos de cinéma,
Les journalistes sont lynchés, ça soulage, ça soulage,
On redémarr’ la guillotine, on a la rage, on a la rage,
Jézé est une garce, faut l’baiser jusqu’à l’épuiser,
Comme un’ salope faut le traiter,
Je pisse sur jézé et sur télérama
Fils de pute je te bute
Tu vas pas m’ériger en martyr des cités
Tu vas pas me censurer je suis défavorisée,
Si tu peux, cherche à me dissuader
Mais tes efforts de récuseur me font marrer
Me font marrer…
Lou qui a bien du mal, malgré tout, à rapper ainsi…
18:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 27 novembre 2005
Finkielkraut...
Allez, saluons Finkielkraut, le seul homme de média supportable dans le Paf. Mais ça m’étonnerait qu’il reste encore longtemps à France-culture, ça va bientôt sentir le limogeage…Les grands démocrates style demorand, duhamel, voinchet, lebrun… doivent préparer les nouvelles photos de famille avec les vieilles gommes du kgb…
Soutenons Fink, écoutons chaque samedi matin à 9 h 07 son émission : « Répliques ». En général on en sort moins con. Tiens, celle de ce samedi (hier) sur Louis XVI : le vieux vovelle-robespierre a dû s’étrangler…
Soutenons Finkielkraut pour ses déclarations, même modifiées après coup, à « Haaretz ».
Juste une chose, Fink, lorsque tu dis : »Il y a en France des gens qui haïssent la République. », tu participes encore de la langue de bois. La République, ils (les casseurs, les brûleurs…) s’en foutent royalement, si je puis dire, et nous nous en foutons itou.
C’est pas la République qui importe, cette abstraction qui ne s’incarne que dans les partis, les politiques, les intérêts électoraux, le clientélisme, les trafics, les magouilles, les promesses, les mensonges… C’est pas la République qui importe, c’est la France. Et il existe une vie collective possible hors de la République, tout simplement dans la nation.
Les nations, disait Maurras, sont des amitiés.
Lou finkielkrautisée…
17:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 26 novembre 2005
Qui veut noyer son chien...
Jean Daniel, le vieux beau de la gauche caviar, le sage ami de toutes les excellences, l'encensé de tous les renvois d'ascenseur, bref Mr Nouvel Obs soi-même nous dit ceci dans son canard (Nouvel Obs du 17 au 23 novembre, p. 45):
"J'ai toujours écrit que le crime de Le Pen était de nous avoir privés d'une pensée de l'immigration en injectant dans ses commentaires le poison du racisme, de la xénophobie et de la haine."
Ainsi, à en croire Jean Daniel, si la gauche toute entière, ses intellos, ses penseurs, ses militants, ses chroniqueurs, ses moralistes, ses donneurs de leçons... a été incapable d'évaluer avec clarté, sérénité, lucidité et sang-froid les problèmes que pouvait représenter l'immigration, c'est la faute à Le Pen.
Plutôt que de se remettre en cause et d'avouer enfin que c'est l'idéologie humanitariste et la compétition droitdelhommesque qui les a conduits à nier l'évidence, refuser la réalité et donc préparer en toute bonne conscience les éruptions banlieusardes de ces dernières semaines, nos belles âmes généreuses préfèrent crier haro sur le baudet et noyer un peu plus le chien Le Pen en l'accusant de toutes les rages possibles et imaginables...
Dans son prochain édito, Jean Daniel va sans doute annoncer que Le Pen est responsable du bordel actuel au PS, de la grippe aviaire et de la chute annoncée de la Maison July...
Le Pen superstar, une production Jean Daniel and co..., chaque semaine dans l'Obs !
Lou renversée.
20:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
Charlie-Hebdo, quand on aime on ne compte pas...
Toujours Val, toujours l’édito (23/11/05)…
Et mr le penseur qui fait semblant de s’étonner qu’Hélène Carrère d’Encausse et les garçons se plaigne qu’on ne puisse pas parler librement en France de la seconde guerre mondiale. Et val, faux naïf, de demander : « Qu’est-ce qu’on ne peut pas dire en France, à propos de la période 1939-1945 ? »
Et le voilà qui se loue illico de l’immense liberté qui consiste par exemple à pouvoir s’interroger librement et sans aucune contrainte sur la couleur des robes de lucie aubrac ou la forme des lunettes d’henri frenay, voire sur le prix des pompes à jean moulin…
Et soudain, se rappelant in petto de la loi fabius-gayssot, le voici, lui, l’intellectuel de haute volée pour qui tout, absolument tout, doit passer par le filtre et le tamis de la raison raisonnante estampillée « Lumières 89 », lui l’altissime penseur pour qui tout dogme est fait pour être contesté, fissuré, démonté, explosé, lui le rationaliste fou pourfendeur de tous les préjugés et des oukases obscurantistes, le voilà tout à coup en train de sucer alternativement fabius et gayssot, leurs pompes, leurs œuvres, et de se réjouir auguste et solitaire de ce que l’Histoire, dans ce pays, soit faite à coups de tribunaux et de cours pénales…
Philippe, t’es rien qu’une merde pour te renier à ce point. Et quant au révisionnisme, si l’Histoire n’est pas, sans cesse, qu’une immense entreprise de révision, elle n’est alors qu’imposture et fausse science au service du pouvoir…
Lou révisée.
18:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 25 novembre 2005
Charlie-Hebdo for ever...
Philippe Val, on le sait, ne peut pas écrire cinq lignes sans étaler sa grande culture humaniste et montrer qu’il possède à la fois internet et l’encyclopedia universalis. Tantôt c’est schopenhauer, d’autres fois, tonton kant, ici c’est bourdieu, là deleuze, demain boulez, avant-hier platon…bref, aujourd’hui, comme il est tombé par hasard sur son vieux Lagarde et Michard, c’est Molière dans le Malade imaginaire.
Et le val alors de se la jouer gros malin en prétendant qu’Hélène Carrère d’Encausse évoquant la polygamie comme une des causes du mal des banlieues c’est Toinette soignant Argan et répétant en boucle : le poumon, le poumon…
Ohé, ducon, Toinette c’est pas Hélène ou les garçons, c’est toi, oui, toi Philippe Val, toi-même, l’ex-copain comme cochon d’un certain Font qui fut je crois pédophile au temps de votre jeunesse folle… Mais c’est de l’histoire ancienne… Toi, disais-je, qui devant la crise des banlieues ne sait dire rien autre, en guise de poumon, que : l’exclusion, l’exclusion, l’exclusion…, sans être capable une seule petite fois d’envisager d’autres causes (immigration, perte des valeurs, assistanat, pompe aspirante, électoralisme …) qui t’obligeraient, petit bourgeois bohême que tu es sous tes airs d’intello à lunettes, à remettre en cause l’eau tiède consensuelle et démocratique qui te sert de pensée depuis des lustres…
Lou dévalisée.
19:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
La chair est triste, hélas...
Imaginons le même titre avec Israël ou Zaïre à la place de France, Mouloud Aounit et les pleureuses du Mrap seraient déjà en toge dans les tribunaux… Mais au-delà de ces petits et gros cons de l’antiracisme sélectif et rentable, ce qui est encore plus jubilatoire, c’est de voir les grands impérissables démocrates de Charlie-Hebdo, leur dirlo à 5 bâtons par mois, Philippe Val, en tête, s’écrier comme un seul homme qu’il faut dissoudre le peuple vu que le peuple ne pense pas comme eux.
Pour ces connards, le peuple est noble et digne et généreux et exemplaire lorsqu’il défile dans les rues en brandissant la dernière couverture de leur torchon et en hurlant leurs slogans de merde. Il est à chier lorsqu’il devient soudain sécuritaire et qu'il parle de racaille comme sarkozy !
Lou assagie.
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