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jeudi, 21 octobre 2010

Les enc... de M 6...

Et sur M 1, M 2, M 3, M 1000 (M, ça veut dire Merde, au fait ?) c’est du pareil au même. Tous les mêmes vérolés journaleux chasseurs de scoops… A qui dégainera le premier, trouvera l’info qui buzze grave, l’audimat qui fait tout péter… tous paparazzi de merde, à interviewer les plus connards déjantés, barbare urbain, casseur radical, au nom, bien sûr, si tu leur poses la question, du droit à l’info, du devoir sacré de formater au quotidien la tronche des zauditeurs, de la déontologie de mes deux et de la transparence à donfe, sauf, quand même, la transparence, en ce qui concerne leurs salaires à ces ordures, le salaire de leur patron, celui du présentateur… que là, c’est l’opacité absolue, brouillard tellement trop épais que pas moyen d’y voir goutte…

Combien gagnent Monsieur M 6, Monsieur M 1, M 2, M 3… etc… chut… secret d’Etat… grande fraternité des requins… Monsieur Populo n’y a pas droit… Y a quand même des limites à la glasnost…

Bon, donc, ces connards de M 6, avec la gueule enfarinée de la petite meuf de service à la présentation, d’interviewer, là, à midi 45, y a pas un quart d’heure, deux petites frappes lycéennes sur fond de caillassage urbain, avec en conclusion magnifique  l’inévitable grand frère médiateur « chance-pour-la-France » qui explique gentiment la légitimité du pétage d’abribus, des pneus enflammés, des flics caillassés et de la colère des merdeux en question …

Et qu’importe la pub faite à ces deux connards qui vont envoyer ça en boucle sur leur facebook ou leur ipod de pauvre malheureux  sans le sou… et redoubler alors l’envie d’en découdre et de passer à la télé de milliers d’autres petits cons à capuche… Qu'importe, pourvu que M 6 soit la première à arriver sur les lieux !

Et puisqu’on y est, tiens, aussi, aujourd’hui, toujours la télé pourrie, le méga scoop à bien passer visible en permanence : que l’un des deux flics, « responsable », bien sur, de l’accident des deux jeunes crapules à moto, à Villiers-le-Bel, y a deux ou trois ans, l’un des deux flics va être mis en examen… Sonnez clairons, jouez trompettes…Et allez que je te remontre plein écran les émeutes de l’époque, des fois qu’on en aurait pas assez du bordel quotidien de Lyon ou Marseille… Et l’avocat des familles, autre sacrée pourrie corporation, d’y aller de sa victoire de la morale, du droit et, mais en voix off, la victoire de ses émoluments enfin assurés…

Et voilà… je vais encore gerber mon repas… et c’est le trou de la sécu qui va morfler… Beuark… !

Lou pas bien...

Montesquieu, peuchère !

Ils y croient, ces cons, à leur démocratie de merde, ou ils y croient pas ? Ils y croient à ce régime merveilleux issu des Lumières qui remplace l’obscurantisme à front bas, les ténèbres du Moyen-Age, le despotisme absolu et la discussion à bâtons violemment rompus sur la tronche du contradicteur par l’argumentation rationnelle, le dialogue pondéré et la controverse douce, paisible et limpide d’où jaillit forcément la vérité toute nue ?

Si oui, c’est quoi ces histoires d’ « écouter la rue », « entendre la base », « prêter l’oreille à la colère des quartiers » ?

Ils servent à quoi nos 500 connards de députés, et autant de sénateurs, à salaires mirobolants, retraites dorées, cabinets pléthoriques et voitures de fonction, qui font leur cinéma ou leur sieste sur le velours rouge sang de l’Assemblée nationale ?

Pourquoi ne pas transformer alors, illico, le Palais Bourbon en logements sociaux et le Palais du Luxembourg en parking de proximité ?

Si c’est la force brute des casseurs d’abribus, les oreilles cachées de Bernard Thibault ou la niaiseuse du Poitou battant le pavé en escarpin de chez Dior qui doivent faire la loi, pourquoi ne pas se débarrasser tout de suite et sans le moindre regret de ce parlementarisme où rien ne se décide qui n’ait déjà été décidé ailleurs… ?

Lou persane...

mercredi, 20 octobre 2010

Médias de chiottes...

Au lieu de nous faire entendre et voir aux Infos, en boucle, chaque soir, toujours les mêmes braillards à drapeaux rouges, les mêmes égéries boutonneuses, les mêmes passionarias de carnaval, les mêmes syndicalistes de grand soir et les mêmes ségoléneuses de manifs, si les journaleux avaient deux sous d’intelligence et trois francs d’honnêteté, ils iraient interviewer par les temps qui courent non pas les moins de 10% de singes hurleurs de slogans à la con qui se prennent pour Che Guevara parce qu’ils se sont grimés l’autoportrait en rouge vermillon, mais les 80% qui bossent, qui en chient dans les transports en commun immobiles, qui font la queue aux stations-service, qui voient leurs voitures cramées, leurs commerces saccagées, leurs quartiers beyrouthisés… et là, on entendrait une autre musique.

Mais ceux-là, bizarrement, nos chasseurs de scoops les ignorent, nos informateurs rigoureux s’en tamponnent, nos investigateurs fous ne savent même pas qu’ils existent. Et c’est ainsi qu’on entretient dans le pays l’idée d’un climat insurrectionnel qui va de soi et le sentiment qu’il convient finalement de se rallier à un mouvement d’autant plus majoritaire sur les écrans qu’il est minoritaire dans la réalité.

Et les connards du CSA, au fait, les chronométreurs fous de l’égalité médiatique, les garants de la démocratie des étranges lucarnes et de l’équilibre des éditoriaux, ils font quoi pendant ce temps ? Ils regardent Derrick ?

Lou à sec...

lundi, 18 octobre 2010

Papier d'un retour au pays natal...

Bon, vous le connaissez, vous, Aiat Fayez, écrivain ? Moi non, mais j’ai lu sa prose dans Libé, vendredi, avec ce titre finalement assez sympathique : « Je fais mes valises. »

Et pourquoi il s’en va, monsieur l’Ecrivain ? Parce qu’il en a assez du mépris des Français qui, paraît-il, le toisent, le regardent autrement, l’observent de cette manière qui ne lui permet plus de se balader dans Paris, le sourire aux lèvres et le regard clair, comme au bon vieux temps de l’année 2000…

Et oui, tant que les Français le regardaient gentiment, l’accueillaient à bras ouverts, lui payaient dix années de thèse de philo avec tous les secours, aides, allocations, subventions, moquette, thé à la mente et autres avantages afférents à sa situation de résident privilégié, l’Aiatfayez nous trouvait gentils, et même sans doute un peu couillons, mais ça il ne le disait pas. Mais voilà que sous l’horrible dictature insupportable d’un chef d’Etat xénophobe, monsieur l’intello ne supporte plus d’aller pointer tous les trimestres (et oui ! une fois tous les trois mois, tu vois un peu le rythme épuisant et la récurrence inique !) à la préfecture !

Il faudrait quoi, ducon, qu’on aille te chercher avec chauffeur et limousine et qu’on te subventionne le temps passé ?

Dis-moi un peu, Aiat, au lieu de nous jouer le lamento du thésard philosophe abdiquant devant l’insoutenable racisme des souchiens dopés au sarkozysme des années sombres, faudrait peut-être que tu fasses deux choses avant de partir :

-un, que tu nous décrives par le menu la si soutenable légèreté de ton être pendant les dix ans que la France t’a accueilli comme un pacha, et que tu la compares, ta vie d’alors, avec celle de centaines de milliers de paysans et d’ouvriers français qui font tourner la boutique France pour que tu puisses t’aérer le cerveau sur l’impératif catégorique de l’oncle Kant ou les machines désirantes de Deleuze et Guattari…

-deux, au lieu de poser des questions (« pourquoi les Français me regardent différemment aujourd’hui ? ») auxquelles, malgré tes dix années de recherche non stop, tu ne sais rien répondre d’autre que : « parce que le chef de l’Etat est xénophobe » (ce qui peut difficilement faire de toi un pisseur d’altitude…), tu devrais peut-être convertir ta thèse de philosophie en une thèse de sociologie et aller chercher, non pas dans le ciel un peu nuageux des idées, mais dans la clarté de la réalité quotidienne :

-pourquoi les Français en ont ras-le-bol d’une délinquance dans laquelle la part des immigrés est largement supérieure à leur part dans la productivité nationale ?

-par quel miracle les dérives de l’islamisme international pourraient-elles n’avoir aucune influence sur les mentalités des populations et faire de tout basané un enturbanné virtuel susceptible de hurler Allah akbar en tirant sur la bobinette ?

-pourquoi l’immigration asiatique est-elle beaucoup plus travailleuse que délinquante ?

-quel est le coût réel de l’immigration ?

-pourquoi y a-t-il un refus si généralisé des statistiques ethniques… ? etc…

Question subsidiaire : puisque tu repars dans ton pays d’origine quelle va être la qualité sonnante et trébuchante des sommes que ton pays natal va mettre à ta disposition pour te permettre de continuer ta thèse ?

Ah ! j’oubliais, question encore plus subsidiaire : tu te donnes combien de temps pour revenir en France supporter le regard terrifiant des faces-de-craie ?

Lou là...

vendredi, 15 octobre 2010

Toujours la même merde...

Ah ! les ordures ! Ah ! les crapules ! Ordures médiatiques, crapules politiciennes, toute la même merde à jeter vite fait au caniveau…

Tu l’as entendue l’Aubry de mes deux, la fifille à gros Delors, hier soir, clamer à l’intention de Sarko qu’il n’y avait que de la grandeur pour un pouvoir politique à écouter le peuple ? Dis, Martine, quand tonton Badinter, le juste entre les justes, parangon de la démocratie, abolitionniste en chef, plus caution morale que moi tu meurs, quand donc le vieux badinterne a supprimé la peine de mort, il l’a beaucoup écouté le peuple qui était au moins à 80% contre ? Et en avril 2002, quand le peuple a voté comme un seul homme pour Le Pen, tu l’as beaucoup écouté le peuple, toi qui as rameuté, avec tes copains et coquins du PS et l’aide de tout ce que la droite pourrie compte de carpettes et de lâches, tous les curés, évêques, footeux, aboyeurs de lucarnes, postillonneurs d’interview, éducateurs pédophiles, cocaïnés du showbiz, profs, instits, belles âmes, étudiants, lycéens, collégiens, écoliers, nourrissons à la mamelle, pour qu’on entende plus jamais ça, plus jamais la voix du peuple qui, le con, s’était, à tes yeux, gourré grave et qu’il fallait vite remettre dans le droit chemin du formatage républicain bien gentil démocrate écouteur de sirènes, alors que c’était sans doute la première fois depuis bien longtemps qu’il disait à peu près ce qu’il pensait, le peuple, et qu’il aurait pu avoir là-haut, enfin, quelqu’un qui pensait ce qu’il disait…

Et puis, Martine, c’est quoi ce peuple de, combien déjà ? 3 millions de pèlerins selon les organisateurs, 800.000 selon la police ? Allez, on va te le faire généreux, c’est quoi un million cinq cent mille pantins dans tes défilés, sur les 60 millions de Français ? Chez moi ça s’appelle une minorité. Et dans ta démocratie de merde, une minorité ça devrait surtout fermer sa gueule. Sans compter que sur les 1,5 millions en question, y en a au moins cinq cent mille qui sont des permanents syndicaux rémunérés avec nos ronds et dont le seul vrai boulot tout au long de l’année est d’astiquer les porte-voix, peindre les banderoles, inventer des slogans débiles, des chorégraphies à la mords-moi le preljocaj et préparer les merguez pour la troisième mi-temps… Même pas 2 %, donc, et c’est ces cons-là qui seraient le peuple… ! A propos, les permanents syndicaux, toute cette aristocratie de la contestation officielle et salariée, quand il y a grève, ils sont considérés comme quoi : grévistes de leur entreprise et donc non rémunérés ? Ou travailleurs du syndicat et donc touchant leur paye rubis sur l’ongle tandis que ceux qui croient en leurs slogans perdent leur journée de travail ? Y aurait pas dans toute la pourrie corporation des journaleux d’investigation, une bonne âme susceptible de nous éclairer là-dessus ?

Et ces putains de politiciens de merde, tous ces cumulards à fauteuils dorés, rentiers à vie et retraités à mort, quand ils défilent en tête des manifs, derrière la banderole pour être bien vu sur la photo, est-ce que l’Etat leur pompe une journée de leur gras salaire de député ou sénateur ou est-ce qu’ils continuent à émarger plein pot au budget de la Nation ? Investigateurs, à vos poubelles !

Et la Ségo, l’autre connasse, qui incite des mômes de quinze ans à aller manifester, « pacifiquement » ajoute-t-elle de sa voix de fausse oie blanche, alors qu’elle sait pertinemment qu’il va y avoir du sport et que la banlieue va pas se priver de venir foutre le joyeux bordel black-blanc-beur dans la manif ! Pauvre vieille peau qui devrait bien se prendre 50 coups de flash-ball en pleine gueule en lieu et place du jeune con qui, lui, va sans doute y perdre un œil… Il faut qu’ils fassent entendre leur voix, dit-elle, leurs revendications ! Leur voix de quoi ? De jeunes cons élevés dans la ouate, ignorant tout de la vie et des réalités économiques, et tout juste capables de jouer à la nintendo pendant les cours d’histoire-géo, d’économie ou de philo…

Post-scriptum pour ceux qui seraient tentés de croire que Lou s’est sarkozyfiée grave, qu’ils se rassurent, le naboléon du fouquet’s, de l’ouverture, de bolloré, de la rollex à cinquante ans, de carla machinchose et des coups de gueule matamore non suivis d’effet, c’est rien d’autre que le 50° avatar d’une république qu’il faudra bien arriver un jour à jeter aux poubelles de l’histoire… (Bon, je sais, je finis un peu rêveuse, mais la journée a été longue…).

Lou éboueuse

jeudi, 06 mai 2010

Apocalypse now...

Putain ! A une semaine près la vague de la Côte d'Azur emportait le festival, son fric, ses paillettes, sa montée des marches, ses limousines, ses rollex, Tim Burton, Polanski, Emmanuelle Béart, Sandrine Bonnaire, Catherine Deneuve, Henry Chapier et toute la clique des journaleux accrédités et des paparazzi fous...

La météo n'est vraiment plus ce qu'elle était...

Lou ragan...

vendredi, 30 avril 2010

Brocciu...

Shoah bizness, suite… Voilà-ti pas qu’il y en a des qui veulent faire de la Corse l’ « Île juste » ! Jusqu’ici, c’était l’île des fainéants, des planqués, des mangeurs de figatelli et des encagoulés, et voilà que je ne sais plus quel Cohen, président de la communauté juive de l’île, se réveille un matin avec un défi magnifique et touristiquement rentable sans doute : déclarer la Corse « Île Juste » pour le rôle joué par ses habitants dans la protection des Juifs à l’époque des années sombres…

Trois remarques :

-1° : Si les sauveurs de Juifs sont des Justes, ceux qui n’ont pas eu l’occasion de sauver des Juifs, ils sont quoi ? Des Faux, des Injustes, des Salopards, des Hommes-sans-qualité, des Insignifiants ou peut-être, qui sait ? des Untermenschen…

 

-2° : Les Justes en question, qui nous dira les raisons profondes de leur action ? Le hasard, l’occasion, la compassion, le pathos… Si ça se trouve, dans le nombre des « Justes », il y avait des antisémites qui ont agi par simple humanité… Si ça se trouve aussi, ces « Justes » étaient aussi par ailleurs, ou sont devenus après, des salopards, assassins, violeurs, pédophiles, parjures, truands…etc… L’Homme, même Juste, est parfois surprenant…

 

-3° : Si les « Justes » ont pu sauver des Juifs, à qui fera-t-on croire que l’administration de Vichy était étrangère à ce sauvetage ? Lorsque le commissaire de police de Bastia, ou son remplaçant, répond « Néant » aux questions du Commissariat aux Questions Juives : « Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Où sont-ils ? », il faut bien que ce si abominablement antisémite Commissariat ait gentiment fermé les yeux pour ne pas pousser plus loin ses investigations…

 

Et finalement, plutôt que de décréter le Chambon-sur-Lignon ou la Corse « Territoires Justes », c’est la France toute entière qu’il faudrait « justifier » ou plutôt son gouvernement, le si honni gouvernement de Vichy, le si détesté Maréchal Pétain, pour la bonne et simple raison que 73000, soit 10% des 730000 Juifs vivant entre 1940 et 1944 dans la mouvance française furent déportés sous la contrainte de l’occupant et disparurent dans les camps de la mort. Ce qui veut dire que 90% survécurent alors que 7% seulement de leurs coreligionnaires d’Allemagne, de Belgique, de Grèce, du Luxembourg, des Pays-Bas, de Pologne et de Yougoslavie échappèrent à la mort. (Raoul Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe, Folio histoire). Mais ça, les historiens officiels des années sombres préfèrent ne pas en parler…

Lou bastiaise...

lundi, 26 avril 2010

Cons de père en fils ?

Vous l’avez entendu, ce matin, l’autre connard, l’Olivier Duhamel de France-cul, qui depuis dix ans au moins s’engraisse royalement sur nos impôts pour venir chaque matin nous formater la tronche cinq minutes de son baratin de propagandiste, avec des intonations de théâtreux manqué débitant ses oracles comme la Sybille de Cumes ?

Ce connard, prof, entre parenthèses, à l’IEP de Paris causait donc ce matin de je ne sais quoi, et on s’en fout, mais voilà que soudain, au détour d’une phrase, je l’entends qui évoque Marine Le Pen, en omettant, Monsieur le Délicat, de prononcer son nom et en la qualifiant, donc, de « la fille du vieux gueulard ».

Ça c’est de l’analyse politique raffinée, du commentaire nuancé qui nécessite l'intervention récurrente d'un prof de haute volée !

Voilà à quoi servent nos impôts ! A ce qu’un con de prof de droit constitutionnel, coopté sans doute dans la bande France-cultureuse par je ne sais quels copinages éhontés dont nous ne saurons bien sûr jamais rien, à ce que ce connard, donc, vienne arrondir ses fins de mois avec des propos de démagogue boboesque et en insultant non seulement Marine Le Pen et son père mais aussi les millions d’électeurs et de sympathisants qui pensent autrement que Monsieur Duhamel soi-même…

Et si on te disait, Ducon, que t’es le fils de quelque grosse merde, ça te ferait quoi ? On te le dira pas, car on a de l’éducation et qu’en plus on connaît pas ton géniteur, mais par contre on est à peu près certain que tes enfants sont les fils d’un sacré vieux con…

Lou grossière...

vendredi, 23 avril 2010

Livre noir...

Voir, dans Le Monde daté du 21 avril, Onfray se payer la Roudinesco sur fond d’antisémitisme paranoïaque et de stalinisme récurrent, disons-le haut et fort, c’est vachement jubilatoire et même carrément jouissif…

A ma droite (ou gauche ?), la Roudinesque, vieille matrone sur canapé, gardienne du temple freudien, squatteuse de micros, encombreuse de chroniques et référence obligée de tout ce qui touche de près ou de loin à la psychanalyse.
A ma gauche (ou droite ?) Michel Onfray, hédoniste de choc, nietzschéen approximatif et hâtif athée de Café du Commerce.

Et là où les deux nous procurent un indicible bonheur, c’est lorsque se glisse dans leurs débats l’indispensable talisman de toute bonne polémique contemporaine : le révisionnisme

C’est Mémère qui ouvre le bal, et, se croyant sans doute définitive et imparable accuse le petit Onfray, qui a osé critiqué Pépé Freud, de l’abominable infamie révisionniste. Mais voilà qu’Onfray sprinte sur le couloir de gauche et décoche un tir superbe des 35 mètres avec cette sentence magnifique : « Révisionnisme : sésame à l’aide duquel on criminalise toute pensée critique qui préfère l’histoire à la légende. ».

Voilà une définition tout simplement parfaite qu’il faudra signaler rapidement aux réviseurs du Larousse et du Robert et dont on regrette de ne plus pouvoir la transmettre à feu Vidal-Naquet. Et on espère que Messieurs Faurisson, Rassinier, Guillaume, Notin, Roques and so on en auront eu connaissance et auront eu la délicatesse de transmettre aussitôt à Michel Onfray leurs salutations les plus empressées et les plus chaleureuses tandis que Tonton Gayssot, shoahtique à mort et stalinien à vie, aura eu à cœur, lui, de saluer en Miss Roudino sa nouvelle et troublante égérie…

 

Lou révisée...

jeudi, 22 avril 2010

Myopie volontaire...

Un incertain Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la Magistrature, officine gaucharde qui tient le haut du pavé de la magistrature humaniste dure aux victimes et molle aux crapules, s’offusque chez Joffrin de ce que Philippe Bilger, avocat général près la Cour d’Appel de Paris, a justifié dans son blog les propos de Zemmour affirmant que les délinquants sont « essentiellement noirs et arabes ».

Et du haut de son humanitarisme à la con, Bondutruc suggère à Bilger que, plus que noirs et arabes, les prévenus des audiences correctionnelles sont « surtout pauvres », sauvant ainsi les meubles et ramenant ce qui pourrait être une abominable vision ethniciste de la société vers les eaux tranquilles d’une vision purement sociale.

Outre que son histoire de « surtout pauvres » tient pas la route, (on y reviendra), Bonduchose, au mépris de toute analyse sociologique un peu pointue qui aurait des chances de nous en dire un peu plus long sur les origines de la délinquance, a trouvé un bien commode dénominateur commun (la pauvreté) et s’en contente aussitôt pour éviter de pousser plus loin l’enquête qui contredirait ses présupposés migrationnistes à la con.

Lorsque Bondumachin se fait voler sa caisse par un des ces délinquants qu’il affectionne tout particulièrement, dans la déclaration à la police, est-ce qu’il se contente de dire, les larmes aux yeux et la voix coupée de hoquets : « Monsieur le Commissaire, on m’a volé ma voiture. », ou est-ce qu’il na rajoute pas aussi, pour faciliter les retrouvailles, un tas de paramètres intéressants, que c’est une Scirocco Volkswagen « Sport et style » essence turbo à injection directe, gris métallisé, immatriculée ceci, tatouée cela etc…

Et bien ce que tu fais pour ta caisse de luxe, Bonducon, va falloir que tu te demandes sérieux pourquoi que tu le veux point faire en poussant un peu plus loin la description sociologique des crapules que tu protèges…

Et quant à l’histoire du « ils sont surtout pauvres », va falloir que tu lises vite fait ce qu’écrit Xavier Raufer dans Valeurs actuelles du 15 avril, où il démontre chiffres à l’appui qu’il y a plus de pauvreté dans les campagnes françaises que dans les villes et que pourtant il y a aussi cent fois moins de délinquance… La pauvreté seule n’est donc pas la bonne explication… Tu devrais aussi peut-être changer de lunettes…

Lou affle...

mardi, 13 avril 2010

Ah ! Venise...

Bon, ça y est, ça va pas tarder… on va bientôt les voir défiler de nouveau tous les cultureux subventionnés, la bohème dorée sur tranche, les saltimbanques à fiche de paye, les petits van-gogh fonctionnarisés, tous à hurler à la mort sur la réduction programmée de leur budget de petits marquis, avec en bandoulière et banderoles la culture avec un grand C, la « part de rêve », comme dit Joffrin, « celle de l’esprit, de l’émotion… ».

Comme si pour rêver, réfléchir ou s’émouvoir on avait besoin des entrechats d’un Angelin Preljocaj grassement payé sautillant sur 20 cm de moquette, de l’illisible syntaxe d’un Mallarmé que des armées d’exégètes fous essaient de déchiffrer sans succès depuis des lustres, de la merde en bocal de quelque artiste conceptuel à chier, du vacarme d’atelier de fonderie d’un Stockhausen assourdissant, du gros Depardieu en train de se faire Michel Blanc sur l’écran noir de mes nuits blanches ou de la trilogie d’Eschyle mise en scène par Diam’s à la Cité de l’Immigration…

Ils vont nous les lâcher un peu tous ces connards de cultureux qui ne défendent en fait, au nom de l’exception culturelle française, que leurs minables avantages acquis, leur rondelette  tirelire de planqués et leur mesquin petit privilège boboesque de faire un métier tellement difficile (Ah ! la prise de risque de l’artiste ! Tu parles !) qu’à 85 balais faut encore supporter de voir la Moreau ou le Galabru se pavaner sur scène en oubliant soigneusement de laisser la place aux jeunes ou d’offrir leur cachet aux pauvres de la paroisse…

Beuark…

P.S. : C’est tellement grandiose la Culture qu’il doit y avoir des milliers d’articles glosant à perte de vue sur, par exemple, la fameuse première phrase de la Recherche du Temps perdu : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. ».

Imaginons cinq minutes que Proust, au lieu d’écrire cette phrase culte, qu’il a dû écrire d’ailleurs de la façon la plus machinale du monde, comme ma Tatie Germaine disant le soir sur le coup de dix heures et demie ce décasyllabe impérissable : « Bon, les enfants faut prendre du souci. », imaginons donc qu’il ait écrit ceci, Marcel : « Des années durant, j’allais au lit tôt. », ils seraient tous là, les gloseurs fous à exégéser en boucle le magnifique parfait décasyllabe, les allitérations remarquables et tellement émouvantes, les doubles et triples sens psychanalytiques latents, et ce Lido de Venise laissant déjà entendre la musique jolie des pavés disjoints… Oui, mais voilà, il a écrit ceci, le con, cette banalité complètement anodine : « Longtemps je me suis …etc… ». Qu’à cela ne tienne, le Ministère de la Mauvaise Vie débloquera malgré les temps de disette ambiante, les centaines de millions d’euros nécessaires aux artistes de tout poil pour rêver et réfléchir au « Bonne nuit les petits » si émouvant de la grande Marcelle… et si Fredo veut pas débloquer, les cultureux défileront...

Lou proustée...

lundi, 12 avril 2010

Sévice maximum...

 Une semaine environ que ces connards de la cgt et de sud perturbent grave les transports sncf et rendent la vie impossible à des millions de voyageurs.

Mais plus encore que ces crapules syndicalistes dont le gagne-pain est la revendication systématique et la règle de l’emmerdement maximum, ce qu’il faut stigmatiser c’est toutes les crapules journaleuses et médiatiques qui nous racontent ça, en ouverture de leurs JT de merde, sur un ton guilleret et primesautier comme s’ils nous parlaient des cloches de Pâques ou du marathon de New-York !

Alors que 90% des voyageurs sont excédés et souhaiteraient pouvoir cracher dans les micros leur indignation, leur colère et leur double rejet de ces syndicalistes irresponsables et de ce régime incapable de faire respecter le service minimum pourtant promis, nos journaleux ne trouvent à interviewer sur les quais que de jolis minois souriants, à peine agacés, et finalement résignés dans la bonne humeur à ces aléas si peu perturbants de la vie des transports en commun dans notre bonne république sarkozyenne… Décidément, le mensonge est vraiment, dans cette pourrie corporation, une seconde nature…

Beuark 

Lou vomica...

jeudi, 08 avril 2010

Interlude...

La Miviludes, encore un de ces « machins » complètement inutiles qui engraisse quatre rond-de-cuir placardisés, pompe grassement au budget, donne bonne conscience aux clampins cravatés qui en vivent et s’en occupent et génère une énergie grise maximale, avec bilans, rapports, synthèses, analyses, comptes-rendus, présentation à la presse, coktails de bienvenue, inauguration du site internet, rencontres européennes et autres salamalecs divers et variés…

La Miviludes, donc, lisez la Mission interministérielle de vigilance (capital, ça, la vigilance !) et de lutte contre les dérives sectaires (ouf !) vient de rendre à grandes pompes et à grands frais son rapport annuel, consacré cette année au chamanisme… !

Comme je me tamponne joyeusement du chamanisme et des chamans et que j’ai récemment réussi à ouvrir mes derniers chakras, je voudrais pas vraiment aborder le fond du sujet et me contenter de deux petites remarques :

-la première, c’est qu’il est pour le moins paradoxal que l’on prétende adulte et vacciné le citoyen majuscule de nos démocraties, capable, diable ! de décider en son âme et conscience de l’avenir du pays dans le même temps où on le juge assez couillon et gogo pour aller se faire dépuceler le bulbe rachidien et cornaquer l’héritage par le premier chaman tantrico-védique venu… !

-la seconde, c’est que si l’on définit le phénomène sectaire, comme le fait la Schmilviludes par l’emprise mentale, l’abus de pouvoir, la supercherie, le mensonge et l’appât du gain, c’est la boutique Démocratie et le bazar République qu’il faut fermer illico car elles sont bien, ces deux salopes, le condensé le plus parfait et le plus fidèle de toutes les plus pires dérives sectaires, avec leur emprise mentale permanente par l’enseignement et les médias, leurs dérives financières absolues avec une dette de je ne sais combien de milliards d’euros, avec la supercherie récurrente de leurs élections censées régler tous les problèmes, avec enfin leur mensonge permanent des lendemains d’une Révolution qui devait chanter les apothéoses d’une humanité désaliénée et qui ne peut que s’enrouer dans la cacophonie d’un régime de merde…

Lou yoguée...

mercredi, 07 avril 2010

Chien de garde...

Ceci, de Schneidermann, dans son ordinaire papier de merde du lundi matin dans Libé, à propos de l’affaire Zemmour : « Le mythe du politiquement incorrect prospère sur un mythe antérieur : il existerait un «politiquement correct». Des opinions obligatoires. Des faits interdits à la contestation. Et des cohortes de gardes de la foi pour en interdire la contestation ».

Oublions Zemmour et concentrons-nous deux minutes sur cette incroyable hypothèse où le conditionnel vaut son pesant de connerie schneidermaniaque : « Il existerait un politiquement correct. ».

Ainsi, selon notre tailleur préféré, il n’y aurait pas en boucle, sur tous les journaux, radios et télés et dans la bouche de toujours la même armée inamovible de cons qui le profèrent, le même monotone et complaisant refrain sur, d’un côté, - car ces messieurs sont hémiplégiques - les bienfaits absolus de la démocratie, la grandeur indépassable des droits de l’homme, la beauté radieuse de la Révolution Française, la gloire définitive des Lumières, l’aventure merveilleuse de la France Libre, la noblesse des prêtres ouvriers, le militantisme exemplaire des prêtresses du planning familial, l’ineffable valeur de l’art contemporain, la souffrance du pauvre Polanski… etc… et, de l’autre, le malheur général de la colonisation, la triste et dure condition des pauvres immigrés (en même temps d’ailleurs que la merveilleuse splendeur de l’immigration , allez comprendre !), l’horreur de Vichy, les méchants commandos intégristes anti-avortements, les salopards de curés pédophiles protégés par Benoît XVI, la sociobiologie, le monstrueux ancien régime, l’oas /ss, la météo pourrie et les bouchons sur le périph…

Avec, entre les deux, inamovible borne de la liberté d’expression grandiose et souveraine, les tables de la loi Gayssot… pour éviter sans doute que le politiquement correct, bien installé sur les fondations d’un antinégationnisme que le vieux schneid, finaud et putassier, n’ose pas évoquer, ne vacille sur ses bases…

Beuark

Lou chienne...

Zinfiltrés...

Imaginons cinq minutes que les Zinfiltrés du ténébreux Pujadas-du-service-public soient allés faire joujou non avec les émules de Dutroux ou Pierre Louis, mais avec quelque groupuscule de bas de plafonds racistes en train de concocter une sauvage ratonnade ou quelque quarteron d’antisémites fous sur le point de mettre le feu à une synagogue, et qu’ils eussent, nos zinvestigateurs zinfiltrés, dénoncé à la police ordinairement honnie ledit groupuscule et ledit quarteron…

Imagine-t-on alors que l’on aurait ces grands débats sur la déontologie bafouée, l’imprescriptible droit et devoir sacré du journaliste quant au secret de ses sources, l’insupportable mélange des genres qui fait du candide journaleux un supplétif de l’infâme police et autres billevesées pour café du commerce médiatique ? Certes non !

L’on eût eu, au contraire, le grand déferlement de lauriers, la magnifique universelle gratitude pour les Justes parmi les Nations dénonçant le nouveau péril brun, l’on eût hissé au grand pavois jusqu’au septième ciel ces croisés de la grandeur française, l’on eût vu BHL, col dégrafé, verbe abondant et plus dombaslien que jamais, entonner les hosannas de l’humanisme des corbeaux de l’honneur, Simone Weil, toute de vert vêtue, s’alléluier de cette collaboration exceptionnellement exemplaire et pourfendre une fois de plus, de sa jeune épée de récente-académicienne-pour-l’ensemble-de son-œuvre, les sept têtes sans cesse renaissantes de l’Hydre de Lerne des périodes les plus sombres de notre Histoire, et Claude Lanzman expliquer dans un film de douze heures et quart qu’il ya dénonciation et dénonciation et qu’il faut pas tout confondre…

Oui mais voilà, il ne s’agissait en fait que de quelques pédophiles à la Polanski souillant et tripotant des Lolitas du web ou, qui sait, des boxeurs de 40 ans en barboteuse fluo et biberon de onze heures pour Ministre de la Culture en goguette, et il devenait alors légitime, pour quelques déontologues de merde, l’enjeu n’étant finalement pas si capital et tonton Freud ayant définitivement étiqueté l’enfant « pervers polymorphe », de débattre du sexe des journalistes au risque que des salopards s’occupent, eux, hélas, en moins platonique, du sexe des enfants…

Lou thaï...

mardi, 06 avril 2010

Métier de merde...

Enfin un édito de Libé qui fait plaisir à lire : « Le journalisme est un métier de merde… » !

Dommage que le Sergent de semaine oublie aussitôt cette magnifique vérité mélanchonienne (que le dit Mélenchon ne profère d’ailleurs, dans toute sa grande indignation ostentatoire, que lorsqu’il est personnellement visé, se contentant le reste du temps de sucer comme il se doit les porte-plumes vautrés sur ses moquettes !) pour terminer par une non moins magnifique conclusion : « Notre métier est fragile et difficile… ».

Comment, fragile et difficile ? Difficile quand on a tonton Rothschild comme permanente tire-lire ? Difficile quand on a tous les politiques à genoux et tremblants ? Difficile quand on sélectionne soigneusement et quotidiennement les infos « utiles », quand on caviarde ce qui ne va pas dans le sens du vent, quand on a des comptes à rendre à personne, quand on se torche du droit de réponse, quand on reconnaît ses fautes dans deux millimètres carrés d’un bas de page illisible, quand on est présent chaque jour sur papier, sur micro et sur écran pour formater la tronche du populo comme l’ubiquitaire joffrinou, difficile quand on tient tous les bouts de la chaîne du mensonge ?

Tellement difficile que les journalistes en poste bossent jusqu’à 8O balais bien sonnés et que les écoles de journalisme ne désemplissent pas de jeunes cons désireux de croquer eux aussi dans le délicieux gâteau médiatique…

Tu veux du difficile, Sergent ? Du vrai ? Va cinq minutes ramasser les épinards, repiquer du riz, jouer du marteau-piqueur ou cintrer des tubes de 50 et on reparlera de tes mains blanches et de ta fragilité de pucelle…

Lou plus celle...

vendredi, 02 avril 2010

Too Bad...

Pour qu’elle soit complète l’expo du vieux Badinter au Musée d’Orsay (« Crime et châtiment », sur les rapports de l’art, du crime et de la justice), expo dont tous les médias, bien sûr, nous rebattent les oreilles en boucle depuis quinze jours en tressant d’impérissables couronnes sur la tête chenue de la vieille baderne abolitionniste, encore eût-il fallu qu’il eût pensé, le sensible vieillard, à y faire figurer les photos grand format et les hurlements de douleur de toutes les innombrables victimes violées, découpées, torturées et assassinées par les salopards récidivistes qui, depuis septembre 81, grâce aux états d’âme de Tonton Badinter, ont pu sauver leur tête, sortir de tôle et reprendre illico leurs sordides petites saloperies entre amis sous l’œil attendri de l’élargisseur général langoureusement vautré avec Madame sur les profonds sofas, en train de déguster quelques petits fours…

Et pour qu’elle soit exhaustive en plein, l’expo de merde, il aurait pu avoir l’idée de faire figurer en bonne place dans le Catalogue le montant du chèque perçu pour sa participation, qui doit lui permettre, à 82 balais, d’arrondir un patrimoine bleustein-blanchetien déjà rondelet…

Lou jalouse...

jeudi, 01 avril 2010

Beaubourg, Beaub'art, Bobards...

L’immense merde Beaubourg, le palais fou du facteur Pompidolle, le plus énorme inutile gouffre financier pour boboïdes à tuyaux fluo, voilà-ti pas, les cons, qu’ils vont nous le cloner !

Un, déjà, c’était la grande satiété d’art contemporain, l’horrible affreuse indigestion d’artistes conceptuels conserveurs de merde en bocal, brandisseurs d’urinoirs ready-made, jeffkoonistes de foire du trône, malévitchiens candides et autres inanes bibelots sonnants et trébuchants d’un monde où l’art n’est plus que subventions, magouille et marchandise…

Et bien ça leur suffisait pas, à ces cons, voilà le grand barnum désormais délocalisé à Metz, sans doute pour qu’un nouvel Hitler venu de l’est ait plus vite transformé le bâtiment en caserne et gerbé fissa aux poubelles de l’Histoire tout ce putain d’art dégénéré qui me fait regretter un max le joli puzzle du Pont de Tancarville au soleil couchant que Tatie Germaine, jadis, arborait si fièrement (3000 heures de travail !) au mur de la salle à manger….

Bon, z’avez vu à la télé les précautions de ouf des soigneux emballeurs d’impérissables œuvres en partance pour Metz ? Les avez vus avec leurs gants de soie, leurs masques de chirurgiens, leurs cercueils de bois hydrofuge, leur hygrométrie contrôlée, leurs armées grassement payées d’experts à microscopes, leurs caméras infra-rouges, photographes bac plus douze, à cerner les plus humbles minuscules micro-fissures dans le plâtre peint à l’arrache de je ne sais quelle merde de Niki de Saint-Phalle (Marie-Agnès pour les intimes) promue nouveau Saint-Sacrement devant quoi s’extasie et se titille la glande pinéale toute l’esthétisante boboïdie en folie…

Quand on pense que tous ces cons, ou presque, sont « de-gôche », qu’ils pleurent quotidiennement sur la misère du pauvre monde, larmoient aux restos du cœur, chialent à Médecins du Monde, amnistient international et sans-papiérisent à Saint-Bernard tout en acceptant joyeusement cette débauche de pognon foutu en l’air, on se dit que le vieux Descartes était bien naïf de croire le bon sens la chose du monde la mieux partagée…

La chose du monde la mieux partagée, c’est la connerie, l’esbroufe, le snobisme et les larmes de compassion face aux caméras, entre deux hoquets de Chivas et les courses chez Fauchon… Beuark… !

Lou là...

mercredi, 31 mars 2010

Métissage...

Ah ! la belle société métissée, le joyeux bordel cosmopolite, l’hybridation conquérante et la bâtardise revendiquée ! Fallait les voir, nos journaleux, hier soir, sourire de commande et petit orgasme en direct, nous annoncer la bouche en cœur que, yes, we can, « un jeune français sur cinq a un parent immigré » et que c’est merveilleux, que l’intégration est en marche, qu’ils sont des milliers à franciser leur nom ou prénom et des centaines de milliers à réclamer (tu parles !) la double nationalité…
Bon, ok, on veut bien les croire, nos rois du formatage associés, mais puisqu’ils sont si forts, les statisticiens de l’Insee, puisqu’ils sont capables d’assurer une traçabilité impeccable sur les immigrés de 1°, 2° et 3° génération afin de nous montrer les beautés de la fusion de l’at home et la fraternité exemplaire qui en découle, on eût aimé qu’ils poussassent la chansonnette un peu plus loin et qu’ils allassent gratter, avec la même conscience professionnelle, du côté des courbes de la délinquance ethnique, des camemberts de la population carcérale d’origine immigrée, des pourcentages de l’encombrement allogène des tribunaux et du taux de caillassage exotique, bref qu’ils allassent vérifier, avec équerre, compas et tables de trigo bien affûtées, si c’est Zemmour qui a raison ou si c’est la pensée unique dont ils sont les zélés serviteurs à déontologie variable et exigence scientifique molle à souhait…
Accessoirement, ça permettrait de tempérer leur enthousiasme d’hémiplégique de l’idéologie « chance-pour-la-France » et, s’ils étaient point cons, ce qui est loin d’être garanti, ils pourraient même en tirer de belles conclusions humanistes que je suis toute prête à partager : que c’est pas là une histoire de race ou de gène ou de je ne sais quel biologisme fou à la gobineau mais simplement de la bonne sociologie basique des phénomènes migratoires dont un jour, promis, je vous détaillerai les soubassements…

Lou relà...

lundi, 21 décembre 2009

Remember the Irlandais...

Z'avez lu la petite Fourest, l'autre jour dans le Monde, la nouvelle égérie des médias, madame Je-suis-partout, sur écrans, micros et papier torchon... Z'avez lu le tahar ben jelloun, romancier de mes deux et plagiaire à ses heures, toujours chez feu beuve-méry... Z'avez lu les pétitionnaires fous de SOS racisme aujourd'hui dans Libé, toute la cohorte des grands démocrates pur jus, debout comme un seul homme pour s'offusquer de ce que le débat sur l'Identité Nationale « libère la parole raciste » et qu'il faut vite arrêter les frais, faire enfin fermer sa gueule au peuple, et que la démocratie, la vraie, celle de leurs rêves, c'est celle où le peuple, enfin présentable, obéit aux intellos, aux artistes, aux journaleux, aux histrions, aux saltimbanques, bref aux grandes consciences... celle où le peuple enfin dressé comme un gentil toutou à sa mémère de-gauche et libérale, le peuple enfin joffrinisé et duhamelisé, donne la papatte gentiment et pète dans le sens des vents dominants...

Car le peuple, vous savez, le grandiose Peuple majuscule et souverain qui se libéra jadis de siècles de servitude féodale, le Peuple magnifique et majestueux de Michelet et Victor Hugo qui apporta les lumières au monde et fit sortir l'humanité du Moyen-Age où elle végétait, voilà-ti pas, le con, qu'il s'imagine que c'est arrivé, et que parce qu'on lui a fait croire que c'est lui qui décide de tout grâce à un torcheballe déposé deux fois par an dans un aquarium à gogos, voilà-ti pas qu'il voudrait mettre son nez partout, dire son mot sur tout, et sur l'immigration en particulier, sujet pourtant réservé de longue date aux élites bien-pensantes...

Ho... ho... doucement le peuple... là, gentil... couché, vautré le peuple... à genou... à la niche... chut le peuple... silence... les démocrates pensent et votent et décident pour toi... Et si t'es pas content, on va t'envoyer en stage à Dublin...

dimanche, 20 décembre 2009

Une fois de plus, l'antisémtisme...

Hasard du « On ne se quitte plus » de Radio-France, me voilà à écouter, il y a quelques jours, les « Nouveaux Chemins » du mignon Enthoven sur France-cul. Ca causait de Schopenhauer, et l'enthoven d'attaquer la présentation ainsi : « Malgré son antisémitisme... Schopenhauer était un immense philosophe... », relayé aussitôt par l'invité du jour, Roger-Pol Droit qui rajouta bien sûr la rebelote attendue... que le grand Arthur est fort antipathique du fait de son antisémitisme mais que ... etc...

Est-ce que les mêmes, lorsqu'ils causent de Baudelaire, commencent par dire en se pinçant les narines : « Malgré son antibelgisme insupportable, Baudelaire était un immense poète... » ? Est-ce qu'ils reprochent à Mérimée son racisme anticorse, à Balzac son racisme antiprovençal, à Stendhal son racisme antirusse et à Zola son racisme antianglais ?...etc...

Tout doit-il être évalué d'abord en fonction de l'antisémitisme ou non du personnage concerné ?

L'antisémitisme est-il quelque chose qui doit être étudié, analysé, à charge et à décharge, ou qui doit seulement être anathématisé comme le mal absolu ?

L'antisémitisme peut-il avoir sinon des justifications, au moins des explications, ou est-il un ovni venu de quelque abominable sphère infernale sans cause ni raison ?

L'antisémitisme ne doit-il être jugé qu'en fonction du nazisme et de la Shoah ? Les antisémites pré-shoahtiques ne sont-ils que des crypto-nazis anticipateurs et prévoyants qui couvaient en silence les ovules et les spermatozoïdes qui allaient donner naissance des lustres plus tard à Hitler?

L'antisémitisme ne s'explique-t-il, toujours et partout, que comme phénomène irrationnel  de bouc émissaire ? Et si oui, pourquoi les Juifs, plutôt que d'autres, ont-ils été ces boucs émissaires idéaux ?

Y a-t-il eu des études sérieuses de sociologie non trafiquée concernant l'influence ou la présence des Juifs dans la Presse, la Finance, le Pouvoir ? Ces études sont-elles interdites ? Et si oui, est-il interdit également d'étudier, dans ces mêmes structures, l'influence ou la présence des Auvergnats, Arabes et Bretons ?

A-t-on le droit de dire que les Juifs sont cupides, sûrs d'eux et dominateurs, comme on dit sans ramdam médiatique que les Corses sont fainéants, les Provençaux hâbleurs, les Bretons têtus...etc... (Sans préjuger de la justesse ou de l'intelligence de telles affirmations ).

Bref, le jour où les Juifs ne bénéficieront plus de cette espèce de halo protecteur qui, une fois de plus, les isole et les particularise, on aura peut-être fait un grand pas en avant dans la lutte contre ... l'antisémitisme... Mais c'est pas demain la veille...

 

jeudi, 17 décembre 2009

Besson les bras...

Pourquoi le débat sur l'identité nationale tourne-t-il à la cacophonie et à la confusion ? Pour une raison toute simple, c'est qu'il n'est en fait rien d'autre qu'un débat sur l'immigration, mais débat honteux, qui n'ose pas dire son nom, qui se cache sous de grandes phrases ronflantes et estampillées « pensée unique » alors que le peuple, lui, qui n'a pas de ces précautions politiciennes, dit tout haut enfin, sur le site pourtant soigneusement expurgé du Ministère, ce qu'on ne veut pas entendre depuis 30 ans, ce qu'il a essayé de dire d'élections en élections en faisant monter le score du Front national jusqu'au « séisme » d' avril 2002, ce que tous les médias coalisés de l'establishment le forcent à penser tout bas depuis des lustres...

Car il est clair qu'il n'y a pas de problème d'identité nationale, pour la bonne raison qu'il n'y a pas d'identité nationale, que l'identité, malgré la lexicologie et cet « idem » qui semble tout figer, est forcément changeante... Et de même que l'adulte d'aujourd'hui n'est plus l'enfant qu'il était il ya 40 ans ni le vieillard qu'il sera 40 ans plus tard, tout en restant pourtant lui-même dans son évolution et ses changements, de même la France reste la France (c'est à dire quoi ?? Un territoire ? Et encore.., mouvant et fluctuant...) sous le Mérovingiens, les Bourbons, la Terreur, sous Deschanel, Pétain ou De Gaulle, quels que soient l'attachement privilégié ou le rejet radical que l'on puisse avoir pour telle ou telle période de l'histoire...

Si identité nationale il y a, ce qui peut la menacer, ça n'est pas le changement, mais le changement brutal, soudain et massif : modification des limites territoriales, de la langue, du peuplement, des moeurs, des modes de vie... Le principe même d'une identité c'est qu'elle évolue, mais qu'elle évolue lentement, comme un organisme qui ne peut s'adapter à des conditions de vie nouvelles que si celles-ci sont progressives...

Et donc, dans le débat actuel, l'immigration est cet élément brutal, soudain et massif (surtout dans certaines zones et certains quartiers) qui a apporté des modifications radicales dans les comportements, la religion, la culture, les modes de vie et même les territoires (qu'on songe aux zones de non-droit tenues par les bandes ethniques...). Et ce phénomène est d'autant plus déstabilisant et mal perçu par la société « de souche » que cette immigration n'a pas la retenue ni la gratitude ni la discrétion des vagues précédentes qui respectaient le pays d'accueil et en subissaient les lois, au lieu qu'une grande partie de l'immigration récente considère la France (pour des raisons historiques, sociologiques et culturelles, mais aussi à cause de l'intelligentsia française elle-même qui a fait de l'immigré le nouveau roi devant qui l'on devait s'agenouiller..) comme une ennemie qu'on va sucer jusqu'à la moelle et à laquelle on va imposer ses propres traditions et modes de vie...

C'est ce débat-là ( à condition qu'il se fasse avec des chiffres non faussés..) qui permettrait d'y voir un peu plus clair sur l'identité nationale ou sur tout autre chose, mais c'est ce débat que l'on n'aura pas parce que la gauche n'en veut pas et que la droite, en ces matières, depuis 35 ans, n'a rien su faire d'autre que se coucher devant le monopole caviardo-humanitaire d'une gauche qui a su monopoliser, à la gramsci, tout l'espace culturel...

Lou sérieuse...

mercredi, 16 décembre 2009

No logo...

Bon, ok, déontologie oblige, nos journaleux en tous genres ont pas le droit, paraît-il, à la télé ou à la radio, de citer quelque marque que ce soit de bagnole, parfum, chocolat, jambon, micro-onde et autres merveilleux produits dont regorge notre société de consommation que Mai 68 était censé avoir enterrée... Et les bougres s'y tiennent avec beaucoup de sérieux, même si on se doute bien que ces rois de la déontologie à géométrie variable et du tiroir-caisse bien rempli ont mille moyens pour tourner à leur avantage les circonvolutions compliquées de leur bonne conscience...

Mais deux remarques tout de même :

-Premièrement, pourquoi n'interdirait-on pas à tous ces connards du show-biz, bateleurs de télé, saltimbanques de cinéma, animateurs de jeux débiles ou simples cracheurs de micros, de faire de la pub en dehors de leurs heures de service pour quelque produit que ce soit... Car enfin, si ces cons sont recrutés par les chasseurs de pub, c'est bien parce que leur binette est connue, et si elle est connue c'est bien parce qu'elle passe en boucle sur les écrans. C'est donc avec nos ronds que ces cons-là sont devenus les rois du casting publicitaire. Leur interdire ce genre d'amusement lucratif présenterait au moins trois avantages : d'abord leur apprendre la décence, ensuite permettre à de plus nécessiteux de s'y coller, enfin nous éviter de voir dix fois par jour la tronche débile de tonton coffe ou d'antoine ou de jean rochefort ou de robert hossein et plein d'autres que j'oublie qui ont même pas honte, pourris de fric comme ils sont, de venir arrondir le déjà joli édredon de leur fin de mois en vantant les charmes des soupes liebig ou des cercueils roblot...

 

-Deuxièmement, au nom de quoi n'étendrait-on pas cette interdiction de citer des marques aux « produits culturels » ? On s'imagine bien que les journaleux qui promeuvent tel bouquin, tel spectacle, tel groupe, telle salle, tel cd, tel dvd... etc... ne le font qu'avec de saintes intentions, vêtus de probité candide et de lin blanc, dans le détachement matériel le plus irréprochable et avec le seul louable souci d'informer et de saluer les productions culturelles les plus remarquables... Allons donc, ce ne sont que copinage et racolage et renvois d'ascenseurs et gentilles compromissions entre amis qui font que ces cons-là mettent en lumière ce que leurs maîtres ou leur idéologie ou leurs sordides intérêts personnels leur ont dit de mettre en tête de gondole et jettent aux poubelles de l'histoire et de l'oubli ce qui ne convient ni à leurs têtes formatées et formateuses ni à leurs intérêts financier bien compris...

Déontologie mon cul ! Comme le chantait Paco Ibanez qui le tenait du vieux Quevedo ((1580 - 1645), l'hymne de tous ces enfoirés c'est bien toujours et plus que jamais ceci : « Don don don do do don don don do don dinero... »

 

Lou ibère...

jeudi, 10 décembre 2009

Petite contribution...

Et oui, petite contribution au débat sur l'identité nationale...
Aujourd'hui, c'est Marcel Proust qui s'y colle, dans A la recherche du temps perdu, et plus précisément dans Du côté de chez Swann.

Et c'est pas si mal que ça :

"Que cette église était française ! Au-dessus de la porte, les saints, les rois-chevaliers une fleur de lis à la main, des scènes de noces et de funérailles étaient représentées comme ils pouvaient l’être dans l’âme de Françoise. Le sculpteur avait aussi narré certaines anecdotes relatives à Aristote et à Virgile, de la même façon que Françoise à la cuisine parlait volontiers de saint Louis comme si elle l’avait personnellement connu, et généralement pour faire honte par la comparaison à mes grands-parents moins « justes ». On sentait que les notions que l’artiste médiéval et la paysanne médiévale (survivant au XIX° siècle) avaient de l’histoire ancienne ou chrétienne, et qui se distinguaient par autant d’inexactitude que de bonhommie, ils les tenaient non des livres, mais d’une tradition à la fois antique et directe, ininterrompue, orale, déformée, méconnaissable et vivante."

 

Lou intemporelle...

mercredi, 09 décembre 2009

Winock's blues...

Michel Winock, encore un incontournable de tout ce qui touche à l'identité nationale, à l'immigration... Ils sont 4 ou 5 comme ça à se partager le magistère médiatique de la bonne parole consensuelle sur tous les sujets problématiques qu'ils ont la charge de déproblématiser afin que ne soit pas dit ni proféré ce que la pensée unique et les vigilants veulent tenir caché...

Michel Winock, donc, dans Ouest-France du 4 décembre, à propos du débat sur l'identité nationale. Extraits commentés :

 

« Que pensez-vous du débat sur l'identité nationale ?

Je suis un peu étonné que le ministère lance un tel débat. L'expression identité nationale n'est pas bien claire. Il y a d'autres mots, qu'on utilisait jadis, qui pouvaient exprimer cette idée : patriotisme, civisme. Comme le débat est lancé par un ministère qui s'appelle aussi de l'Immigration, on voit bien qui est visé. »

Et oui, Michel, on voit bien qui est visé, et tu vois bien et tu sais bien que le vrai problème sous-jacent à tout ce débat est celui de l'immigration et des problèmes économiques, sociaux et culturels qu'elle pose. Mais comme ça fait trente ans que t'es payé pour dire le contraire et pour chanter les alleluia de la beauté du métissage et de la migration généralisée, tu vas surtout pas troubler le marigot et tu vas t'empresser de passer à autre chose

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« Comment cette communauté historique s'est-elle forgée ?

La France s'appuie sur deux héritages. D'abord, la monarchie catholique : elle a construit un État centralisé qui a rassemblé des territoires habités par des gens qui ne parlaient pas la même langue, qui n'avaient pas les mêmes traditions. Ensuite, les révolutionnaires et les républicains ont construit la nation, c'est-à-dire le fait que les citoyens se définissent Français à partir de leur volonté d'adhérer à ce pays. La nation, c'est l'idée d'une appartenance volontaire. »

Ca t'arrache pas la gueule de dire que la monarchie a centralisé sans parler une seconde du jacobinisme exacerbé des grands ancêtres guillotineurs qui ont imposé de façon totalitaire et entièrement idéologique une centralisation mille fois plus radicale et absurde que la centralisation empirique et progressive de la monarchie... ? Bravo Monsieur  l'Historien...

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« C'est la raison pour laquelle un débat comme celui-là me gêne beaucoup. Il suffit de regarder les réactions sur Internet. On donne l'occasion à tout un refoulé xénophobe et islamophobe de s'exprimer. C'est dangereux. »

 

Là aussi t'es mignon, Michou... Les mêmes cons dont tu fais partie qui tressent d'impérissables lauriers depuis cent ans à tonton Freud et à la psychanalyse qui auraient libéré l'esprit humain en permettant à tout ce qui était opprimé et contraint par le sur-moi de la morale et de la religion, les mêmes cons qui se réjouissent  de l'expression enfin libérée du refoulé qui, seule, peut guérir les terribles névroses individuelles, les mêmes cons, dis-je, lorsqu'il s'agit de la société, sont soudain terrorisés par ce même refoulé soudain devenu abominable, terrifiant et « dangereux »...

Et oui, Michou, c'est dangereux de laisser parler le peuple... Il parle pas comme toi, le peuple, il a pas ces précautions de faux-cul qui se réjouit d'entendre le premier gros mot dans la bouche de son petit-fils, comme marque de libération et d'autonomie, mais qui sort bénitier, sabre et goupillon d'exorciste démocrate dès qu'il entend dans la bouche du peuple ces mots abominables qui pourraient avoir l'ombre d'un soupçon de connotation raciste...

Reste dans ton petit monde calfeutré de bien-pensant boboïde, Michel, va pas trop au Café du Commerce, tu risquerais d'y rencontrer le peuple et d'avaler ton café de travers...

Lou p'tit noir...

mardi, 08 décembre 2009

Hérodote...

 

 

Et les voilà repartis en campagne, les brandisseurs frénétiques de pancartes, les agitateurs de drapeaux et signeurs de pétitions patentés qui trouvent là l’occasion rêvée de faire parler d’eux dans des médias déjà couchés pour leur servir la soupe.
Ces jours-ci, c’est la suppression (qui n’en est pas vraiment une puisqu’on renforce cet enseignement en classe de première…) de l’Histoire en terminale S.

Et tous les jocrisses syndicaux, intellectuels affligés et corporatistes affiliés de pousser des cris de pucelle pour dénoncer ce lâche attentat contre les Humanités, cette attaque inqualifiable contre la possibilité de comprendre le monde, décrypter le temps et devenir enfin ces citoyens magnifiques et introuvables dont la République a tant besoin…

Ce matin, c’est le duhamel de France-cul et la vieille roudinesque qui s’y collent et nous redisent, la voix brisée d’émotion et de colère, toute l’horreur d’un monde d’où auraient disparu la Princesse de Clèves, les hauts faits de la présidence Millerand et l’enseignement récurrent et obligatoire de la Shoah.
C’eût été rigolo de demander à Roudinette et Béchamel réunis de nous dire, là, à la loyale, les yeux dans les yeux, combien de fois ils avaient lu la Princesse de Clèves avant qu’ils ne la relussent (et oui…) en boucle il y a un an ou deux pour marquer leur opposition radicale et lettrée à Sarko le Barbare… Itou et item pour les hauts faits d’Alexandre Millerand qu’ils ont pourtant étudiés avec assiduité et passion au temps de leur jeunesse folle. Y a que, sans doute, sur la Shoah qu’ils auraient pu réciter par cœur le catéchisme officiel dont ils sont parmi les fabricants les plus zélés. Mais là, deux heures d’histoire de plus par semaine n’ajouteront rien au déferlement médiatique shoahtique dont le csa devrait d’ailleurs dresser quelques statistiques édifiantes…

Mais pour en revenir à l’Histoire en péril, nos deux suceurs de micros croient-ils vraiment que nos chères têtes blondes tirent quelque profit que ce soit de leurs longues heures d’ennui le cul posé sur les bancs de l’école, croient-ils vraiment ou font-ils semblant de croire qu’il restera quelque chose de tout ce fatras hétéroclite appris dans la douleur, croient-ils vraiment que c’est deux heures de plus d’Histoire ou Géo ou Philo ou Français qui vont faire des Lycéens de France ces citoyens modèles qui changeront un jour la face de la République ?

Si oui, il faudrait qu’ils ouvrent vite Libé de ce matin. Ils y liront avec horreur, angoisse et tremblement qu’il n’y a que 29% de nos concitoyens qui connaissent le nom de leur Président  de Région… !!

Mais qu’ils se rassurent, y en a bien 95% qui connaissent le nom de Zidane, Patrick Sébastien ou Geneviève de Fontenay…

 

Lou déscolarisée...

lundi, 07 décembre 2009

Commentaire décomposé...

Allez, deux mots de commentaire sur la prose de cette ordure de Marcelle dans Libé du 4 décembre. Extraits commentés.

"Les mots pour la redire, la barbarie

National quoi?

Ainsi, petit à petit, l’oiseau fait son nid. Cet oiseau-là, appelons-le fascisme ou néonazisme, et entendons de partout monter des voix nous rappelant scrupuleusement au sens des mots. Allons ! La Suisse serait soudain devenue, par le seul fait d’une votation interdisant l’érection de minarets, un Etat raciste ! Vous rigolez ?… Eh bien non, on ne rigole pas. On cherche le mot susceptible d’identifier l’électeur d’une proposition raciste promue par des racistes, et - est-on simplet, tout de même !- on ne trouve rien de mieux que : raciste."

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Déjà, ducon, tu pourrais t'essayer, dans ta grande sagacité verbeuse, à quelques distinguos subtils qui te permettraient de comprendre que les minarets ont à voir avec la religion et pas avec la race, premièrement, et, deuxio, que la crainte d'un afflux trop rapide et important d'étrangers n'est pas nécessairement de la xénophobie et encore moins du racisme. Mais pour faire ces distinctions, il faut sans doute ce minimum d'honnêteté intellectuelle qui te manque...

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"Remplacer le costume rayé du mafieux qui bâillonne les juges, criminalise l’expression syndicale ou assassine la presse, par un queue-de-pie, c’est se faire le complice du mafieux en le banalisant. Pour ce faire, on avancera naturellement les meilleures raisons du monde : l’Europe, mais surtout pas fédérale, l’Europe des Etats-Nations, avec ses murs et ses «jungles», où une «crise économique» exacerbe tous les nationalismes pour le plus grand profit d’«un tas de coquins faisant gogaille du matin au soir et du soir au matin» (Karl Marx, Le Capital), et cette «misère du monde» qu’elle n’a pas vocation à accueillir au-delà d’un raisonnable indexé sur l’aide dérisoire aux pays «en voie de développement», ce minimaliste cache-sexe du post-colonialisme et de toutes les Françafrique."

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Quand tu causes avec le vieux Marx (dont la totalitaire politique universellement menée par ses émules et descendants en tous genres ne semble pas te choquer plus que ça) d'un "tas de coquins faisant gogaille", est-ce que tu mets dans le tas en question ton rothschild de patron et ton joffrin de caporal-chef qui doivent bien se gogailler gentiment et même pire avec tout ce pourri pognon dont les effluves ne semblent pas, pour une fois, gêner tes délicates narines de faux pauvre du Lubéron et des Alpilles...

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"La barbarie, c’est agiter le fantasme du muezzin dans les campagnes à clochers (et à écoles privées) subventionnés, tout en panthéonisant L’Etranger de Camus. La barbarie, c’est misérablement invoquer des «règles d’urbanisme» pour préparer les opinions publiques à tous les référendums d’exclusion."

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Lorsque tu parles de "barbarie" à propos de l'agitation du "fantasme du muezzin", t'as pas l'impression que tu oublies un peu trop facilement l'autre barbarie, celle des puissants par le fric, des puissants par la plume et le micro, des puissants par les réseaux, à laquelle tu appartiens de toutes tes fibres de motard de mes deux et de dominant à bonne conscience ?

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"On incinérera lundi au Père Lachaise un exemplaire représentant de l’être internationaliste dans la personne de Menachem Rosenfeld, dit, depuis 1940 qu’il entra dans la clandestinité, Henri Pasquelin.

Né en 1923 d’un père secrétaire général du syndicat du textile de Varsovie exclu dès 1929 du Parti communiste polonais pour boukarinisme et d’une mère agent de liaison de la IIIe Internationale (exclue, elle, pour trotskisme), il immigra en France en 1934 et intégra à 14 ans le groupe Molinier, puis le Parti socialiste ouvrier et paysan (l’ultra-gauche, comme dit l’autre, de la SFIO)de Marceau Pivert. Après guerre, marri de n’avoir rejoint la Résistance «qu’en» 1943, il refusera toutes décorations."

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Quant à ton hommage à Pasqualin, on dira simplement que si tout ce que tu racontes sur le bonhomme est vrai, il avait au moins les couilles, le Rosenfeld, d'être un clandestin alors que tu es le fleuron de la high society médiatique du tout-Paris friqué et bien-pensant, et de refuser des décorations de merde dont il s'estimait indigne (et pourtant, les décorations de la Résistance, Dieu sait si elles étaient bien souvent indignes en elles-mêmes, cf le gentil germano-soviétque guy moquet...) alors que tu n'estimes pas indigne, tenant les discours que tu tiens, de faire cohabiter ta prose de révolutionnaire en peau de lapin avec les pubs les plus éhontées pour le luxe d'une société de consommation qui pue et  du fric qui tue, dans le torchon joffrinien o^tu te répands...

Lou beuark...

 

 

jeudi, 26 novembre 2009

L'antiracisme rend con...

La preuve que l’antiracisme rend con, allez donc la chercher dans le « Libé des Philosophes » (tu parles !) de jeudi dernier (19 novembre), allez donc lire trois secondes l’édito non pas de joffrin, ni de dupuy, ni de je ne sais quel journaleux intérimaire de bas étage, mais de Michel Serres soi-même, professeur à la Stanford University, membre de l’Académie Française, vieille tête chenue à l’accent rocailleux, ce qui serait plutôt sympathique, philosophe à ses heures, penseur, moraliste, essayiste, citoyen…etc… et qui signe pourtant un papier où la connerie le dispute à l’affligeante nullité… C’est qu’à force de se vautrer aux pieds de la pensée unique et de salamaléquer en boucle devant la boboïdie triomphante, on finit forcément par se prendre les pieds dans le tapis…

Le Michou de ses dames, voulant se montrer, dans Libé, plus joffriniste que joffrin et plus désirable que Désir n’arrive finalement qu’à se montrer plus sot que Soto, ce qui est une performance non négligeable… Et pour ce faire, voulant tacler sarko et besson sur le fameux débat « identité nationale », le voilà qui fait le grand détour obligé par racisme, antiracisme, pensée unique et langue de bois…

Ainsi, après une laborieuse explication de texte sur la différence entre identité et appartenance, le voilà qui lâche l’immortelle attendue sentence, celle qui le propulse illico au panthéon de la modernité triomphante et lui ouvre les portes de la pétitionnite aigue  : « Dire de tel ou tel qu’il est noir, ou juif, ou femme, est une phrase raciste parce qu’elle confond l’appartenance et l’identité… ».

Déjà, confondre race, religion et sexe sous un même vocable « racisme », voilà qui fait guère honneur à la sagacité lexicale d’un « immortel ». Ensuite, si l’on pousse la logique serriste jusqu’au bout, on doit pouvoir écrire que « dire de quelqu’un qu’il est quoi que ce soit : plombier, blond, gendre idéal, bi, surfeur, spinoziste, mélomane ou raton-laveur est forcément une phrase raciste » et on va alors avoir quand même beaucoup de mal à ouvrir sa gueule pour parler simplement de son voisin ou de son collègue de travail sans voir rappliquer dans les dix secondes les commandos armés de la ligue des droits de l’homme ou de la licra… Et même, dire de quelqu’un qu’il est antiraciste doit pouvoir bénéficier du même traitement radical et vous envoyer illico au mitard des vigilants de service…

Alors on voudrait dire à Michou, qui n’est sans doute pas un mauvais bougre, que dire de quelqu’un qu’il est noir, par exemple, c’est pas nécessairement l’enfermer dans cette identité unique, ne vouloir le définir que par cette couleur soulagienne ni en faire un représentant à vie des héritiers de la case de l’oncle tom. C’est pas non plus nécessairement une insulte. Et quand bien même c’en serait une dans la bouche de qui le profère, ça pourrait n’en être point une, et même être une fierté revendiquée, dans l’esprit de qui le reçoit…

Ainsi, cher Michel, si je dis que tu es un con, c’est vrai que je te classe joyeusement et instantanément dans la collection des cons. Mais rassure-toi, cette appartenance peut n’être que momentanée, seulement liée à une faiblesse passagère, et l’on peut alors penser que fuyant Libé et retrouvant ton accent rocailleux, tu vas effacer l’idéologue fou qui sommeillait en toi, ignorer la langue de bois qui t’encombrait la bouche, retrouver le goût de taper dans un ballon de rugby (pas trop fort, Michel, pense à ton arthrose) et te déjoffriniser cinq minutes pour arriver enfin à être toi comme je suis moi… et arrêter alors de dire n’importe quoi…

Lou identique...

jeudi, 12 novembre 2009

Prophétie...

 

Et voilà, banco ! En plein dans le mille ! le gros cul-édredon des désinformateurs fous a encore frappé, comme une grosse merde bien huilée, véritable cas d’école à repasser en boucle dans toutes les bonnes boîtes de journalisme de notre démocratie médiatique exemplaire…

Allez donc relire le début de ma note d’hier (« Tu es trop cher docteur Schweitzer ») sur les somptuosités que la halde en folie s’octroie généreusement avec notre pognon, et écoutez en même temps (sur le site France-cul, tapez « information » puis « journaux matin » puis « 7h ») les infos de ce matin 7 h. Allez direct à 6 minutes 40 pour éviter de vous farcir tout l’inutile, et savourez alors la petite salope aurélie kieffer au pupitre, qui passe la parole à l’ordure minuscule mathieu aron qui crache dans le micro, sans oublier l’immonde de l’étage au-dessus qui a dû leur écrire la partition, et vous verrez en direct live comment on peut dire sans dire tout en disant, comment on trafique la vérité vraie sans sourciller, bref, comment on désinforme le populo à longueur d’antenne…

Petit florilège : d’abord, la halde et le cnil sont appelés « autorités poil à gratter qui dénoncent et dérangent » ! Voilà déjà de la jolie entrée en matière boboesque qui signifie en langage codé : « Pas de souci, mon cher louis, on va te sauver la mise ». Ensuite on nous parle de parlementaires qui menacent de « baisser les moyens accordés » à ces deux structures sans que jamais on puisse se douter une minute du pourquoi de la raison de cette décision forcément aberrante. Enfin, quand même, comme il faut bien évoquer la notion de « gaspillage » dont Libé, Le Monde et le Figaro ont parlé, on va aller interroger le Président d’une autre commission à la mords-moi-le-nœud du même acabit mais en beaucoup plus minuscule (la CNDS qui s’occupe, noble tâche, des bavures policières) pour l’entendre nous dire qu’il n’a que 7 personnes à sa disposition, que son budget est dérisoire et que presque c’est lui qui lave les vitres et passe la serpillère. Et voilà l'auditeur moyen convaincu que pour la halde c'est du pareil au même et que ces députés ump quand même, ils exagèrent...

Pas un mot donc sur les raisons avancées par les députés, pas le soupçon d’interview d’un de ces députés, pas un mot sur les largesses de Pépé Schweitzer avec soi-même ni sur les frais de mission rocambolesques ni sur le jacuzzi installé en sous-sol (information à vérifier… !), ni sur les huit milliards de centimes rené coty consommés chaque année par cette armée d’épicuriens contrôleurs manifestement plus tatillons et minutieux pour savoir si le face-de-craie qui sort du bar en titubant a crié « youpin » ou bicot » ou « banania » que pour savoir si Louis schweitzer a vraiment besoin pour boucler ses fins de mois de 6700 euros de plus dans sa cagnotte… et d’un jacuzzi à la cave pour s’y baigner avec le mari de bernadette deux fois par semaine (info toujours invérifiée à cette heure… !).

Et pour clore en beauté, les salopards de France-cul osent cette définitive sentence : « Peut-on faire des économies sur le contrôle des libertés publiques ? »

Eh bien messieurs, la réponse est oui, mille fois oui, et on pourrait même doubler ou tripler le jackpot en supprimant radicalement télés et radios publiques qui sont une honte permanente à la justice et à l’équité. Et on vous enverrait réapprendre votre petit timonier de jadis dans des champs d'épinards pour vous faire retrouver le sens profond de la vérité.

Allez, y a longtemps que j’ai pas vomi… Cette gerbe, c’est sur les godasses à la petite kieffer et au gros aron que je la dépose pour transmission par voie hiérarchique jusqu’au sommet de radio-France et du csa qui doivent  pas vraiment culminer très haut…

Lou soulagée...

Compassion 2009... A vos mouchoirs..

  

Elle est sûrement gentille, Nicole Maestracci, la Présidente de (prenez votre souffle ) la « Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale », sûrement pleine de philanthropie et de générosité à en crever, et la voilà, à l’entrée de l’hiver, qui nous ressert, dans le Monde, l’éternel lamento des sans-abris pour qui on ne fait rien et du déshonneur d’un pays qui « laisse une partie de sa population vivre dans des conditions humiliantes ».

Et de décliner alors toute l’habituelle panoplie de ce qu’il faudrait faire demain matin pour que les miséreux de l’hiver 2009 risquent un peu moins l’hypothermie glacée des bouches de métro et des bancs publics.

Et elle y va pas, la bougresse, avec le dos de la cuillère : il faudrait donc un accueil inconditionnel, dans des places d’hébergement qui soient un vrai chez-soi, correspondant aux normes définies par les sdf eux-mêmes, avec une clé, et pour « le temps qu’il faut », avec en plus, pour chacun des impétrants un travailleur social et un référent coordonnateur, et pour couronner le tout, le droit au recommencement, c’est à dire à la récidive infinie de la mouise et de l’aide sociale qui va avec… Elle a dû oublier le bouquet de fleurs et les rideaux aux fenêtres mais ça va pas tarder...

Bien entendu elle se garde bien de chiffrer la chose car quand on aime on compte pas, ni de nous dire combien elle met de sa poche pour lancer la mécanique car aide sociale bien ordonnée commence par l’argent des autres…

Elle se garde bien aussi de justifier toutes ces mesures, comme si tous les miséreux et tous les déclassés étaient totalement irresponsables de la situation dans laquelle ils se trouvent…

Elle se garde bien surtout de chercher à comprendre les raisons d’une telle situation et de l’augmentation exponentielle, depuis de nombreuses années, des sans-abris de toutes sortes, parallèlement à la même augmentation délirante des structures de secours diverses et variées qui démarrent trois semaines sous le signe admirable du bénévolat et de l’altruisme conquérants avant d’exiger, avant la fin du premier mois d’existence, le soutien financier urgent et indispensable des collectivités territoriales et de l’Etat, et donc, au bout du bout du compte, comme toujours, du pognon des rares qui travaillent encore dans ce putain de pays bientôt exsangue…

Alors, Nicole, ta compassion m’émeut, certes, mais ça me toucherait encore plus ton analyse gentillette si tu allais gratter cinq minutes plus profond sur les raisons d’une telle situation… Allez, je t’aide :

-immigration galopante et incontrôlée, d’hier et d’aujourd’hui, qui augmente d’autant la pression démographique

-droit des locataires systématiquement renforcé face au droit des propriétaires qui explique une certaine frilosité du marché.

-déstructuration de la famille, avec toutes les facilitations possibles pour les divorces à l’amiable, les pacs à répétition, les unions libres, les concubinages souverains, les couples recomposés, surcomposés, décomposés… etc… , déstructuration qui crée forcément plus de déclassés et plus de demande de logement.

-idéologie anarcho-libertaire et asociale du refus du travail et de ses contraintes, du refus de la vie installée et de son embourgeoisement mortifère, sauf toutefois quand on se les caille pour de bon et qu’on finit par s’apercevoir que la neige c’est plus sympa sur le toit de la chaumière que sur le pompon du passe-montagne…

-idéologie soixante-huitarde du « vivre sans temps mort, jouir sans entrave » qui a voulu en finir avec le minimum de stoïcisme (courage, effort, endurance..) qui permet d’être autre chose qu’un ectoplasme couché… (Allez un ptit coup du vieux sartre pour la route, la seule phrase qui vaille peut-être dans toute son oeuvre : « Ce qui compte, c’est pas ce qu’on a fait de moi, c’est ce que je fais de ce qu’on a fait de moi »).

-accoutumance généralisée au droit à tout et au zéro devoir qui nous fait des générations d’assistés pour qui tout mouvement de prise en charge ne peut venir que d’ailleurs que d’eux-mêmes…

-et enfin multiplication des structures d’accueil et de soutien, dont tu es, Nicole, l’emblématique exemple, qui font que la compassion anonyme et lointaine, dans notre société, est sans doute la chose du monde la mieux partagée mais qu’elle est aussi le moyen le plus certain de déresponsabiliser les premiers concernés.

 

Alors bien sûr, je sais aussi qu’il y a la crise, qu’il y a des cas dramatiques où la vie frappe parfois très fort, où la malchance et le sort s’acharnent durement, mais ces cas-là, les relations de voisinage, à quelques exceptions malheureuses près, savent les résoudre. Par contre, pour dix pour cents (et je suis généreuse…) de situations dramatiques qui méritent d’être secourues, combien d’amorphes ou de profiteurs ou de parasites qui jouissent sans entraves d’une compassion devenue folle qui ne sait faire rien autre que soigner sa bonne conscience en distribuant à tout va, les yeux fermés, comme si toute misère en valait une autre…

Et puis, le jour où tes associations réunis poseront les vraies questions sur la misère au lieu de nous balader  dans une espèce de philanthropie molle qui permet de pas mettre le doigt là où ça fait mal à la pensée unique, je mettrai peut-être mon obole dans ta sébile. En attendant, je préfère filer un bon pourboire à mon plombier et un chocolat chaud au clodo sympa qui squatte mon escalier…

P.S. Par contre, ma jolie, si tu veux taxer jusqu’au trognon Pinault, Arnault, Bergé, Lagardère, BHL, ou Frédéric Mitterrand, te gêne pas… Et si tu veux installer tous les sdf de l’hiver qui s’avance dans les Musées d’Art moderne et contemporain où ils se referont une santé en écoutant les commentaires avisés de catherine millet, te gêne pas non plus… Y a aussi les locaux de la Halde qui sont pas mal, semble-t-il, 2500 m² je crois… faudrait peut-être en parler au Dal…

Lou qui cherche...