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mercredi, 23 novembre 2005

Banlieues XI...

 

Z’avez remarqué : la quasi totalité des photos de l’insurrection des banlieues est prise du côté des flics.

 

Courageux les journalistes pro-jeunes, mais pas téméraires… !

 

Ce qui est magistralement confirmé (bravo l’honnêteté, une fois n’est pas coutume, ou alors c’est involontaire) par le reportage de Nicolas Delesalle (Télérama du 16 novembre, p. 12) : « La direction de la rédaction a mis en garde ses journalistes. Ils doivent… limiter au maximum les déplacements loin des forces de l’ordre… »

 

C’est beau les anti-flics, les « non à la répression », les « crs-ss », les « merde au tout sécuritaire » quand ça vient chialer dans les gilets pare-balles…

 

 Lou apitoyée.

 

Télérama... beuark !

Télérama... toujours la même merde. Jézégabel, mr le Dirlo… tu touches combien au fait chaque mois ? Tu nous la fais voir quand ta fiche de paye ? Tu l’affiches quand à la Courneuve, à Vaux, à Aulnay, pour qu’ils sachent, les casseurs, ce que ça vaut les paroles de compassion des bobos friqués qui pleurent sur eux…
Elles crament quand les bagnoles dont tu fais la pub dans ton canard tout en pleurant sur les pauvres des banlieues, le coupé 407 peugeot des pages 4 et 5, la bmw de la page 12, la jaguar de la page 17, le land rover de la page 21, la volvo de la page 27, la mégane, la fox…
Ca t’arrache pas la gueule de parler dans ton édito (23/11/2005, p. 7) des habitants qui vivent une « insécurité civile et sociale » quand tu es le fleuron du marché et de la pub, ça te fait pas gerber de cracher sur sarko, de parler de stratégie électorale, de faire ta chochotte avec « racaille » et « kärcher », de dévoiler ses dessous à lui alors que les tiens, ma grande, sont pleins de merde…
"La frénésie Sarkozy, écris-tu, repose littéralement sur un contresens."
La poésie Jézégabel repose sur ses annonceurs. Pas mieux.  Beuark !
Lou soulevée.

SNCF, RTM...

RTM, SNCF, et sans cesse, devant les caméras complaisantes , derrière les micros mielleux, sans cesse les mêmes canailles syndicalistes à nous postillonner leur cégétisme récurrent, envahissant, totalitaire, comme aux plus beaux jours de feues les courroies de transmission.
Deux minutes d’analyse médiatique, je me sens l’humeur sérieuse : pourquoi, dès qu’il y a conflit de ce genre, c’est-à-dire un conflit touchant le service public, pourquoi toujours les mêmes gueules de braillards syndicaux vociférants et si peu les usagers et si peu la direction ?

 

Réponse :

 

1/ parce que les médias sont de toute façon à leurs genoux : ça c’est pour l’idéologie.

 

2/ parce que c’est plus médiatique une « tronche » avec l’accent, le parler cru, peuple, nature qu’un Gandois guindé dans sa cravate et son costard trois pièces. Ca c’est pour le médiologique.

 

3/ parce que le Gandois guindé est, structurellement, institutionnellement, tenu à plus de réserve que le cégétiste de base : ça c’est pour l’institutionnel.

 

4/ parce que (et on revient à l’idéologie) les médias ont et se font l’obligation de ne laisser passer le parler vrai de l’usager que lorsqu’il va dans le sens gaucho-consensuel. Le reste doit être censuré. On aura du mal à me faire croire que sur les milliers de mecs et de nanas qui s’emmerdent depuis huit jours (sncf) ou deux mois (rtm) à perdre leur temps dans des déplacements compliqués dans Marseille, y en a pas cent, mille, dix mille qui ont hurlé dans les micros que la CGT commençait vraiment à nous les briser menues, que c’était que des fainéants, des planqués, des braillards, des crasseux, des fouteurs de merde…etc… (crasseux, moi en fait je m’en fous !)… Et jamais, jamais ceci n’a passé la barrière des étranges lucarnes ou des hauts-parleurs.

 

La solution ? –La première, la plus radicale et définitive, la meilleure : casser la télé, scier les antennes, brouiller les décodeurs et vivre sans… Le pied ! –La seconde : exploser les caméras, broyer les micros, mais paraît que c’est interdit par le code civil… Dommage, ça serait aussi le pied.-La troisième : si quelqu’un pouvait me la donner…

 

Lou rêveuse…

 

lundi, 21 novembre 2005

Démocrassie...

Petite marche arrière sur un titre récent du Monde qui m'avait échappé : Vendredi 4 novembre, cinq colonnes à la une :"Les banlieues continuent à flamber, Villepin et Sarkozy s'affrontent."

 

Tout est là. Pas besoin de mille analyses par des politologues patentés. Il suffit de l'accouplement dans le même titre de la gravité d'une situation de crise grave et de la rivalité politicienne de deux membres de l'appareil pour comprendre illico ce qu'est la démocratie : cette absence véritable de souci politque, cette absence de véritable souci du bien commun au profit de minables intérêts carriéristes et partisans de politiciens toujours en train de lorgner sur la ligne bleu horizon de la prochaine élection.

Des rats dans un égoût... c'est Clémenceau qui avait raison, et il savait de quoi il parlait !

Mais on ne chassera pas les rats tant qu'on ne détruira pas l'égoût.

Lou, éboueuse.

dimanche, 20 novembre 2005

Lettre ouverte au fils à papa...

 

 

Ho, Moatti, ce qu’ont à dire les 6 cadavres socialistes que t’as invités à Ripostes, sur la 5, ce dimanche 20 novembre 2005 à 18 h, on s’en fout et contrefout, c’est que du vent, de la course d’obstacles en vue de 2007 et du resucé de chez resucé.
Par contre, Moite, le jour où tu feras une émission sur le FN et que t’auras les couilles de faire venir 6 invités tous d’extrême-droite (allez, je t’aide : jean-marie, marine, gollnisch, bompard, lang, sanders, daoudal… et alii…) et de leur servir la soupe comme tu le fis ce soir, oublie pas de me faire signe. Ce jour-là, c’est champagne pour toute la chaîne.

 

Je sens que je vais encore faire des économies…

 

Salut, vieille fripouille.

 

 Lou paritarisée…

 

 

vendredi, 18 novembre 2005

Banlieues X...

 

 

Libé découvre l’eau chaude. Quelques heures au tribunal de Lille ont permis à Miss Saberan (18/11/2005) de s’apercevoir (et de clamer haut et fort car il faut que cela se sache pour chasser l’horrible spectre du racisme et l’infâme stigmatisation anti-immigrés), de s’apercevoir donc qu’il y avait des casseurs blancs et qu’il y en avait même beaucoup… On n’ose pas dire encore qu’il y en avait plus que des « gris » ou des « blacks » mais ça ne saurait tarder. (Parenthèse indispensable : quand on pense qu’il y a quelques années, on eut droit à un long et pesant débat sur les races qui, paraît-il, n’existaient pas, que ça n’était que des créations pseudo-scientifiques de méchants racistes ségrégationnistes…etc… Et voilà que maintenant, à l’occasion des récents feux de joie des banlieues, tous les journaleux n’ont eu aucun mal, semble-t-il, à distinguer immédiatement et sans valise anthropométrique les faces de craie des gris, des blacks ou même des asiatiques et feujs absents… Comprenne qui pourra !)

 

Ainsi donc, alleluia ! les kaïra ne sont pas qu’allogènes, nous avons aussi nos blancs de banlieues, nos pâles casseurs, nos blêmes dealers qui, en plus, n’hésitent pas à fraterniser avec les 2° ou 3° générations… Et donc, la bienheureuse et salvatrice conclusion s’impose, avec l’aide de la sociologue de service : « Les émeutes urbaines ne s’analysent pas en termes ethniques ». Ce qui a l’immense avantage de tout renvoyer sur l’économique, le chômage et de ne surtout pas faire le jeu de la borgne bête qu’immonde, qu’immonde…

 

Oui, sauf que si, depuis 1974, la politique d’immigration d’un pays qui ne pouvait plus accueillir d’immigrés ou qui ne devait en accueillir qu’au compte-gouttes avait été autre, on peut penser que les millions de milliards dépensés pour régler toutes les questions liées à une immigration problématique auraient sans doute permis d’élever le niveau de vie des Français et de régler en partie le problème du chômage et de l’habitat. En outre, une immigration moindre et absorbable n’aurait pas ajouté aux problèmes existants ceux liés à une identité incertaine, ceux liés à l’islam, à l’autorité des familles, aux rivalités ethniques…etc…

 

Mais ça, Maryse la sociologue est payée à Libé ou ailleurs pour ne pas le voir et pour ne pas le dire…

 

 Lou, mal informée…

 

Colonisation...

Lâchons un peu les banlieues...

 

 

Jeudi 17 novembre 2005, France-Culture, midi, émission de Marc Voinchet : « Tout arrive », sur la loi du 23 février 2005 incitant les enseignants à évoquer le rôle positif de la colonisation.

 

Et bien sûr, tous les invités de service, soigneusement triés sur le volet, de s’offusquer et s’indigner devant cette atteinte inqualifiable à la liberté des enseignants, devant cette honteuse ingérence du politique dans le scientifique et l’historial…

 

Dommage qu’aucune de ces belles âmes n’ait songé à remettre en cause l’ingérence de l’Etat et la propension de la justice à dire et imposer l’histoire officielle lorsqu’il s’agit de la seconde guerre mondiale.
Vérité en-deçà de 1945, erreur au-delà… disait à peu près Pascal.

 

 

 

Lou, historiée.

 

 

 

P.S. Indépendamment de l’histoire officialisée, la quasi totalité des invités de cette émission était prête, semble-t-il, à s’entendre assez bien sur le rôle négatif de la colonisation… Manichéisme quand tu nous tiens…

 

Faudrait peut-être qu’ils se mettent à lire Bernard Lugan… Tout arrive, n’est-ce pas…

 

mercredi, 16 novembre 2005

Du "Monde" à "Libé"...

 

 

 

Dans les ordures banlieusardes, je voudrais Libé

 

Lundi, 14 novembre, long article, chez le gros July, de Stéphanie Binet qui a passé tout le week-end à écouter en boucle ses disques de rap français pour nous distiller la substantificque moëlle de cette pensée altissime. Et ça donne en titre : « Les rappeurs l’avaient bien dit. »

 

Ils avaient dit qu’il leur fallait de bons profs, que ça allait péter, qu’ils étaient des parias, qu’ils avaient des armes, qu’il y avait d’ la discri, que la boulice leur cassait les couilles… etc…etc…

 

Bon, OK, c’est pas tout à fait la Critique de la Raison Pure ni du Mallarmé, mais, comme disait feu Lacan, ça parle.

 

Dans la même série, dommage que miss binet-censure-j’aiguise-mes-gros-ciseaux n’ait pas jugé bon de nous donner les paroles d’autres sympathiques rappeurs qui braillent d’autres gentillesses du genre : « J’ baise votre nation… on leur pète le fion… j’aime pas ce pays, la France… on nique la France… faut leur en faire baver… mon seul souhait, nous voir les envahir… les keufs sont lynchés… guerre raciale… le France est un pays de pute… J’ai envie de dégainer sur ces faces de craie… » (Liste non limitative). Et le gros July de cautionner voire d’encourager cette manière bien particulière de rendre compte du réel, un réel expurgé de ce qui dérange un pau trop la gauche caviar, bobo et résidence secondaire dans les Alpilles… Bravo la déontologie !

 

Et tant qu’elle y est, la môme Binet, dans la série « Ils l’avaient bien dit. », elle prendrait cinq minutes le week-end prochain pour relire la collection complète de National-Hebdo, elle trouverait d’autres prophètes qui annonçaient la chose et qui mériteraient bien également l’article qu’on ne verra jamais dans Libé-la-merde.

 

 

 

Ceci dit, Stèph, faut bien manger…isn’t it ?

 

Lou ta pote…

 

mardi, 15 novembre 2005

Banlieues VII...

Le Monde, mardi 8 novembre, numéro collector : l'horreur médiatique dans toute sa splendeur. Pour le premier numéro de la nouvelle série, avec maquette nouvelle, photos couleur et pub plein pot sur les ondes complaisantes,on peut dire que la bande à Colombani s'est défoncé le bulbe.

Cinq pleines pages pour nous expliquer que les "racailles" sarkoziennes ne sont pas des "casseurs" mais des "émeutiers" et que s'ils foutent le feu, ces chérubins, c'est uniquement parce qu'ils maîtrisent mal la langue de Racine et que c'est leur seule façon de parler...

Et le Monde de leur servir la soupe à pleines gamelles et de théoriser vers du politique ce qui n'est rien d'autre que surenchère de délinquants encapuchonnés incapables de se prendre en charge autrement que par le rackett, le deal et les auto-radios.

Ce qu'oublie de nous montrer la piteuse bande bobo à Colombani qui crèche loin du théâtre des opérations, ceux qu'ils oublient d'interviewer, c'est tous les jeunes beurs et blacks de banlieue, et les "faces de craie" aussi, qui essaient de s'en sortir autrement que par la zone et la boule de pétanque, mais par le travail et le sérieux. Ceux-là, Monsieur le Directeur du Monde les ignore grave, ils sont pas intéressants, c'est juste des "canards", des "bolos", des "bouffons"... Ils ont qu'à crever.

Cerise sur le gâteau, dans ce même impérissable numéro consacré au problème des banlieues, ces fils de pute ont trouvé rien de mieux que placer une pub Boucheron en feu pour une bagouze à 1500 euros minimum ! Oh ! Colombani, tu gagnes combien par mois pour avoir le droit de traiter des banlieues dans ton journal de merde ?

Et dire que ça fait quinze jours qu'ils nous annoncent cette nouvelle formule à coups de FOIN/INFO, AVOIRS/SAVOIR, RENONCE/ENONCER...etc...

T'en veux de l'anagramme, Colombani ? Tiens, avec ton nom, tu sais ce qu'on peut faire ? On peut faire GROS CON. Et s'il reste quelques lettres, on doit bien pouvoir faire ENCULE !

Lou grossière.

Banlieues VIII...

Depuis des lustres toute la classe intellectuelle, médiatique et artistique, encouragée et subventionnée par les politiciens de tous bords ou presque, n'a pas cessé et ne cesse pas de cracher sur la France, de dénigrer son histoire, de dénoncer les "heures sombres", la colonisation cannibale, l'esclavagisme honteux, la collaboration effroyable, le nationalisme abominable... depuis quarante ans on ne cesse d'aller de repentance en repentance, d'agenouillement en aplatissement, de culpabilité en mea culpa, et on s'étonne que les "jeunes" des banlieues ne respectent ni les biens ni les personnes, veuillent niquer les "faces de craie", fucker la police, baiser l'armée et foutre un immense bordel dans ce pays si veule... !

On a les banlieues qu'on mérite.

Dommage que les caillasseurs prennent pas pour cible les politiques, les journalistes, les artistes et les intellos qui ont fait d'eux des barbares... Dommage...

Ca viendra peut-être, faut pas désespérer... Ce jour-là, on verra les champions des droits de l'homme aller pleurer dans le giron à Sarkozy et réclamer la Légion... Je m'en gondole d'avance !

Lou hilare.

Banlieues IX...

Le Monde du mardi 8 novembre 2005, page 12 :"Pour eux, rien de plus simple. Il suffit d'une bouteille en verre remplie d'essence, d'un chiffon en guise de mèche, de briser l'une des vitres et de jeter le coktail à l'intérieur : en deux minutes, le véhicule s'embrase, quand il n'explose pas."

Afin de compléter cette information, il nous est agréable de signaler à nos lecteurs et aux "émeutiers" qui ont "la rage" que les véhicules de Messieurs Jean-Marie Colombani, Yves Bordenave et Mustapha Kessous ont une capacité calorifique et luminescente surprenante et qu'ils peuvent s'embraser, voire exploser, dit-on, en une minute trente.

Par ailleurs, un test sur des volumes plus importants pourrait donner des résultats intéressants au 80, bd Auguste-Blanqui, Paris, 7° où l'on trouvera en outre un livre de recettes complet, au titre engageant :"Qu'est-ce qu'on attend pour aller brûler autre chose ?"...

Lou immonde...

lundi, 14 novembre 2005

Chirac la honte...

Ca y est, le grand con à lunettes a parlé. L'homme au prompteur entre les oreilles, le seul chef d'état incapable de dire trois mots sans regarder la bande défilante, là, au-dessus de la caméra, a enfin pris la parole...

Il a parlé, le grand Duduche, et naturlich il a rien dit. Le vide, le néant, le gouffre absolu... Refrain en boucle : la diversité, la mixité sont une chance pour notre pays. Couplet : Quelle chance nous avons d'appartenir à la communauté française !

M'est avis qu'il va quand même avoir du mal à convaincre le plombier d'Aulnay qui a vu son fourgon cramer, le peintre de Vaux-en-Velin qui a vu son atelier partir en fumée, le maçon de Corbeil-Essones qui a vu son chantier saccagé.

Et naturellement, dans toute cette eau tiède de merde qui dégoulinait de sa bouche de Président, pas un mot sur l'immigration, pas un mot sur les politiques de merde qu'il a menées, lui et les siens, depuis trente ans et plus, pas un mot sur une classe politique déconsidérée, sur les sandwiches à quatre mille balles le jambon-beurre, sur les voyages de tatie Bernadette, sur les gentilles chansons d'amour des rappeurs fous de nos banlieues, sur la réalité des 15 jours d'émeute...

Du vent, du vent et l'appel rituel aux valeurs de la République. Alors, une, Chirac, la République on s'en fout et contrefout. Ce qui nous intéresse, c'est la France. Deux, c'est quoi les valeurs de la République ? C'est la guillotine, la terreur, les massacres de masse, le vandalisme des oeuvres d'art, la peau des Vendéens que l'on tanne... c'est quoi la République, c'est les urnes bourrées, les élections truquées, la presse aux ordres, les charcutages électoraux, la magouille permanente... ?

Chichi, j'm'en vas te dire : tu me fais gerber.

Lou nauséeuse...

dimanche, 13 novembre 2005

Serge Moati, fils de son père...

Mais comment peut-on supporter un tel con ? Comment, sinon parce qu'il est le fils de papa et que les "héritiers" ça existe même à gauche, comment peut-on lui confier une émission hebdomadaire : Ripostes, chaque dimanche, 18 h.

Il suffit de le voir 30 secondes ouvrir son émission avec ses rituelles débiles formules, de le voir jouer, car il joue bien sûr, et même il se regarde jouer, de le voir donc jouer l'agité du bocal qu'il est même pas, il suffit de voir comme il est fringué, ce bobo médiatique, de voir comment il gère même pas le débat, pour avoir envie de dégueuler qu'un tel con, un de plus, émarge sur nos impôts et pète dans sa graisse sur notre fric...
Et Finkielkraut, un des rares et seuls supportables du Paf, mais qu'allait-il faire aussi épuisé dans cette galère d'un débat sur les banlieues où il était interdit de parler d'immigration...? Un bon point quand même : ses citations de rappeurs de merde que personne bien sûr n'a reprises et que Moati a zappées illico...
Et Julliard, Monsieur nouvelobs en personne, la gauche soi-même dans tous ses avatars, Julliard qui en venait quand même, touché par la grâce du réel enfin reconnu, à oser suggérer et susurrer qu'on ne change pas les mentalités en huit jours, et que, pour ce qui est de faire disparaître les discriminations à l'embauche, il faudrait peut-être attendre encore un peu...

S'il eût été moins con Julliard, et un brin honnête, il aurait dit que la solution elle est pas devant nous mais derrière et qu'il fallait pas, tout simplement, accueillir les immigrés qu'on avait pas les moyens d'intégrer. Mais ça, Monsieur l'Historien ne l'a hélas jamais dit. Ni hier, ni avant-hier ni aujourd'hui...

Je sais, on me dira qu'il ne sert à rien d'aller chercher les solutions derrière. OK, mais tant qu'on aura pas le courage de dire où et quand et pourquoi on s'est gourrés dans les politiques précédentes, on résoudra pas l'aujourd'hui...

Lou moitée.

Fonctionnaires

Une étude menée par un prof d'éco de l'Université Paris II révèle que 51, 3% des députés ont été ou sont des fonctionnaires ! Et la répartition s'établit comme suit : en tête les socialos rose bonbon(72%), puis les centristes bayroutiens(67%), puis les stalinos-cocos(59%) et enfin l'ump-kärcher(42%).

Ca veut dire quoi ? Ca veut dire tout simplement que les 550 bavards absentéistes qui sont censés nous représenter au Palais-Bourbon sont, plus d'une fois sur deux, des frileux qui ont choisi la sécurité du salaire et de l'emploi, qui ont pas été foutu de s'engager et de prendre des risques, qui prônent l'esprit d'aventure pour les autres mais qui restent avachis dans leurs charentaises, des mecs qui n'ont jamais eu de compte à rendre à personne, qui sont pas payés au rendement, qui vivent sur le travail des productifs, qui arrêtent pas de réclamer des augmentations de salaire et des baisses d'horaires, bref, des mesc qui ont un sens des responsabilités proche de zéro et qui ne savent pas reconnaître une pelle d'un marteau sauf quand ils s'en servent pour bricoler leur résidence secondaire ou leur camping-car pendant les congés-maladie...

Et c'est ça qui nous gouverne, et c'est ça qui nous dit ce qu'il faut penser, et c'est ça qu'on paye avec nos impôts...

Poor country... There is something a little avarié au pays du camembert...

Lou hamlétisée.

Banlieues VI

"L'immigration, une chance pour la France"... Tous les cons de tous bords qui ont braillé et répété en boucle ce slogan débile ne manquaient jamais, pour l'illustrer et le rendre crédible, de mettre en avant les grands artistes, les grands sportifs, les grands intellectuels...etc... qui ont apporté leur talent, leur énergie, leur charisme, leur force de caractère...etc... à la France.

OK boy, mais est-ce qu'ils vont mettre aujourd'hui en avant les caillassages, les incendies, les couvre-feu, les assassinats et ce qui pourrait bien venir encore...? Où ils sont les soprani de SOS Racisme, les alti de la Licra, les ténors du Mrap, les basses profondes des journaleux engagés ? Où elle est la belle chorale qui pourrait aujourd'hui encore essayer de nous chanter à quatre voix que l'immigration est une chance pour la France, qu'ils sont chez eux chez nous et que tout va très bien madame la marquise dans le plus métissé des mondes possible ?

Pauvres mecs ! Ils sont même pas foutus de reconnaître qu'elle n'est une chance ni pour la France ni pour les immigrés. Et que dans un pays dont les structures sociales, politiques, culturelles et économiques sont dans l'incapacité d'accueillir dignement l'immigration, l'accueillir quand même c'est un crime contre l'immigré et contre l'autochtone.

Mais quand on vit dans le ciel des idées ou sur la moquette des quartiers bourgeois, qu'est-ce qu'on s'en branle, n'est-ce pas ?

Lou des dimanches...

jeudi, 10 novembre 2005

Banlieues V

Grave question : qui est responsable ?

1/ Les casseurs, bien sûr. En vertu de l'adage sartrien : ce qui compte, c'est pas ce qu'on a fait de moi, mais ce que j'ai fait de ce qu'on a fait de moi.

Donc, sévérité maximale.

2/ Toute la classe intellectuelle, médiatique et politique qui est aux commandes depuis trente ans et qui a fait de ces "jeunes" ce qu'ils sont. Tous les connards qui ferment les yeux sur les causes véritables, qui camouflent la vérité, les chiffres et les courbes pour, ultima ratio politicorum, ne pas faire le jeu de Le Pen...

Extraordinaire le débat à l'assemblée mardi, extraordinaire l'entretien villepin-poivre le même soir : pas une seule fois, ou vraiment à la marge et en loucedé, pas une seule fois le mot "immigration" ! Il faut pas "stigmatiser", paraît-il. On préfère "stigmatiser" les voitures, les bus, les gymnases, les écoles, les entreprises, les salles de sport qui crament. On préfère "stigmatiser" les populations qui vont avec, qui travaillent et qui paient des impôts et qui vont perdre leur boulot, du temps, de l'énergie, de la patience, de la confiance, de l'envie de vivre...

C'est ni les immigrés ni les populations qu'il faut "stigmatiser", c'est les politiques et les journalistes et les intellos qui ont tout vu venir mais qui n'ont rien dit par calcul électoral ou idéologique.

Ohé les crameurs, feu sur le quartier général !

Lou incendiée.

Banlieues IV

La démocratie, la république dans toute leur horreur !

Mardi après-midi, débat à l'assemblée nationale. Au moment où les banlieues s'enflamment depuis dix jours, 1400 voitures cramées en une seule nuit, 2 morts, la contagion en province, et nos 550 connards de représentants (qui ne représentent que leurs intérêts personnels ou leurs intérêts de parti) de faire leur cinéma à la tribune, claquer les pupitres, baisser les pouces, s'invectiver comme des marchands de tapis... Et le Jean-Marc Ayrault des socialistes de continuer, sous le feu des banlieues et le désespoir des populations, l'infâme politique politicienne, les immondes calculs électoraux, alors que tous les gouvernements, depuis trente ans, ont fait la même politique de merde et portent la même responsabilité.

Et dire que c'est ce modèle que, paraît-il, on nous envie, dire que c'est cette saloperie qu'on encense, cette horreur qu'on commente, colloque, commémore : 500 bavards débiles qui n'ont rien autre dans la tronche que leur réelection et les tripatouillages qui vont avec !

Ohé, les minots, au lieu de casser Saint-Maclou, le Palais Bourbon, ça vous tente pas ?

Lou vaccinée.

Remarque annexe : élections chez les socialos hier. Et déjà ça crie à la magouille et au bourrage des urnes !  Magouille de droite, magouille de gauche, disait feu Coluche... Tous pourris. Les démocrates ne sont démocrates, c'est bien connu, que lorsque les électeurs votent comme eux. Je vais vous faire une confidence : moi aussi !

mercredi, 09 novembre 2005

Banlieues III

L'UOIF lance une fatwa demandant aux jeunes musulmans d'arrêter les violences. Et aussitôt, tous les attardés de la laïcité, tous les barbus de 1905, de prendre la mine grave et inquiète des sombres temps et des obscures époques et de proclamer urbi et orbi (non, urbi, ils savent pas ce que c'est !) que, scrongneugngneu, qu'est-ce que c'est que ça, des religieux qui s'immiscent sur le terrain de l'Etat... bouhh ! l'horrible théocratie qui pointe son nez, l'ancien régime qui se réveille, le cadavre de Louis XVI bouge encore, et les voilà en état d'urgence... !

Comment peut-on être aussi con ? Voilà des responsables musulmans qui savent bien, eux, que les 3/4 des émeutiers sont des jeunes issus de l'immigration et donc que, peut-être, malgré la perte de tous les repères, peut-être un quelque chose prononcé au nom de l'islam peut avoir un effet positif, calmer les choses et permettre d'avancer vers un peu moins d'agitation et le bout du bout du bordel...

Ouis mais c'est sans compter avec nos barbus à nous, tous les laïcards du snes, de la fsu et des loges, oui mais ça heurte nos principes républicains, la séparation du truc et de la chose, la loi sur les congrégations, le centième anniversaire ceci cela...etc... etc...

Toujours le même refrain des idéologues : périsse la société pourvu que vivent nos principes, crèvent les sexagénaires et les handicapées, brûlent les écoles, crament les bus pourvu qu'on ne touche pas à un seul poil de la moustache du petit Père Combes...!

Ohé les casseurs, écoutez vos imams plutôt que vos profs.

Lou islamisée.

Banlieues II

Dire que ce sont ces mêmes sociologues, anthropologues, psychologues, urbanologues et expertologues tous azimuths qui n'ont rien compris à rien depuis trente ans, qui ont inspiré toutes les politiques de la ville, qui ont maquillé les chiffres de l'immigration, tripatouillé les sondages, falsifié les rapports, bidonné les livres blancs, mensongé les commissions, truqué les compte-rendus... ce sont ceux-là qui, de nouveau, squattent les plateaux-télé, les radios, les tribunes libres, pour nous ressortir leur même tisane imbuvable et les mêmes inanes analyses qui nous ont conduits là où nous en sommes...!

Un conseil, messieurs les djeuns, plutôt que de fucker the cops, fuckez-vous un sociologue, ça lui apprendra le métier...

Lou remontée.

Banlieues I

Ce sera en désordre. Comment faire autrement !

1/ Les médias, les journalistes.

Toujours la plus pourrie corporation. Ils savent tous, ils savent tous à satiété que les casseurs se nourrissent de leurs images en boucle, de leurs commentaires complaisants, qu'il y a un narcissisme énorme qui s'alimente aux étranges lucarnes, qui y trouve un second souffle, un nouvel élan, voire des justifications.

Et croirait-on pour autant qu'ils vont fermer leur gueule et brider leurs images ? Que nenni ! Du scoop, du sang, des flammes et des larmes ! Et qu'importe si les banlieues brûlent dix jours de plus, qu'importe si une handicapée en crame, si un père de famille en crève, qu'importe le crime de plus qui ne manquera pas d'arriver, pourvu que les connards à carte de presse fassent leur boulot de charognards !

Et leur suggérer de calmer le jeu, ce serait bien sûr attenter à leur dignité, à la sacro-sainte liberté d'expression dont ils usent et abusent en interviewant qui ils veulent, quand ils veulent, comme ils veulent, et en ne passant que les images qu'ils ont soigneusement sélectionnées en fonction de leurs minables à priori idéologiques ou alimentaires...

Une suggestion aux casseurs : payez-vous donc un journaliste, messieurs, niquez la presse au lieu de niquer les keufs, et vous verrez où se tient le véritable pouvoir...

Lou banlieusarde.

mardi, 11 octobre 2005

Journaleux

 

 

Le Monde du 8 octobre. Dernières pages. Un article de quelques colonnes à propos de la « censure » de quatre mots d’un important quelconque dans un reportage pour Capital sur M6. Et le syndicat des journalistes et autres boutiques du même acabit de s’indigner haut et fort de cet acte inqualifiable, atteinte à la déontologie, insulte grave à la démocratie, agression caractérisée contre la liberté d’expression, ciment du pacte républicain et béton vibré des droits de l’homme… Fermons le ban. Bref, le ramdam des grands jours, moraline et trémolos à tous les étages, je suis emmanuel kant à moi tout seul…

 

Bon, ok les mecs. Mais dites un peu voir à votre Lou chérie ; lorsque vous faîtes un reportage, c’est bien vous qui choisissez le sujet, les interviewés, le décor, les cadrages, ce que vous gardez au montage, le déroulement… etc…

 

Et vous êtes vraiment sûrs , là droit dans les yeux, que jamais rien ne passe là-dedans de votre subjectivité de merde et que vous n’écorniflez pas chaque jour et chaque heure et chaque seconde la déontologie en censurant à votre tour et en toute bonne conscience tout ce qui ne correspond pas exactement à vos grandes idées ou à vos petits intérêts ?

 

Lou sans illusion…

 

lundi, 10 octobre 2005

Crimon, tu nous les brises...

Ce matin , sept heures et quelque... et toujours cette putain d'habitude qui me lâche pas d'écouter france cult. Au micro, un jeune ou vieux con de plus du nom de Jean-Louis Crimon. Jusque là tout va bien. Là où ça commence à sérieusement me faire gerber, c'est lorsque ledit Crimon, voulant sans doute lécher la botte qui le paye ou tout simplement imposer aux auditeurs ses idées de merde, en toute démocratie bien sûr et au nom de la plus grande liberté et de la plus grande tolérance, annonce ainsi la dernière info du jour :"Enfin, pour ne pas dire hélas, Jean-Marie Le Pen a officiellement lancé sa campagne...etc" .

Alors Crimon de mes deux, t'as complètement le droit de pas aimer, de pas voter, de pas lire, de pas écouter Le Pen, sa presse, ses lieutenants, ses filles ou ses chiens, mais tu as surtout le droit de fermer ta gueule de journaleux pourri plutôt que de nous imposer, hélas, à longueur d'antenne et avec notre fric, ton formatage de merde. Salut. Lou, irritée.

vendredi, 07 octobre 2005

Marmelade

Il vous fait pas gerber, le Marmande du Monde, avec son style qui voudrait swinguer et sa rage en écharpe ? L’autre jour, il enrageait, le pauvre bébé, pour les locataires de squatts insalubres expulsés par Sarko alors qu’il eût été tout aussi simple de les inviter à squatter l’une des résidences secondaires dudit Marmelade à Juan-les-Pins ou Biarritz.

 

Hier, c’est à dire le 5/10 dans le Monde, le voilà qui, après avoir chialé sa note bleue sur la mort de Rebeyrolle, « peintre sauvage civilisé à l’extrême » (c’est fou ce qu’on aime les oxymores quand on a rien à dire !), le voilà qui s’excite la morale parce qu’une présentatrice télé a enchaîné les clubs français qualifiés pour les coupes d’Europe avec les cinq clandestins morts à Ceuta.
Et pour manifester urbi et orbi sa grande douleur indicible, d’ajouter : « Voir la grande peinture des Evasions manquées. » de feu Rebeyrolle.

 

Dis-moi, Marmande, qu’est-ce qui est le plus obscène, l’enchaînement de la vie et de la mort, du proche et du lointain, du futile et de l’essentiel sur les médiocres écrans merdiatiques ou l’esthétisme décadent se consolant de cinq maliens de moins en contemplant des toiles de maîtres…

 

Lou, nauséeuse.

jeudi, 06 octobre 2005

Humanitaire business...

Lorsque quelque lacrymal du show-bizz, du sport, de la télé, des médias... etc vient chialer sur nos écrans pour nous tarauder la mauvaise conscience et nous taper quatre sous pour toutes les plus nobles causes du monde, famines, inondations, épidémies...  si en même temps qu'il parle dans l'étrange lucarne s'affichait en surimpression le montant total de ses revenus et l'étendue de son patrimoine, ne pensez-vous pas, chers amis de Lou, que ça remettrait tout bien d'aplomb, qu'il y aurait soudain beaucoup moins de pleureuses et que nos ulcères se mettraient en veilleuse...

Je vais en parler au CSA.

Lou, qu'a des idées plein la tête.

Un peu d'air frais

Quelques lignes de Péguy, aujourd'hui, pendant que Lou repose, et pour élever le débat :

"Tout l'avilissement du monde moderne vient de ce que le monde moderne a considéré comme

négociables des valeurs que le monde antique et le monde chrétien considéraient comme non négociables.

C'est cette universelle négociation qui a fait cet universel avilissement."

A plus. Lou reculturée.

mercredi, 05 octobre 2005

Ardicon...

Mauvaise journée... Un, je suis allée à Virgin. Deux, j'y ai pris le magazine du jour (n° 54). Trois, j'ai poussé le masochisme jusqu'à le feuilleter. Quatre, je me suis payé l'interview d'Ardisson... Ca fait quand même un bon paquet de merde, tout ça. Bref.

Et qu'ai-je lu ? Des choses aussi sympathiques que "je suis plus célèbre que riche", alors que ce gros con nous a dit trois lignes plus haut qu'il aimait la vie dans les palaces et qu'il doit plus savoir que faire de son fric en même temps qu'il nous impose à longueur d'écran sa tronche de constipé faisant semblant de chialer sur les affamés des Sahel médiatiques.

Autre superbe propos : "Si je partais de la télé pendant un an, ne croyez-vous pas qu'on m'oublierait très vite...!" Et alors, ducon, tu t'imagines que si on t'oubliait le monde s'arrêterait de tourner ? Mais tu es déjà oublié, mon grand, t'es rien qu'une petite poussière noire provisoirement accrochée au sommet de la vague audimat qui va pas tarder à retomber et te ramener vingt mille lieues sous les mers...

Enfin, la ultima : "je suis un monarchiste cool", c'est à dire une espèce de merde "juste milieu" partisan d'une monarchie constitutionnelle qui, en France, n'est ou ne serait rien d'autre qu'une république aussi désespérante et tarée que les 5 précédentes...

Et dire que Virgin (bon, c'est vrai, vous me direz, Virgin... !) achève le portrait de cet has-been négrophile (note à l'attention de la licra-mrap-licra : ça veut dire "qui aime le noir" et non pas "qui aime les noirs") par : "Ardisson est l'un des rares animateurs réellement cultivés..."   Eh bien ! messieurs dames, y a du souci à se faire !

Bonne nuit. Lou définitivement aculturée...

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jeudi, 15 septembre 2005

Billard à trous...

Billard à trous…
Quand c’est pas Val c’est Biard qui s’y colle. Charlie-hebdo du 14 /07, Monsieur le dirlo Philippe est aux Seychelles avec bobonne et belle-maman, c’est donc le Gégé qui marne et qui assure l’édito. Et qui s’étonne de ce que « l’homme politique de droite comme de gauche a pris la déplorable habitude de privilégier le court terme, voire le très court terme, et de se convaincre que le long terme est suffisamment éloigné pour ne pas le concerner directement ».
C’est bien Gérard, pas trop mal, mais c’eût été encore plus mieux si que tu te serais posé la question de savoir le  pourquoi de la chose et si que t ‘aurais trouvé la réponse que c’est sans doute la faute aux élections et que l’homme politique de nos démocraties chéries n’y voit pas plus loin que les prochaines votations, que la course au pouvoir est sa seule raison d’être, que même quand il est le mieux disposé du monde il peut pas faire autrement que se laisser piéger par un système qui instaure la compétition indéfinie à la tête de l’Etat et qu’il est d’autant plus tenté de privilégier le court terme qu’il est sûr d’y pas rester longtemps…
Tiens, Gérard, t’as cinq minutes pour lire un peu du Maurras :  « En République, nous ne vivons pas dans le domaine des raisons délibérées et réfléchies, mais dans l’ordre des causes brutes.
Flux ou reflux d’opinion, routine des bureaux, agitations et parades officielles, convoitises coloniales, opérations de groupes parlementaires et financiers, ces impulsions discontinues ne font pas une politique…
La faiblesse des hommes compte pour infiniment peu auprès de la nocivité du régime. De quoi se plaint-on ? De ce que des intérêts importants soient traînés en longueur puis réglés brusquement par des improvisations  plus que dangereuses. Le scandale est double. Mais il sort d’une source unique : de l’irresponsabilité dans le temps… »
Et le Gérard d’ajouter qu’ « un élu dispose désormais d’un état de grâce de dix minutes maximum » ! Oui, sauf que le système électoral est tellement nul et le peuple censément souverain tellement droit dans ses baskets qu’il suffit à Chirac de faire semblant cinq minutes d’anévrismer léger pour remonter de dix points dans les sondages…La République ou quand Val de Grâce rime avec Etat de grâce !  Ah ! la démocratie, qu’est-ce que c’est chouette !
                                                                                                                                                              Lou enthousiaste…

mercredi, 14 septembre 2005

Métier à tisser...

 
Bon, voilà, j’entends par hasard sur francecul ce soir, juste un peu avant 18 h, le fin bout du bout de la chronique de l’inévitable Albert Jacquard qui, de sa voix éraillée à force d’avoir trop crié dans tous les porte-voix de dal, ac, attac, lcr, lo etc…, nous inflige jour après jour depuis de longues années sa philosophie à deux balles et nous forrmate la tronche au nom de la liberté d’expression, de la tolérance chérie et du pluralisme. Et que bredouillait-il  le cher grand homme dans sa sublime conclusion ? Qu’il fallait à tout prix faire disparaître la notion de palmarès de l’éducation nationale. Refrain en boucle qu’il éructe d’ailleurs à intervalles réguliers.
Alors, mon cher Albert, quelques questions : c’est au nom de quoi que tu causes dans le poste quotidiennement ? C’est le résultat de quel choix, quelle cooptation, quel palmarès, quel concours ? T’as pris la place de qui, toi le retraité généreux ? Tu touches combien pour ce sacerdoce ? Tu me réponds, Albert, et promis, ta Lou chérie bise avec amour tes vieilles joues ridées…
Lou, vachement gonflée.

mardi, 13 septembre 2005

Au feu...

 
C’eût été fort surprenant si la Mère Thérésa de la rue de Turbigo ne se fût point épanché long large et travers sur les immeubles en feu. Ainsi, Philippe-Thérésa Val (Charlie-Hebdo du 07/09/2005), plus que jamais apôtre des droits imprescriptibles de l’humanité, de plaider pour le droit au logement qui n’est que « l’aménagement matériel minimum pour que fonctionne l’Etat de droit ». Jusque là, tout va bien. Là où Val pète un câble, c’est lorsqu’il sort aussitôt le grand mouchoir à carreaux de la militance et que, jouant alternativement sur l’émotion et la revendication, il ne fait rien autre que se regarder pleurer et manifester tour à tour, le cul bien posé quand même sur ses 5 bâtons par mois qu’il a  beaucoup de mal à partager avec sa concierge malienne et sa femme de chambre togolaise. Charité bien ordonnée, c’est bien connu dans le monde des signeurs de pétitions, commence par les autres…
Et donc, bien sûr, le voilà écartant tout le réel qui pourrait conduire à comprendre que tout n’est pas aussi facile qu’un édito de Charlie-Hebdo, que le grand Yaka est une divinité sympathique mais inefficace, qu’il y a parfois des raisons aux causes et des causes aux raisons…
 
Bref, un jour peut-être, un jour viendra couleur d’orange où Val comprendra le b. a. ba sociologique : que dans n’importe quel pays et quelle que soit l’origine des immigrés, un trop fort taux de migrants à la culture et aux traditions trop différentes, dans une société en proie au chômage et à la crise économique, incapable de leur fournir travail, logement décent, scolarisation intégratrice…etc… est une source de problèmes immenses et douloureux pour les nationaux comme pour les immigrés… Ce jour-là, Lou sera aux anges et Val sera sauvé. Mais c’est pas demain la veille !
Et pour rester chez les geignards, avez-vous lu dans Le Monde (7/09/05) l’honteuse chronique marmandienne qui swingue sur les pauvres noirs brûlés et expulsés ? Pour un peu, on en viendrait à souhaiter de nouveaux incendies pour que l’artiste Marmande puisse épancher sa douleur immense et sa rage jubilatoire sur des tempos de jazz, avant de s’en aller guilleret au Petit Opportun se jeter un godet… Beuark…
Pour finir, quand, dans le même édito, Val évoque « ce sale peuple blanc », on ne voit ni n’entend guère bouger Licra, Mrap, SOSracisme… and so on. Where are you, messieurs de la morale et des nobles causes ? La paraplégie vous guette-t-elle ?

Lou décapée.

jeudi, 08 septembre 2005

Ecrans pâles et stades sombres.

Bon, c'est pas grave, on a gagné et en plus le foot me fait gerber, mais quand même, une question naïve aux champions de la discrimination positive : quand donc allez-vous imposer des quotas de joueurs blancs sur les stades ?

Lou, interrogative.