vendredi, 31 décembre 2010
Les vieux m'emmerdent...
Les vieux beaux, surtout. Les vieux artistes en particulier, ces mecs ou ces nanas qui depuis l’âge de 15 ans nous infligent leur ego de scène en scène et d’écran en écran et qui à 85 balais veulent toujours pas décrocher, et à qui, bien sûr, les médiateux, magnifique confraternité des narcissiques associés, servent la soupe à écuelles-que-veux-tu sur tous les plateaux, riant de leur moindre bon mot, opinant du bonnet, dodelinant du chef, encourageant Papie Mamie, qui ont pas besoin de ça, à en faire des tonnes…
Hasard du zapping, les deux dernières épaves aperçues, ces jours-ci, étaient Galabru et Guy Béart… Pauvres débris, se croyant obligés de montrer leur éternelle « jeunesse », leur « esprit » intact, et d’en rajouter alors des louches…
C’est ainsi que Galabru, avec ses effets bien stéréotypés de grosse grondante voix méridionale, laissait percer quelque gaillardise censée nous montrer son allant et son ouverture d’esprit, tandis que Guy Béart se lançait à toute force dans une chansonnette concoctée tout exprès à l’avance, la « Marseillaise » de je ne sais quoi, d’une nullité à pleurer, devant un Ruquier qui avait même pas les couilles de lui dire que son dernier opus en live était vraiment une sacrée merde…
Dernier décombre, le Stéphane Hessel, bourge de chez bourge et fils de bourges, qui nous sort vingt pages à trois euros et 800.000 exemplaires pour nous demander de nous indigner contre la financiarisation de la planète et la forfaiture des politiques…
Dis, ducon, on aimerait connaître exactement la valeur globale de ton patrimoine et quel pourcentage tu en distrais annuellement, pour aider les miséreux qui te déchirent le cœur, avant de s’indigner à tes ordres, sous ta houlette et pour les seules causes qui t’agréent. Et puis, c’est bien beau de s’indigner à 95 berges, quand on commence à sentir le vent du boulet, mais on aurait aimé, Pépé, que tu t’indignas, en 1981, au moment où il te nommait « ambassadeur de France », contre la crapule Mitterrand qui soupait une fois par mois avec Bousquet, contre la crapule Mitterrand qui, dans l’affaire d’Algérie, avait pas été tout à fait dans la ligne de tes engagements libératoires, contre la crapule Mitterrand enfin, qui fut le moins transparent, le plus machiavelo-manipulateur et putassier de tous les Présidents de cette foutue V° république… Mais en ces jours bénis, tes indignations, tu les tenais soigneusement au chaud…
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lundi, 27 décembre 2010
Les Trois Grâces...
Ah ! on pouvait quand même pas passer Noël sans voir surgir quelque part, comme des marionnettes bien huilées, les tronches de trois ou quatre connards (et connarde en l’occurrence) venant étaler leur immense générosité hivernale et programmée à la une de Libé ou des Journaux télévisés… !
Et c’est ainsi que, sous la houlette de Jean-Marc Ayrault, ordinaire patron du Dal et porte-parole de soi-même, l’on a vu arriver, sous les fenêtres du Ministère du Logement, le Bedos et la Balasko, fleurons attardés du show-biz de papa, accompagnés de l’inévitable nain de jardin asthmatique et généticien, Albert Jacquard soi-même, venu sans doute redorer son blason depuis qu’il ne nous postillonne plus dans les oreilles sur France-Cul avant les infos de 18 heures sur des sujets qui n’intéressaient que lui-même, sans qu’on ait jamais pu savoir d’ailleurs ni comment avait été organisé le casting ni combien il touchait, le bougre, pour ce sacerdoce quotidien et rémunérateur…
Et les trois ducons d’y aller alors de leur plus jolie déclaration sur l’indécence absolue qu’il y a, dans notre pourtant si généreuse merdocratie, à ne pas offrir de logements corrects à des milliers de clandestins qui, avant de devenir de merveilleuses chance-pour-la-France de demain, sont les sacrés boulets de notre aujourd’hui…
Alors on a envie de leur dire, à nos trois zozos associés, dont l’un au moins, le Bedos, paye l’Isf et dont les deux autres doivent avoir quand même mis hors d’eau de jolies cagnottes rebondies, qu’au lieu de venir dégouliner leur visqueuse charité sur le dos de l’Etat et des contribuables, il faudrait peut-être bien qu’ils payent un peu de leur personne autrement qu’en se faisant de la pub deux fois par an en caressant sous l’objectif des télés les jolies boucles frisées des petites Maliennes misérables amenés là tout exprès pour la couleur locale.
Tiens, pourquoi ils donneraient pas leur première, deuxième ou troisième résidence secondaire gratos et illimité à une famille nécessiteuse et colorée ? Pourquoi ils offriraient pas à Mamadou ce tableau de Nicolas de Staël qui fait si bien dans le salon, ou à Omar ce Giacometti superbe, qui, bien négociés, devraient permettre à nos deux clandestins de se payer enfin 25 ans de loyer dans le 16° ou une résidence avec vue sur la mer au Grau-du-Roi? Et le yacht, et la bibliothèque, et le manuscrit autographe de Pérec ou Aragon, et la photo dédicacée de Doisneau, et la compression de César, la croûte de Basquiat, l’urinoir de Duchamp, le raton-laveur de Prévert, toute cette belle culture estimée à prix d’or et qui dort chez nos trois privilégiés ? Bref, faut la cracher l’oseille quand on veut faire le généreux, faut le gratter le patrimoine, les racler les doubles-fonds, avant de demander au Français moyen qui, en plus, a pas la chance, lui, de se ripoliner la conscience avec de l’engagement magnanime, de raquer une fois de plus pour faire plaisir aux bobos larmoyeux…
« Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger » disait Pascal. Et moi je ne crois que les engagements de ceux qui, au lieu de crier : « Indignez-vous ! » dans les micros des médias, s'indignent contre eux-mêmes de leur propre rapacité...
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vendredi, 24 décembre 2010
Tapière et Guesquonnier...
Plus que cinq jours… cinq jours à tenir pour que tous les connards de Medialand puissent nous jouer la grande inoubliable jérémiade, le royal absolu lamento du 1° anniversaire, à la gloire d’eux-mêmes d’abord, et, accessoirement, au souvenir ému de Guesquière et Taponier, les deux ténébreux neurasthéniques dont les tronches moroses ornent nos écrans de contrôle depuis six mois…
Là, ça y est, ils ont réussi à réunir laborieusement 80.000 signatures, et les voilà alors filmés et refilmés en délégation officielle pour « exiger » (rien que ça !) la libération immédiate de leurs deux clowns tristes. Les talibans ou les alquaïdistes doivent doucement se marrer devant les kalachnikovs de papier des médiateux associés… !
D’autre part, 80.000 signatures, après six mois de ramdam médiatique incessant et quotidien, après les « deux confrères » par ci, après les « nous pensons bien à eux » par là, ça apprend au moins une chose : c’est que les Français s’en tamponnent joyeusement des deux pieds nickelés et que ça devrait pas les empêcher de réveillonner au foie gras…
Mais quand même, au nom de quoi ces débiles de la médiasphère, payés par nos ronds, squattent-ils un temps d’antenne qui se négocie à prix d’or avec les régies de publicité, pour nous causer de leur petit nombril corporatiste ? Lorsque deux militaires français se font tuer en mission en Afghanistan, nos grands informateurs généreux ouvrent même pas leur Journal Télévisé sur ce drame ! Ils en parlent dix secondes, en passant, entre les embarras neigeux de la circulation et la nomination de leur Barbie noire préférée en ambassadrice unesquienne… et les familles éplorées, elles ont droit même pas à une demie seconde de compassion…
Et là, parce que deux pingouins de la grande maison ronde, deux pingouins en quête de scoop et qui ont dû sans doute prendre des risques inconsidérés, non pour nous informer, comme ils disent, (qu’est-ce qu’on s’en fout de voir le désert afghan en direct ou les enturbannés de Ben Laden en live !), mais pour paparazzer l’Afghanistan comme ils auraient tout aussi bien paparazzé Lady Di sur le Pont de l’Alma… Où j’en suis, moi ? Ah ! oui, un peu perdue la Lou, … donc, disais-je : et là pour deux pingouins un peu brusquement retenus dans les sables de Kaboul Plage, ils nous en tartinent l’information en boucle comme le nutella du 20 heures !
Sacrés foutus corporatifs de merde qui voient pas plus loin que le bout de leur scoop et ne semblent connaître du monde et des gens, entre les calendriers de « Reporters sans frontières » et le pin’s de « Journalistes en danger », que les petits malheurs perso qui viennent s’écraser sur leurs pompes…
Au fait, les Gessler larmoyantes, les Pulvar chialeuses, les Pujadas lacrymaux, entre foie gras et caviar, ce soir, ils auront une pensée, vous croyez, pour Guesquière et Taponier ?
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mercredi, 22 décembre 2010
Pourrie Europe...
La Commission Européenne, une armée de connards, probable payés à prix d’or par nos impôts. Et ces planqués viennent nous dire quoi ? Que la situation dans les transports européens est « inacceptable »… avertissement aux gouvernements, blâme aux ministres des transports, bonnet d’âne aux aéroports… etc…
Pour un peu ces demeurés, le cul bouillant sur la moquette surchauffée de leurs bureaux de Bruxelles ou Strasbourg, vont sortir un carton jaune au Bon Dieu pour chutes de neige intempestives, froidure intolérable, givre inexcusable et files d’attente dans les aéroports !
Par contre, quand 30 connards plus ou moins cégétistes d’une société de sécurité de l’aéroport Marseille-Marignane se mettent en grève au moment des départs en vacances et bloquent 3000 personnes alors même que la météo a déjà pas mal compliqué la situation, là, nos fonctionnaires à la con du « machin » européen trouvent rien à redire, pas la plus petite remontrance ni la moindre réprimande…
Tout va bien au pays d’Ubu Roi et de Jean Monnet…
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lundi, 20 décembre 2010
Perdreau de l'année...
L’Express du 15 décembre : trois pages d’hommage à Claude Perdriel, 84 balais, qui après avoir formaté l’intelligentsia française de gauche et de droite pendant 45 ans avec le Nouvel Obs, voulait récemment se payer Le Monde et, à défaut, cherche, avec ses longues dents qui rayent les planchers de la médiasphère, à se rapprocher de Libé…
A l’époque d’Hersant-la-Pieuvre, dans les années 60 – 70, que n’entendait-on pas sur ces salopards d’empereurs de presse qui voulaient verrouiller l’info pour mieux mettre le pays à la botte de qui ils servaient…
Aujourd’hui, non ! Le Perdriel se voit encenser d’ici, louanger de là, et gauche et droite réunies lui tressent d’impérissables lauriers…
C’est qui ce mec, au fait ?
Extraits :
-« A 30 ans, il changeait de voiture comme de chemise et ne gardait pas plus de trois mois une petite amie. »
-Années 80, il est l’un des pionniers du Minitel Rose
-180° fortune de France, et il ajoute, modeste : « Avec un million d’euros par an, je vis très bien ».
-Ducon passe sa vie en jet et, à l’occasion, part en week-end à New-York écouter du jazz ! (C’est pépé Gorz qui doit se remuer grave dans sa caisse… !)
Et ce connard-là ose sans rire se dire disciple de Péguy et citer Charles de Foucauld !
Dis, Perdreau, chuis pas vraiment sûre qu’on ait souvent vu Péguy avec « un pull en cachemire flashy » sur les épaules ! Et quant à Charles de Foucauld, c’est dans un ermitage de 15 m² qu’il a crevé, pas vautré dans un jet sur les cuisses de sa « jeune épouse »…
Beuark…
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mardi, 14 décembre 2010
Photo-Rhino...
Tiens, puisqu’on causait hier de l’édito du Monde, z’avez lu (dans Libé, bien sûr, dans Le Monde on n’en saura rien) le cahier de doléance du Fottorino ? Oh ! le pauvre chéri ! Voilà-ti pas que Monsieur le directeur du Monde, se plaint dans un courrier de « harcèlement moral » exercé à son encontre par les trois nouveaux proprios du groupe.
Et tout ceci pourquoi ? Parce que les nouveaux patrons ont décidé de supprimer la trentaine de voitures de fonction dont bénéficient les cadres et de recadrer les exorbitantes notes de frais de ces grands philanthropes qui ne se déplacent qu’en limousine et ne dorment que dans des palaces.
Et l’Eric larmoyant de se demander in petto si tout cela n’aurait pas pour but de « lui faire quitter l’entreprise en évitant de lui verser des indemnités de licenciement »…
Quand on sait que les journaux vivent entre autres avec le pognon que l’Etat leur verse, quand on sait qu'un tiers de la diffusion du Monde doit provenir des abonnements de complaisance de l'administration française qui ne saurait vivre sans la lecture quotidienne du journal de référence autoproclamé, quand on imagine le salaire et le patrimoine du bonhomme et qu’on se repasse en boucle toute la pseudo-compassion affichée à longueur d’éditos ou de reportages sur la misère du pauvre monde aux prises avec la dureté des temps, on peut difficilement s’empêcher de penser que ces mecs-là sont de sacrés fils de pute…
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lundi, 13 décembre 2010
Gendarmes et voleurs...
Bon, c’est sans doute vrai que si l’on croit deux minutes au doux rêve montesquien de séparation des pouvoirs et à la pureté herminale des magistrats prétendument incorruptibles, c’est sans doute vrai que Brice Hortefeux aurait dû fermer sa gueule à propos des flics condamnés à un an de prison ferme et laisser le syndicat de la magistrature taper plus ferme sur les gendarmes que sur les voleurs.
Mais lorsque l’on voit le Fottorino du Monde ou l’un de ses scribes éditorialistes s’offusquer gravement de ce que le Ministre de l’Intérieur soit plus près du « bon sens répressif » du peuple que des « garanties judiciaires » de la Constitution, on a envie de lui rappeler deux ou trois choses :
-un, que quand on est démocrate et que l’on se réjouit donc systématiquement de ce que la Révolution et les grands ancêtres ont enfin donné la parole au peuple qui croupissait dans l’abrutissement dogmatique et l’obscurantisme…
-deux, que quand on ne cesse de chanter à longueurs de commémorations l’impérissable louange de l’égalitaire et infaillible loi du nombre…
-trois, que quand on célèbre urbi et orbi l’accouchement interminable de la démocratie balbutiante au pays de Laurent Gbabgbo ou de René Préval…
alors, on voit vraiment pas au nom de quoi les fottorino-joffrinesques de tous les médias auraient plus à se récrier contre les atteintes hortefoliennes aux décisions des magistrats que contre leur propre inconséquence de démocrates de mes deux refusant le bon sens populaire lorsqu’il a le tort de ne pas épouser leur idéologie de grands seigneurs à plumes d'oie…
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dimanche, 12 décembre 2010
Aéropostale...
Ah ! y a longtemps qu’on l’avait pas lu le Marcelle-si-t’avais-des-ailes de Libé-Rothschild ! Et le voilà, (Libé de vendredi), avec sa syntaxe alambiquée de Mallarmé du pauvre, qui nous cause de Cantona… Bon, on a les marronniers qu’on peut : l’autre con de Canto, avec sa grande gueule d’ersatz publicitaire recyclable, avec sa meuf surbanquisée, son minable retrait en forme de coïtus interruptus de la glande pinéale… bref, Marcelle aux abois tombe sur Cantona, lui dresse l’immense impérissable stèle du King Eric for ever et termine ainsi son papier : « Ils veulent quoi, nos vertueux apôtres ? Qu’il sorte du monde, Cantona ? Qu’il se fasse Saint François d’Assise, et les vrais pauvres, terroristes ? Nous vivons, et lui aussi, dans ce monde-là, en lequel une pétition de millionnaires américains demande à Barak Obama de surtaxer leurs surprofits afin de les redistribuer en crédits sociaux. C’est mal ? Et moi, j’ai encore le droit de gagner ma vie dans un journal qui vit de la publicité, ou quoi ? »
Mais non, justement, ducon… déjà, « gagner ta vie », comme elle vaut pas grand chose, ta vie, ça devrait être vite fait, et un tout petit rsa de banlieue pourrrait faire l’affaire… Quant à savoir si tu as le droit, monsieur le moraliste tonitruant, aboyeur anticapitaliste, révolutionnaire de mes deux, rebelle en peau de lapin et insolent médiatique… si t’as le droit de gagner ta croûte dans un torchon dont le patron est plein aux as, dont le rédac chef s’habille chez guerlain et se parfume chez jean-paul gautier, dont les pubs de luxe donnent quotidiennement envie de vomir… eh bien, puisque tu nous poses la question, on te répond clair comme le jour que non, mon grand… T’aurais deux sous de fierté et trois kopecks d’honnêteté, les annuités de ta grosse bécane bien capitalistique elle aussi, tu irais te les chercher du côté d’un Robert Linhart qui lui au moins allait au bout du bout et s’ « établissait » ailleurs que dans les jupes d’un joffrin ou sur les matelas pleins de thune des mecs qui le débectaient…
Lou cantonnière...
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vendredi, 10 décembre 2010
Le connard suprême...
Mais ça fait combien d’années qu’Alain Duhamel nous impose ses analyses à deux balles, son sourire niais et sa morgue de gros cul installé pour l’éternité sur le petit écran ? Ils ont personne d'autre dans leurs cartons, sur la deux ?
J’ai dû le voir cinq minutes hier soir, par hasard, en face de Marine Le Pen, et une fois de plus, j’ai failli gerber…
Car cet espèce d’ectoplasme médiatique, qui fait la carpette depuis des décennies dès qu’il se trouve en face des ordinaires politiciens que Le Pen père appelait la « bande des quatre », retrouve son mépris douceâtre et sa mielleuse combativité lorsqu’il a à faire à quelqu'un du Front National.
Et le voilà alors, petit roquet minable envoyé par ses maîtres, non pour permettre l’ « expression démocratique et la clarification du débat », mais, par ses aboiements incessants, pour empêcher Marine Le Pen d’articuler une phrase de plus de douze mots et donc de pouvoir exposer aux Français ses analyses et ses solutions.
Et en plus son frangin a été quelque chose comme pdg de France-Télévision !! C'est quand qu'ils nous lâchent, cette famille d'ubiquitaires stipendiés ? Ils sont tellement aveuglés par leur propre ego que même pas ils se rendent compte de l'indécence qu'il y a à promener leur photomaton en boucle dans nos salons pendant des lustres ! Avec qui et combien de fois ils ont couché, physiquement ou psychiquement, pour s'incruster autant dans le paysage ?
Tiens, qui donc veut se charger du lancement d’une pétition pour que les connards médiatiques du service public payés grassement avec nos ronds, un, soient payés au smic, deux, ne puissent exercer leur sacerdoce à la con plus d’un an… Ca nous fera des vacances…
Lou pétitionneuse...
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jeudi, 09 décembre 2010
Negritude...
Quand on observe le joyeux bordel électoral d’Haïti et de la Côte d’Ivoire, soit on avale vingt litres de punch et on chante avec Pépé Senghor les alléluias de la Négouitud’ touiyomphant’, soit on se dit que finalement Sarko-Guaino avait peut-être pas tout à fait tort de proclamer à Dakar que les Noirs étaient de grands enfants un peu demeurés qui étaient pas encore entrés dans l’Histoire, soit on constate une fois de plus que décidément, la démocratie, ici comme là-bas, est un sacré régime de merde…
Ah ! Patrick Lozès et Lvmh déguerlainé me soufflent dans l’oreillette que j’ai tout faux et que, finalement, d’après les experts, le Cran, le Mrap et la Licra, les urnes bourrées, la corruption, les pressions, les violences, le tremblement de terre, la peste et le choléra, tout cela serait la faute à la colonisation…
Ouf ! on respire !
Quant à Jack Lang, un extinction de voix aussi soudaine que radicale l’empêche de saluer avec l’enthousiasme de rigueur la victoire de son excellent ami, l'indéboulonable démocrate Laurent Gbagbo…
Lou aveuglée...
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mercredi, 08 décembre 2010
C'est nous, les gars de la Marine...
Bon, c’est pas sûr que la Marine elle ait totalement raison de vouloir à toute force aller chez Ruquier la tarlouze (hommage à Nicolin !) ou Drucker le caniche… Ce genre d’adoubement obligatoire par des connards médiatiques pleins aux as mais jouant le lamento sur les miséreux pour pouvoir s’économiser le plus gros de l’isf fait vraiment gerber…
Mais sur le fond, elle a quand même pas tort, Fifille. Au nom de quoi ces salopards, payés et surpayés (tiens, sur le service public, vous croyez pas que les salaires ou primes ou indemnités ou rétributions de toutes sortes des têtes de gondole des télés et radios d’Etat devraient être publics eux aussi ? Faudrait peut-être lancer une pétition.. Qui veut s’en charger ?)… au nom de quoi, disais-je, ces salopards payés et surpayés par nos impôts auraient-ils le droit de nous infliger leurs états d’âme et d’écarter de leurs émissions tel ou telle qui rentrent pas dans leur politiquement correct…
Et pour en revenir à Drucker, ce gendre idéal qui se pince le nez dès qu’il entend le nom des Le Pen qui sont, c’est bien connu, d’infâmes nazis, il pourrait, à la place, inviter Maurice Rasjfus qui, lui, est bien dans le sens des vents dominants des années sombres, pour qu’il nous cause de son papa, Abraham Drucker, qui, à en croire un internaute sur Libé, était beaucoup moins regardant sur la moralité de ses interlocuteurs… Voici son texte :
« Abraham Drucker fut nommé par Aloïs Brunner, un SS de la pire espèce, médecin-chef de Drancy. En lisant un livre de Maurice Rajsfus, intitulé « Drancy, un camp de concentration très ordinaire 1941-1944″ (Manya, 1991), on en apprend plus sur son compte.
Maurice Rajsfus est un orphelin de déportés juifs qui fut raflé au Vel d’Hiv et miraculeusement échappé, contrairement à ses parents. Voici notamment ce qu’il y écrit : « Dans leurs fourgons, les SS avaient emmené une partie du personnel interné de Drancy, dont le docteur Abraham Drucker, médecin-chef du camp. Un « physionomiste » faisait également partie de l’équipe [...] Au cours de nombreuses chasses à l’homme conduites dans les rues de Nice, les nazis se faisaient accompagner par des « spécialistes » juifs chargés de vérifier, sous les porches des immeubles, si les hommes interpellés étaient circoncis ou non. »
Puis il décrit le stratagème employé : « J’avais une cigarette et je demandais du feu à tous ceux que je rencontrais et qui me paraissaient juifs. Je leur posais la question en yiddish, ost fayer ? Si ce n’était pas un Juif, l’homme ne comprenait évidemment pas, mais si c’était effectivement un Juif de l’Est, celui-ci me donnait du feu et il était immédiatement embarqué par Bruckler (un des adjoints de Brunner). »
La même chose avait lieu à Paris, où l’on traquait aussi les Juifs pour les déporter.
Comme bon nombre de juifs en France, le Dr Abraham Drucker participa donc à l’oeuvre d’extermination des juifs d’Europe, il fut lui-même déporté par la suite et en réchappa. Et comme bien d’autres juifs comme lui, il n’eut pas à répondre de ses actes à la Libération, ni après. Serge Klarsfeld et son collectif de Fils et filles de déportés n’avaient pas jugés utile de pourchasser les leaders du mouvement collaborationniste juif pendant l’occupation, il y en eut pourtant de nombreux (tout comme il n’avait pas jugé utile de demander à Lionel Jospin d’indemniser tous les orphelins de déportés, et pas uniquement les orphelins de déportés juifs).
Le père de Michel Drucker n’était assurément pas un de leurs leaders, mais il participa comme bien d’autres à faciliter la tâche de la Gestapo. »
Lou Libérée...
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samedi, 04 décembre 2010
Portrait de famille...
Dédicace spéciale au Préfet qui a interdit à la mairie de Gonneville-sur-mer, il y a quelques semaines, de laisser le portrait du Maréchal Pétain au milieu de la galerie des portraits des Présidents de la République : ce texte de Maurras, dans La Contre-révolution spontanée qui évoque la haute valeur des gugusses qui ont eu, eux, le droit de rester accrochés au mur :
« Avec son très beau nom qui ne lui appartenait même pas, Napoléon III n’était pas un mauvais homme, mais quel esprit borné ! Thiers, fort intelligent : quel polisson ! ou comme dit la chronique, quel foutriquet ! La droiture princière du premier Maréchal, le Maréchal de Mac Mahon, sa fierté et son honneur de grand soldat, ne lui avaient pas conféré des talents politique auxquels il ne prétendait point. Grévy valait par l’astuce et l’intrigue : quelle bassesse de caractère chez ce beau-père de Daniel Wilson qu’il fut si difficile d’exclure des Palais nationaux honteusement souillés par les siens ! Nommons Carnot, c’est le plus bête, disait Clémenceau du fonctionnaire honorable et correct qui prit la suite de M. Grévy. La valeur de Casimir Périer fut démise aussitôt qu’émise, et l’on ne peut penser sans ironie aux prétentions ni aux réalisations de ce pauvre Félix Faure. Un couplet de Ponchon immortalise l’homme qui fut traîné de Dreyfus à Tanger en passant par la rupture avec Rome :
Il y a quelque apparence
Tout de même que l’on eût
Trouvé beaucoup mieux en France
Que ce Loubet saugrenu.
Ce qu’il y avait d’un peu bas de plafond dans la masse finaude, indigeste et vaste d’un Fallières, ce grand ami des condamnés à mort, que l’Elysée récompensa d’avoir présidé une Haute Cour sans honneur, fut certainement corrigé en un Poincaré par la culture et par une rare bonne volonté patriote, mais quelle étonnante faiblesse morale (surtout quand il eut perdu en Maurice Barrès sa conscience de Français), quelle sensibilité au Parti, quelle indifférence finale pour la Patrie ! Ni Deschanel, que la maladie sous-classa sur le champ, ni Doumer trop vite abattu, ne peuvent faire figure dans cette liste de ce qui était offert à l’amour ou à la fierté du peuple de France, mais comment donner aucun rang à l’entêtement butor de Millerand, à ce doux, craintif et subtil je m’en fichisme de Doumergue, à la bêtise éplorée d’un Albert Lebrun ? On n’en croit pas ses yeux. Telle a été pourtant la suite des Chefs de l’Etat français depuis le départ de nos Rois et la chute de Lamartine ! La procession de ces infériorités intellectuelles ou morales élevées au poste suprême par le jeu normal des institutions forme un des répertoires les plus instructifs qui puisse être formé au titre de la République pour y signifier la prévalence naturelle et comme fatale des imbéciles ou des fripons qui alternèrent. Parmi ces chefs suprêmes, pas un homme d’honneur et de devoir qui ne fût, en quelque sorte, miné par des défauts d’esprit qui le rendaient inférieur à sa tâche. Pas un homme dont la valeur intellectuelle fût certaine et qui ne fût grevé des pires médiocrités du caractère et du cœur… ».
Lou historienne...
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vendredi, 03 décembre 2010
Croco...
Ouf ! on a eu peur ! Peur pour l’animale sauvage, la pauvre Pulvar éjectée d’I-télé pour concubinage notoirement montebourgien, et dont on se demandait tous avec angoisse si les assedic allaient lui permettre de survivre…
Et bien, que l’on se rassure, (cf Libé) Madame I-télé, dans sa grande générosité, a décidé de la ré-embaucher 10 minutes par jour pour une émission non politique (tiens, moi qui croyais, naïve, que comme jadis tout était politique …) qui lui permettra sans doute de finir de payer la jolie veste en croco à 2600 € qui lui donne cette allure, comment dire… si sauvage… si animale… et même, allez, on va pas se le refuser, comment elle dit déjà ? … si négrillonne…
Lou black...
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Froidure...
Alors là, carrément, il est docteur en anthropologie le mec, du lourd, du costaud, du solide, 12 thèses, 14 ouvrages, des centaines d’articles, une compassion exponentielle, une empathie admirable, un cœur grand comme ça… retenez bien son nom : Yann Benoist, né sans doute au plus gros de l’hiver 54 entre le manteau de feu l’Abbé Pierre et la limousine de Martin Hirsch… (Si vous voulez l’in extenso, allez dans Le Monde, tapez « opinions » et chercher en page 2 un article au titre poétique : « un hiver hautement répressif »…).
Mais comment l’université peut-elle produire à la pelle autant de sympathiques crétins pleins de générosité dégoulinante et de commisération larmoyante, mais vides hélas du minimum de sens des réalités qui leur permettrait de dire ou d’écrire autre chose que des conneries.
Lui, c’est des SDF qu’il nous cause, des SDF qui commencent à se les geler grave et à qui, donc, il faut donner tout tout de suite (« Il faut d'abord améliorer l'hébergement afin que chacun puisse trouver confort et intimité 24 heures sur 24 et tout au long de l'année dans une chambre individuelle. Il faut ensuite sortir des rapports de domination. Donnons à chacun les moyens de vivre décemment avec tout ce que cela comporte de liberté individuelle. ») sans leur imposer voire même seulement leur suggérer quoi que ce soit sur leur mode de vie (« Mais surtout, les sans-abri n'ont pas besoin qu'on leur enseigne ce qui est bon pour eux ou qu'on les traite comme des criminels…Plutôt que d'imaginer ce qui peut être bon pour eux, soyons à l'écoute des besoins des SDF et permettons-leur d'être partie prenante dans les décisions les concernant. »)…
Il est pas mignon le Yannou ? Ainsi donc le SDF est devenu le nouveau Dieu de nos sociétés d’humanitarisme mou, celui devant l’autel de qui l’on dépose offrandes et présents, à qui l’on immole chaque jour mille agneaux en sacrifice, et qui, bien sûr, doit jouir de la plus totale liberté et souveraineté absolue sur soi-même.
Mais dis-moi, ducon, si tu te vautres ainsi dans l’adoration plein pot de tous les marginaux, bourrés, drogués, soixante-huitards, caractériels qui squattent les ponts et les chaussées, tu feras quoi , Yannis, pour le mec qui bosse dur huit heures par jour dans le froid avec un marteau-piqueur ou une cintreuse ou une truelle dans les pognes, et qui prend le temps, le soir, de jouer un moment avec ses enfants, de serrer sa femme dans ses bras et, même, de payer ses impôts à ce putain d’Etat racketteur… ? Tu vas lui élever une stèle, une statue, un temple, une église, une pyramide ? Ah ! non, j’oubliais, celui-là, il t’intéresse pas, c’est pas un déclassé, largué, paumé, juste un pauvre con de travailleur honnête qui ne mérite ni ton attention, ni ta sympathie…
Je vais te dire, Yann, c’est toujours la même histoire : pour 10% de SDF qui se sont pris des tuiles récurrentes sur le coin de la gueule et qui ont fini par plus pouvoir se relever, et qu’il faut aider à s’en sortir, combien de glandeurs à la con qui, par idéologie libertaire, anarchisme de salon, fainéantise aigüe, avachissement chronique, côtes en long, monopilosité manuelle, lafarguisme mal digéré et autres joyeusetés de nos sociétés décadentes, n’ont finalement que ce qu’ils méritent et se pèlent les miches sur leur carton à l’insu de leur plein gré !
Et ceux-là, vois-tu, monsieur l’anthropologue, chuis pas sûre qu’ils méritent ta commisération, la mienne, ni les maraudes trop généreuses d’un Etat-Samu qui, non content de les emmerder, les maintient dans leur parasitisme revendiqué et assure une bonne conscience en béton aux maraudeurs stipendiés devant qui larmoie l’Elise Lucet de midi ou le Pujadas de 20 h…
Lou méchante...
16:46 | Lien permanent | Commentaires (2)
jeudi, 02 décembre 2010
Malien survolté...
Allez, juste pour ouvrir la journée… Z’avez entendu les postillonneurs de micro hier soir à propos du malien excité qui s’est pris deux malheureux coups de taser dans le coffre ? On a su immédiatement et en grand format d'ouverture des JT que c’était un Malien, et oui messieurs dames un pauv’ neg’ lynché comme un malheu’eux pa’ des salopa’ d’flics de me’de…
Il eut été, le Malien, assassin de petite fille ou détrousseur de vieille, on aurait su seulement que c’était un homme de 38 ans et son pedigree de « chance-pour-la-France » nous eut été soigneusement caché par les informateurs cosmopolites et sélectifs…
De même, la petite merdeuse qui causait dans le poste a tenu à préciser (des fois que l’auditeur moyen aurait pas eu l’idée de faire porter illico la responsabilité sur les flics) que l’accident s’était produit lors d’une arrestation musclée… Eh, duconne, le muscle, il semblait être surtout du côté du Malien persécuté qui a foutu le waï dans tout l’immeuble… et puis, quand tu vas arrêter un gugusse en folie, tu y vas comment, toi, avec des chamallows ?
Lou wattée...
04:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 01 décembre 2010
Les bienveillants...
Allez, deux joyeux cons encore hier dans Libé, Valluy et La Cour Grandmaison, universitaires, s’il vous plaît, pas du menu fretin, que du lourd en titre et en générosité médiatique, pour nous causer d’immigration et donc de « terrible bilan », « traque des nouveaux ennemis intérieurs » et « sinistres perspectives ».
Bon, on va peut-être pas décortiquer toute la belle prose indignée des deux gugusses qui ont eu quand même besoin d’une enquête du Cnrs en huit volumes pour découvrir, horresco referens, que les Arabes et les Noirs sont six ou sept fois plus contrôlés au faciès que les Blancs dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine. Eh ! Ducon, si on se mettait à contrôler les universitaires à générosité en sautoir, le faciès serait plus le même (Libé sous le bras droit, le Monde diplo sous le bras gauche, fines lunettes luxueuses, cartable élimé, pompes à 800 euros la paire et entrée des facs…), mais ça serait du faciès quand même… Trente ans d’études, 100 kg de thèses savantes pour même pas capter ce minimum syndical !!
Bon, passons, retenons juste le dernier paragraphe et les indignations des deux pieds-nickelés contre les projets hortefeuxiens :
« -étendre la déchéance de la nationalité pour les Français naturalisés depuis moins de dix ans condamnés pour meurtre d’agents dépositaires de l’autorité publique,
-durcir les conditions d’entrée et de séjour des étrangers en limitant toujours plus leurs prérogatives.
-Rétention portée à quarante-cinq jours, droit pour les préfets de prononcer, à l’encontre des expulsés, une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans et création possible de «zone d’attente flottante» afin de soumettre les étrangers à des procédures accélérées et dérogatoires au droit commun. »
Mais au-delà de l’indignation, quoi ? Quelles solutions proposent-ils ? Quelle politique d’immigration ? Quid du calvaire des braves gens emmerdés de longue par des camés de 2° ou 3° génération qui tiennent les murs des cités ? Quid des immigrés honnêtes et travailleurs qui subissent l’assimilation aux racailles à capuche ? Quid de toute la misère du monde rocardièrement inaccueillable ? Quid de la loi quotidiennement bafouée ? Silence radio total. C’est bien plus confortable de se la jouer altruiste et magnanime dans son bureau ouaté que de tremper les mains dans le cambouis de chaque jour…
Et puisque sur les deux comiques troupiers y en a un qui semble avoir une grande maison avec cour (et piscine et tennis sans doute), peut-être qu’il pourrait l’accueillir, lui, toute la misère du monde qui le fait tant tellement souffrir… Il pourrait lui faire une petite place sur sa moquette, dans son bureau, dans son plumard même, sur sa pelouse, ça lui ouvrirait probablement des horizons insoupçonnés et ça lui permettrait en plus de défalquer tout ça de son ISF… Que du bénef, Olivier !
Lou jalouse...
09:35 | Lien permanent | Commentaires (6)
mardi, 30 novembre 2010
animale assagie...
L’avez lu l’Audreypulvarde dans Libé de vendredi dernier ? L’avez ouïe s’autoproclamer avec la fiertitude de rigueur « animale sauvage » en gras et en titre ronflant sous prétexte que sa grand-mère était « négrillonne » (c’est elle qui le dit) et que les Noirs (les Nègres aurait dit monsieur Guerlain), c’est bien connu, c’est du côté de la sauvagerie et de l’animalité…
Ils sont sympas tous ces blacks ou demi-blacks à s’offusquer urbi et orbi du moindre propos teinté de l’ombre d’un soupir d’exclusion à connotation forcément raciste et à s’aussitôt draper dans la toge des incessantes plaidoiries récriminatives, mais quand ça les arrange, pour mieux faire chialer la chaumière ou arborer en technicolor leur rebellitude de carton-pâte, les voilà, nos blacks, qui retrouvent illico tous les pires stéréotypes de ces affreux honnis colons, revus, corrigés et recyclés pour les besoins de la cause…
Et d’ailleurs, la Pulvarde, z’avez remarqué, dans sa grande remontée généalogique, elle a bien soin d’oublier une génération, celle de son père…. Et oui, papa prof de maths et maman assistante sociale, ça fait pas assez miséreux, exploité, esclave ou prolétaire, tandis que mamie « négrillonne, sans instruction ni argent », voilà qui vous positionne définitif au sommet de la hiérarchie boboïde… et vous permet de vous rêver alors en petite baghera de l’enfance…
Et pour finir en beauté, la black sublime et mercenaire de FR3, France-Inter, Itélé (et j’en oublie sans doute, des passés et des à venir), la voilà qui se hisse en étendard des « exclus de toutes couleurs et-ou origines sociales »… !
Dis, ma jolie, sans même compter les indemnités parlementaires et cumulardes de ton montebourgeois préféré, tu touches combien chaque mois, depuis des lustres, pour causer dans le micro ? Et tu en reverses combien aux exclus chers à ton cœur ? –Excusez-moi, Claire, j’ai pas entendu votre réponse…
Alors tu ferais mieux, humaine trop humaine bien assagie de couver tranquille ton tas d’or plutôt que de faire semblant d’être la panthère sauvage et généreuse que tu as oublié d’être…
D’ailleurs, il m’a bien semblé apercevoir, l’autre jour, à ton cou, la trace du collier doré de Philippe Val…
Lou rugissante...
17:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 25 novembre 2010
Samu social, le social m'use...
Et c’est reparti ! Avec les grands froids, la machine à larmes reprend du service… un couplet sur les exclus, deux strophes sur les sans-abris, trois couplets sur les malheureux… En avant la zizique… Restaus du Cœur par-ci, Samu social par-là, Emmaüs, Armée du Salut… et toute l’immense tribu des permanents rémunérés des milliers d’associations dont trop souvent la véritable raison sociale est « Regardez comme je suis généreux, je m’occupe des pauvres avec votre pognon… »…
Et pour bien peaufiner la chose, les Lucet, Pujadas, Pulvar (ah ! non, Pulvar, elle s’est montebourgisée, elle a plus droit…), qui prennent leur plus belle mine de cocker triste pour nous causer dans le poste, en prenant bien soin de planquer leurs 15000 ou 20000 euros de salaire mensuel, des « naufragés de la vie »…
Et quand c’est point LPP (Lucet, Pulvar, etc…) qui en causent, ce sont les sociologues de service, les politiciens cumulards au grand cœur, quelque intello milliardaire à la Bhl, tous s’élevant bien sûr contre les carences insoutenables d’un Etat qui n’arrive plus à être la Providence de tous…
Mais dans le grand lamento collectif des pleureurs associés, écoutez bien, tendez l’oreille… pas une seule fois vous n’entendrez l’ombre de l’essai d’une explication de ces « naufrages » en série qui vont finir par faire du Titanic l’emblème le plus adéquat de notre XXI° siècle.
Car il doit bien y avoir des raisons, et collectives et individuelles, à ces naufrages et à ces naufragés…
Essayons un peu :
-Côté naufragés, pour 10% qui ont essayé de s’accrocher à un bout de planche, qui ont nagé jusqu’à épuisement, qui ont largué tout le superflu pour s’alléger un max et sauver l’essentiel, combien de feignasses professionnels qui ont attendu le bout du bout des allocs chômage pour commencer à faire semblant de chercher du boulot tout en lorgnant sur les nouveaux dispositifs sociaux qu’ils pourraient essayer de parasiter encore quelques mois voire quelques années…, combien de consommateurs impénitents dont le frigo est plein de bières, cocas, viennoiseries et autres friandises diverses, combien d’endettés chroniques qui écoutent les mesures gouvernementales sur leur écran plat sony lcd haute définition 125 cm, combien qui consultent quotidiennement le vide désespérant de leur compte en banque sur leur ipod/ipad flambant neuf, dernière génération… etc … etc…
-Côté naufrage, quand on laisse entrer par centaines de milliers des immigrés qui, forcément, sont en situation de précarité économique et sanitaire, quand on a habitué les gens, pendant des lustres, à vivre en assistés et à tout attendre des aides de l’Etat ou des collectivités locales, quand on a encouragé au divorce, à l’union libre vite désunie, au pacs révisable et révocable trois fois par trimestre, quand on laisse s’instiller quotidiennement, par l’école, les médias, le cinéma, l’apologie de la vie de bohême ou la glorification des malfrats et parasites de tout calibre, faut peut-être pas s’étonner de voir exploser la misère, se multiplier les familles monoparentales sans revenus, et de devoir donc fournir gratos à de plus en plus de personnes le gîte, le couvert, les couches du petit, le stylo bille du moyen, les tickets de cinéma du grand, le brushing de la maman, la moto du papa et le scrabble de grand-mère…
Et en plus, comme cette aide est aveugle et généralisée, on peut affirmer sans gros risque d’erreur que, pour 10% de véritables détresses qu’elle permet de solutionner, c’est 80% (je me laisse 10% de marge pour être sociologiquement correcte) de parasites en tous genres qu’on encourage dans leur écorniflage récurrent en pérennisant des structures d’aide à la con qui découragent ceux qui travaillent, influencent négativement ceux qui cherchent à s’en sortir et déresponsabilisent un peu plus ceux qui en profitent…
Lou refroidie...
15:52 | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 24 novembre 2010
Haïti, y a bon, Coco...
Haïti crève du choléra. Les généreux de France-Culture ne peuvent donc pas rester les bras ballants devant tant de misère indicible. Il faut faire quelque chose. Oui, mais quoi ? Vont-ils donner la moitié de leurs salaires de planqués à quelque ong bien-pensante pour panser les plaies béantes ? Non, perdu ! Je vous le donne en mille : ils vont aller passer deux jours avec armes et bagages, perchistes, scripts, réalisateurs, réalisatrices, conseillers à la réalisation, adjointes au réalisement, attachée de réalisage, attachés de l’attachée du réaliseur en chef, chroniqueurs, animateurs, gentils organisateurs, bref toute la grande confrérie des médiateux bénéficiaires s’en va passer deux jours pour nous diffuser, depuis les plus beaux hôtels du coin, en direct live Haïti comme si vous y étiez, les pleurs et les hoquets des malheureux agonisants…
C’est beau, c’est grand, la générosité médiatique qui se paie des vacances aux antipodes avec un alibi et une bonne conscience en béton… Avec un dixième du pognon qui va être dépensé par ces cons pour se dorer le micro, y aurait sûrement de quoi acheminer de l’eau potable à 200.00 Haïtiens…
Beuarrkk ! Je crois que je viens de vomir sur les godasses à Marc Voinchet
Lou macoute...
18:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 21 novembre 2010
Poste vaticane...
Bon, salut Benoit…
Comme j’ai l’impression que tu veux faire désormais dans le gentiment correct et la joyeuse ouverture aux djeuns de la modernité, je me dis que, sans doute, ma familiarité tutoyeuse ne devrait pas t’offusquer plus que ça…
Mais quand même, sur ton histoire de capote, et sans être forcément plus bégueule que le dernier de tes Gardes Suisses, je dois dire que tu me fais doucement marrer…
Soit tu as dit une connerie en 2009 (quand tu proclamais que le préservatif « aggravait le problème du sida »), et alors c’est quand même pas compliqué de dire clairement que tu t’es planté et d’expliquer le pourquoi et le comment du plantage en question… L’Eglise a une telle habitude de la repentance que ça devrait pas être très difficile… Soit tu disais vrai alors, et ça serait sympa de nous informer des autres récents pourquoi et comment tout neufs qui ont pu faire évoluer si rapidement ta, si j’ose dire, position…
Autre chose, Benoît : si c’est Dieu soi-même qui, avec sa grosse voix de Tonton Macoute suprême, interdit le préservatif du haut de son Sinaï, pour plein de bonnes raisons d’ailleurs que tu devrais être le mieux placé pour nous en donner l’explication requise ( c’est français tout ça ?), on voit mal comment le Barbudo maximo pourrait se déjuger en si peu de temps, au risque de n’être guère plus crédible dans toutes les bonnes maisons religieuses qu’Elisabeth Teissier ou Irma la Voyante… Il y a eu des époques où les dieux, me semble-t-il, avaient un tout petit peu plus de constance…
Enfin, je vais te dire, tu auras beau faire un, deux, trois, mille pas en avant, t’en feras jamais assez, et Monsieur Act-up Paris ou Madame Onusida continueront à te traiter de vieux con réac et naziphile tant que tu auras pas fait le seul vrai pas en avant décisif qui compte à leurs yeux, celui qui t’enverra définitivement aux poubelles de l’Histoire…
Ah ! j’oubliais, Benoït, la seule chose à répondre à tous les connards d’act-up de mes deux, c’est que personne n’est obligé d’être chrétien et que ceux qui se sentent encore trop mous du concept ou du muscle lisse pour suivre à la lettre la morale chrétienne ont le droit d’aller voir ailleurs si les pentecôtistes du 7° jour sont plus cools ou si les Vichnouïstes à chakras sont plus zens, sans compter qu’on peut être chrétien et pécheur à la fois et que les confessionnaux sont pas faits pour les chiens, à condition toutefois que le pécheur ait pas la prétention imbécile de changer la règle du jeu chaque fois que lui prend l’irrépressible envie de tirer un coup… A-t-on jamais vu Federer, un jour de moins bien, demander qu’on baisse le filet de 12 centimètres… !!!?
Lou benoîte...
20:23 | Lien permanent | Commentaires (9)
jeudi, 18 novembre 2010
Faciès...
Bon, ils s’y sont mis au moins à quinze, dans Libé de mardi, pour nous pondre un texte de socio-philo-ethno-linguistico-politologues qui parle de je sais même plus quoi, mais on s’en fout, et au milieu de ce laïus pour fort en thème, cette petite phrase anodine et tellement banale aujourd’hui chez les bobos : « Mépris pour les jeunes, contrôlés au faciès dès qu’ils prennent le RER, suivis par les vigiles dès qu’ils entrent au supermarché ».
Alors, messieurs les sociologues et analystes de tout et de rien, qui pérorez à donfe depuis des milliers d’années sur les politiques de la ville, les problèmes des banlieues, la ghettoïsation, l’exclusion, la stigmatisation et autres refrains à la mode, je voudrais vous causer gentiment :
-1/ En quoi les contrôles au faciès sont-ils une aberration ? Lorsque vous avez un critère de récurrence et que ce critère a l’avantage d’être visible et facilement identifiable, faudrait être passablement ducon pour pas s’en servir. Les flics ou les vigiles qui contrôlent ou surveillent au faciès, c’est pas parce qu’un méchant démon sarko-lepéniste leur a soufflé dans les oreilles que les arabes ont du sang impur ou que les noirs sont génétiquement des chapardeurs au regard torve, c’est simplement l’expérience la plus quotidiennement banale qui fait que lorsque vous constatez que les ¾ des mecs qui foutent le wouaï dans un métro ou une supérette sont blacks ou beurs, vous avez vite fait d’en conclure, sans être pour autant un monstre et sans analyse sociologique en trente tomes, qu’il vous faut être un peu plus présent aux basques de Mamadou ou Mohamed qu’à celles de Bertrand ou Maurice.
Alors, bien sûr, ça marche pas à tous les coups, bien sûr ça peut être injuste ici ou là et vous allez tomber forcément un jour sur un gentil Mohamed et un pourri Bertrand qui vont se demander cinq minutes ce qu’il leur arrive, mais globalement, - et la sociologie, corrigez-moi si je me trompe, c’est bien du global -, globalement l’efficience du procédé ne fera aucun doute et vous avez plus de chance de faire correctement votre boulot de vigile ou de flic en fonctionnant ainsi que si vous fonctionnez dans l’aléatoire total, humaniste certes et généreux sans faille, mais complètement naze…
Petite métaphore à l’usage des durs de la comprenette : le garagiste qui sait que les Opel Kadett, par exemple, sont faibles du genou en ce qui concerne la carburation, dès qu’il aura une panne sur ce type de bagnole, il ira voir d’abord côté carbu avant de s’intéresser aux amortisseurs ou aux plaquettes de frein. C’est pas pour autant que ça en fait un méchant raciste anti-carburateur… (Mon papa aimait bien me prendre avec lui dans le garage quand il bricolait la vieille 4L).
-2/ Cerise sur le gâteau : Les 4/5 des vigiles et les 2/3 des flics, aujourd’hui, sont des blacks ou des beurs ! Seulement comme ils s’appellent ni Patrick Lozés, ni Dominique Sopo, ni Fadela Amara, ils font leur boulot avec les moyens du bord, et ça marche sûrement mieux que s’ils couraient derrière les voleurs de poules avec les œuvres complètes de Bourdieu en guise de matraque…
-3/ Au fait, comment ça se fait que les Chinois (entendez les Asiatiques) ne font jamais partie des stigmatisés dont s'occupent nos généreux ? N'auraient-ils donc pas de faciès ?
Lou mécano...
14:27 | Lien permanent | Commentaires (1)
lundi, 15 novembre 2010
Chamallow...
Ce titre, ce matin : « Le PS dénonce le retour de la droite dure ».
Ils sont gentils les joyeux cons du PS… Quand Sarko pratique l’ouverture, ils dénoncent le débauchage, quand il fait du sur-place, ils dénoncent l’immobilisme, quand il s’agite, ils dénoncent la présidence hyperactive et quand il se replie sur la famille, ils dénoncent le retour de la droite dure (pas si dure que ça, rassurez-vous, les bobos…).
Eh ! les ducons, c’est la droite molle, flasque, épuisée qui vous va le mieux ? On s’en serait douté…
Pauvre pays où un remaniement n’est rien d’autre qu’une énorme mise en scène médiatique, un mécano électoral, un jeu de chaises musicales partisanes, et s’apparente plus à la Française des Jeux qu’à la recherche de l’intérêt national… !
Lou remaniée...
08:54 | Lien permanent | Commentaires (1)
dimanche, 07 novembre 2010
C'est beau, c'est grand, c'est généreux...
Il est gentil le petit Martin Hirsch, avec son air de premier communiant, bon Dieu sans confession, probité candide et lin blanc… avec en plus mille références imparables… Emmaüs… le RSA… Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté… pedigree impeccable, couronné, gloire suprême, par un poste de membre du Conseil national de lutte contre l’exclusion, et, suprême sésame, par un poste de membre du Comité consultatif de la Halde… bref le gendre idéal… un peu coincé du bonnet peut-être mais tellement propre sur lui et beau et grand et généreux qu’il en devenait parangon d’une vertu jeune et rasée de frais qui nous changeait des barbares braillards donquichottesques et compassionnels à la Jean-Baptiste Eyraud-Legrand et faisait plaisir à voir…
Oui, mais voilà… voilà qu’à l’occasion de je ne sais quelle petite revanche entre amis, on apprend que pour diriger l’Agence du service civique, autre machin généreux et humanitaire, il a pu, le gentil Martin, fixer lui-même les indemnités de sa fonction et que lesdites indemnités se montent à, écoutez bien, les pauvres, ça vous concerne… à 9200 euros net par mois… Sans compter le joli pactole que papa, ancien directeur de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées, et grand-papa, ancien Commissaire au Plan, ont dû lui laisser…
Allez, Martin, les pauvres et les exclus qui te fendent le cœur sont contents pour toi : avec ce que tu touches sur leur dos, au moins tu viendras pas leur faire concurrence aux Restos du Cœur et leur part sera peut-être un peu plus grosse cet hiver…
Saint Martin, ton saint patron, lui il partageait son manteau… Toi, tu partages quoi ?
Lou guesdienne...
20:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 05 novembre 2010
Libépub...
Joffrinou le Magnifique, avec sa couverture de merde, aujourd’hui, dans Libé, complètement vendu à Monoprix comme à n’importe quel honni capitaliste qui lâche son blé en abondance sur le torchon à tonton Rothschild !
Oui, mais voilà, à Libé on a des principes et il faut bien expliquer au bobo quotidien le pourquoi de la chose…
Et le beau Lolo alors de tortiller du stylo pour expliquer que oui, certes, c’est de la pub, mais que quand même, c’est pas n’importe quoi, c’est de la pub Libé-compatible et sans doute bio-dégradable qui a l’insigne avantage, ouvrez les guillemets, « d’être en résonance avec l’identité de notre journal » et de « conjuguer presse et publicité dans le respect de chacun »…
Dis, Joffrinou, au lieu de t’alambiquer le cortex sur la résonance et les conjugaisons, pour essayer de justifier l’injustifiable et oublier tes envolées anticapitalistes des années 68, tu aurais affiché en gras et en une le montant que Monoprix a laissé choir dans ton escarcelle et sur le compte en banque de pépé Rothschild, c’eut été moins pute et plus franc du collier…
Et tant qu’à y être, tu complèterais le tableau en y ajoutant, glasnost jusqu’au bout, le fric que te donnent les Français par l’intermédiaire des aides à la presse du gouvernement, et, transparent complet, ton salaire de cogérant, coprésident et directeur de la rédaction, sans oublier les piges ici et là sur télés et radios, ça nous aiderait à comprendre un chouia mieux le matérialisme dialectique et la social-démocratie triomphante… Ca nous aiderait itou à comprendre pourquoi nous prend une irrépressible envie de vomir dès qu’on ouvre ton torchon…
Lou althusserée...
10:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 01 novembre 2010
Relooking...
Et vous savez pourquoi elle a gagné, Dilma ? Tout simplement parce que six mois avant de sortir de l’ombre, elle a passé huit jours à se faire refaire le portrait… changer sa vilaine tronche de matrone ringarde et acariâtre en un minois présentable de Lula’s girl, minois que lui avaient prescrit ses centaines de conseillers en communication… au trou les lunettes… coupe-moi ces cheveux de vieille dondon… et que je te liposuce par devant… et que je te lifte par derrière… une goutte de mascara, un soupçon de rouge vermillon… là… impeccable… on touche plus rien… nickel… avec cette gueule, ma chérie, tu devrais faire 56% au second tour… Et hop, pile poil la magique prédiction… notre Dilma nationale, fille naturelle de Lula et de la chirurgie esthétique, se retrouve « presidente » avec l’émotion qui déborde de tous les soutiens-gorges, drapeaux rouges comme s’il en pleuvait, et, bien sûr, toute la médiacratie à deux genoux devant la nouvelle déesse qui tombe à pic pour remplacer un Obama, un peu fatigué dans les sondages, qui risque de trouver amère l’heure du thé…
Bon, à vrai dire, la Dilma, warum nicht ? Ça ou autre chose, ça m’étonnerait quand même que les favellas se résorbent en huit jours ou que la transamazonienne soit transformée demain matin en piste cyclable…
Mais là où ça devient du grand comique, c’est de voir et d’entendre tous nos démocrates patentés, sectateurs de Montesquieu, adorateurs de Jean-Jacques, hisser le grand pavois de la victoire des peuples, de la citoyenneté triomphante et de la maturité politique enfin advenue au pays du Pain de Sucre, alors que, comme toujours et partout, la désignation de celui ou celle qui va diriger le pays pendant quatre, cinq ou sept ans tient beaucoup plus de l’élection de Miss France et du formatage médiateux que du grand oral de Sciences-Po…
La démocratie n’est rien d’autre, depuis les origines, et ne sera jamais rien d’autre qu ‘une immense mascarade où les dents blanches de Lecanuet, le col roulé de Giscard, le sourire crispé et florentin de Mitterrand ou les talonnettes de Sarkozy remplacent ce degré zéro de la pensée politique qu’est la désignation par les urnes du Chef de l’Etat…
Partout et toujours, de toutes façons, on n’élit jamais que Jacques Séguéla…
Lou rollexée...
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samedi, 30 octobre 2010
Mouché Dahan !
Que Philippe Val se retrouve dans le camp des abominables censeurs, des infâmes collabos, du Medef honni, des patrons abhorrés et de sarko-la-honte, ça me ferait plutôt marrer… Voir comment finissent les petits marquis de la rébellion , les jeunes cons de l’insolence, les anars de bazar, les Hess, les Val et tant d’autres inanes bibelots devant les hochets du pouvoir et les ors de la majesté, c’est carrément du La Fontaine dans le texte, la musique des vers en moins…
Mais par contre, devoir une fois encore se farcir, pendant au moins trois semaines, tout le grand mélo de la corporation des amuseurs publics, à propos de l’insipide Dahan, je sens que ça va vite me gonfler…
On avait eu Porte et Guillon, deux sous-merdes à mutinerie sélective et à coefficient artistique archi-nul (fallait voir Guillon ânonner son texte à deux balles, le nez rivé sur son papier comme un potache de radio-bahut, sans la moindre étincelle non pas de génie, mais seulement de fantaisie…), et voilà qu’on va avoir en prime time Gérald Dahan saint et martyre, tout pareille merde au Guillon, c’est-à-dire grassement payé par nos ronds pour laborieusement allumer, sans preuves ni risques, c’est quand même plus facile, des pétards de monoprix sous les pieds de politiciens de mes deux qui, finalement, n’ont que ce qu’ils méritent, tant ils feraient mieux de rester bosser dans leurs ministères plutôt que venir se faire adouber par les médiateux en tous genres dont le seul véritable objectif, outre le formatage matraqueur dont ils sont les dociles instruments, n’est jamais d’informer mais toujours de faire de l’audimat…
Finalement, Val, en même temps que Dahan, t’aurais viré l’Alliot-Marie, ç’aurait été au moins aussi juste et le remaniement en eût été grandement facilité…
Lou ministrable...
21:16 | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 28 octobre 2010
Transformateur...
Il y avait jusque là Montaigne et La Boétie, Erckmann et Chatrian, Roux et Combaluzier, Romulus et Rémus, Charybde et Scylla, David et Goliath… il y aura désormais Bouna et Zyed, les deux super-héros du 5° anniversaire, promus soudain au rang de grande cause nationale par les vertus conjuguées de la fée électricité et de toute l’inévitable cohorte d’ordures médiatiques pour qui une banlieue qui flambe et qui reflambe c’est, outre deux gamins qui crament, quelques jolis scoops en perspective…
Et les magistrats ne voulant pas être en reste, voici nos encapuchonnés à hermine qui se disent que finalement, sans doute, probablement et peut-être, ça les étonnerait pas que l’innocence des flics soit pas si évidente que ça, qu’il faut bien consoler les familles, calmer les grands frères, caresser les avocats dans le sens du poil, dénoncer les inhumaines barres hlm, et montrer haut et clair que l’on est toujours bien du côté du manche… Et nous voilà alors repartis pour un tour…
Alors imaginons une seconde que les poulets de la BAC, se doutant des risques encourus par les jeunes cons tellement bien intégrés qu’à 15 et 17 ans ils savaient pas lire les pancartes interdisant l’entrée du site et qui, rappelons-le, étaient en délit de fuite pour mieux sauver sans doute leur conscience tranquille, imaginons donc que les flics, voulant leur éviter de finir carbonisés, aient franchi, eux aussi, l’accès interdit et que les jeunes, croyant que les keufs étaient toujours à leurs trousses, aient donc, comme c’est arrivé, été électrocutés grave, que n’aurait-on pas entendu sur ces salauds de flics, pires que les milices de Poutine, qui poursuivent de jeunes gamins innocents jusque dans les chiottes et sont donc cause directe de leur mort !
Et là, on vous rassure, braves gens, on aurait pas refait le procès, les investigateurs fous de joffrin-rothschild seraient pas allés gratter longtemps les poubelles de l’histoire et le syndicat de la magistrature se serait vite fait fendu d’un communiqué pour se féliciter de ce que justice avait enfin été rendue, et la Licra, avec nos subventions, aurait offert le champagne à tout le quartier…
Lou wattée...
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mercredi, 27 octobre 2010
Pétain, enfin...
A vrai dire, j’étais assez inquiète, ces derniers temps… Avec les manifestations des jeunes cons pour leur retraite et les ordures marseillaises en installation d’art contemporain sur les trottoirs, ça faisait bien trois semaines au moins qu’on n’avait plus entendu les vigilants vigiler… Il n’y avait donc plus d’ « heures sombres de notre histoire », d’ « affreux fachîstes complotant », et nul ne savait où étaient passés les « zorribles nazis de jadis » ?
Bref, j’étais fort en souci pour ces messieurs-dames de la Licra et tous les klarsfeld, père, fils et saint-esprit, étrangement muets et probables victimes d’une extinction de voix les empêchant de tenir leur ordinaire commerce de dénonciation hebdomadaire…
Mais le pire n’étant jamais certain, voici qu’enfin les Justes parmi les Justes et mouchards parmi les mouchards ont retrouvé de quoi moudre leur habituelle farine, rouvrir leur boutique de délation et donner de la voix de leurs maîtres…
Car la monstruosité abominable, l’indicible horreur absolue, ils l’ont vue, là, en direct, sur les murs de la salle du conseil municipal d’un petit village du Calvados : le portrait du Maréchal Pétain, trônant comme si de rien n’était au milieu des portraits des autres chefs d’Etat français depuis 1871…
Trompettes alors de sonner l’hallali, embouchées tour à tour par les historiens de service et les magistrats aux ordres décrétant que « la portée symbolique que revêt le portrait de Philippe Pétain qui a supprimé la république pour mettre en place un état raciste et dictatorial » interdisait sa présence dans cette noble galerie !
On rappellera donc à ces historiens à la noix que c’est pas Pétain qui a supprimé la république mais que la Femme sans tête s’est supprimée toute seule en la personne d’albert lebrun et des 4 ou 500 parlementaires de toutes obédiences qui ont remis dans les mains du Vainqueur de Verdun les pleins pouvoirs, devant une situation dont ils étaient responsables mais qu’ils étaient incapables de gérer…
Quant au racisme, faudra qu’ils nous expliquent, les zistoriens de rien de rien, comment ça se fait que, au temps des ténèbres, dans les pays d’Europe sous entière domination nazie, 90% des Juifs ont péri, alors qu’en France 10% seulement ont subi le même sort. Tonton Philippe n'aurait-il pas bien fait son travail d'antisémite conséquent ?
Enfin, pour ce qui est de la moralité et de la « portée symbolique », libre à eux de préférer au « Travail, Famille, Patrie » du Maréchal, les apparts d’Estrosi, les sandwiches de Chirac à 400 balles pièce, les emplois fictifs de la mairie de Paris réglés à l’amiable avec les socialos, ou les diamants de Bokassa, ou Mitterand mangeant deux fois par mois avec Bousquet, ou De Gaulle et le sang des pieds-noirs et des harkis, ou Deschanel en pyjama, ou les concussionnaires du Panama ou les Ballets Roses… Bref, y a une belle journée karcher à prévoir à Gonneville-sur-mer, mais va falloir acheter quelques « marines » au prochain week-end des peintres amateurs du village pour égayer un peu les murs de la mairie enfin propre…
Lou lavandière...
08:24 | Lien permanent | Commentaires (3)
mardi, 26 octobre 2010
Delenda est Republica...
Dans l’affaire des retraites, le plus terrible c’est que ce sont les mêmes qui, depuis des lustres, demandent à l’Etat davantage de services publics, d’aides et allocations diverses et variées, de culture subventionnée, de syndicats soutenus, de handicapés revalorisés, de vieux chouchoutés, de nourrissons cocoonés, de pistes cyclables, de motos-crottes, de maîtres-nageurs-sauveteurs, d’eau et gaz à tous les étages, bref d’Etat-Providence à tous les coins de rue, ce sont ceux-là qui, justement, se battent avec le plus de détermination pour que surtout on aille pas les faire travailler quelques trimestres de plus !
Quant à savoir comment on va faire, dans un monde où les actifs sont de moins en moins nombreux, pour que le gouffre financier qu’a creusé un Etat toujours plus maman-poule finisse par se combler sous peine d’une ruine absolue du pays et d’un réveil particulièrement difficile, ils s’en foutent royalement… Moi, moi, moi, d’abord… et vogue la galère…
Et dire que la République devait nous ouvrir aux valeurs de solidarité, d’altruisme, de souci du bien commun et de citoyenneté partagée… !
Et dire qu’il y a encore des cons pour croire à ce foutu régime !
Dire qu’il ya, chaque jour, des centaines d’éditorialistes qui font semblant de s’intéresser aux guéguerres picrocholines du Parlement, aux rumeurs de remaniement, aux petites phrases de tel ou tel ministre ou ministrable…
Dire qu’on paye de nos ronds des milliers d’experts en politologie pour décortiquer des sondages, analyser des frémissements, gloser les déclarations d’un monde politique qui n’a d’autre ligne bleue des Vosges pour tout horizon que sa réélection ou sa côte de popularité…
Lou romaine...
08:29 | Lien permanent | Commentaires (1)
dimanche, 24 octobre 2010
Bhl et Badinter sont dans un bateau...
Bon, je sais, ça risque de faire un peu long, mais faut ce qu’il faut, et le BHL nous les brise suffisamment grave pour qu’on prenne la peine de lui répondre dans le détail…
Voici donc l’article que le beau parleur philosophe a pondu ces jours-ci dans Le Point (c’était le 14 octobre), avec quelques commentaires en gras au fil de la lecture :
« Il y a Sakineh Mohammadi Ashtiani, bien sûr, condamnée à la lapidation et qui attend, depuis quatre ans, ainsi que 23 autres Iraniennes et Iraniens, de savoir si elle sera exécutée et comment.
Il y a Teresa Lewis, cette Américaine du même âge qu'elle, condamnée, comme elle, pour complicité dans le meurtre de son mari (encore que, dans son cas, et contrairement à Sakineh qui n'est, on ne le répétera jamais assez, coupable d'aucun crime, la complicité soit avérée, reconnue par l'intéressée et ait fait l'objet d'une demande de pardon solennelle adressée à la famille de la victime) - il y a Teresa Lewis, donc, cette simple d'esprit que l'on aurait dit sortie d'un roman de Faulkner et dont la mise à mort, le 23 septembre, à Jarratt, dans l'Etat de Virginie, par injection létale, n'a guère ému le monde.
Il y a, derrière Teresa Lewis, les 3 000 autres hommes et femmes (3 000 ! on croit rêver...) qui attendent, dans les pénitenciers de la plus grande démocratie du monde, l'heure de cet assassinat légal, annoncé, de sang-froid, dont la Cour suprême, dans un arrêt de 1972, avait pourtant déclaré l'inconstitutionnalité - il y a ces 3 000 femmes et hommes qui meurent de ne pouvoir mourir et dont l'attente même, l'insupportable attente, est la répétition quotidienne, monstrueuse, sans excuse, du supplice qui leur a été promis et dont une part croissante de l'opinion sait qu'il est indigne du pays de George Washington, John Kennedy, Barack Obama.
Il y a les dizaines de milliers de Chinoises et de Chinois qui se trouvent (mais c'est, hélas, moins surprenant) dans la même situation ; et il y a les mille et quelques d'entre eux qui, pendant la seule année 2009, ont été exécutés d'une simple balle dans la nuque - non sans que le prix de la balle ait été dûment facturé aux familles.
Il y a les 107 condamnés des couloirs de la mort japonais.
Il y a les exécutés d'Arabie saoudite, du Yémen, du Soudan.
Bref, il y a les presque cent pays où sévit encore, trente ans après son abolition en France, sous l'impulsion de Robert Badinter et François Mitterrand, ce meurtre légal qu'est le droit que s'octroie un Etat d'ôter la vie à certains de ses sujets ou citoyens. »
Bon, ducon, ok, ça fait plein de morts abominables, mais, un, ça serait sympa que tu te demandes cinq minutes si les 107 japonais, par exemple, étaient aussi blancs que neige ou jaunes comme safran que tu as l’air de le laisser imaginer alors même que tu connais rien au dossier…
D’autre part, c’est quand même bizarre de voir comment tu oublies dans ton admirable magnanimité de parler des centaines de milliers de victimes des assassins de petite vieille à tirelire, des salopards violeurs de joggeuses, des pédophiles multirécidivistes, bref de toutes les ordures qui ont sans doute jamais lu (ou peut-être trop lu, qui sait ?) les beaux discours humanitaires de tonton badinterne… Ces victimes-là, tu t’en tamponnes royalement, l’important étant d’être dans la magnifique posture à chemise blanche du compassionnel universel… Beuark…
« A tous l'on a dit et répété, dimanche dernier, 10 octobre, lors de la journée mondiale d'action contre la peine de mort instituée depuis sept ans par un regroupement d'ONG, syndicats et associations de juristes, que la peine de mort n'a aucun caractère dissuasif, qu'elle ne répare nullement le tort qu'a fait le criminel à la société et qu'elle ne protège en rien ladite société. »
Moi je veux bien qu’elle soit pas dissuasive, la peine de mort, mais, une, il faudrait avoir les stats d’une époque où elle était réellement appliquée pour en juger et non pas de ces époques de décadence où on trouvait que dix peines de mort par an exécutées c’était encore l’abomination de la désolation ; deux, je sens que tu vas avoir un peu de mal à me démontrer la non-dissuasion d’une peine qui supprime radicalement le crime en supprimant le criminel…
« A tous l'on a tenté de rappeler l'implacable et impeccable raisonnement de Robert Badinter, alors ministre de la Justice, dans son grand discours du 17 septembre 1981, prélude à l'abolition : la peine de mort, outre que son principe est philosophiquement intenable, repose sur l'impossible postulat de coupables " totalement responsables " et de juges " absolument infaillibles " . »
« Philosophiquement intenable », faudrait encore que la vieille baderne nous l’argumente son « philosophiquement intenable », plutôt que de se contenter de nous l’asséner du haut de son magistère de gendre de Bleustein-Blanchet…
Dis-moi, BHL, si les coupables ne sont jamais « totalement responsables » et si les juges ne sont jamais « absolument infaillibles », au nom de quoi tu t’arroges le droit, toi le plein aux as de Marrakech, le roi du dégrafé à col blanc, l’humanitaire à plume de paon, tu t’arroges, disais-je, le droit de laisser pourrir en tôle, dans des conditions indignes et abominables, des dizaines, voire des vingtaines ou trentaines d’années, des centaines de milliers de taulards ? Si on est sûr de rien, ni côté « coupables », ni côté « justice », faut vite faire ouvrir la cage aux oiseaux et laisser les vautours irresponsables se jeter sur des agneaux qui, finalement, en bien cherchant, ont peut-être une petite part de responsabilité…
« Aux démocrates américains, en particulier, l'on a produit cet argument sans réplique ou qui, en tout cas, devrait l'être : le cas des condamnés à mort que l'on a fini par juger bon, aux Etats-Unis donc, de libérer (130 depuis 1972) ou, pire, que l'on a exécutés mais pour s'apercevoir, après coup, qu'ils étaient, en réalité, innocents (huit, aux Etats-Unis toujours, sur la seule période qui court de 1989 à 2004 ; sans parler de ce Chinois, Teng Xingshan, exécuté, en 1989, pour le meurtre d'une femme... retrouvée vivante en 2005 !) - à ceux, oui, des démocrates américains qui chicanent, ergotent et se perdent en conjectures sur les risques que fait courir aux honnêtes gens le juge qui laisse la vie sauve à un criminel, l'on a opposé l'axiome de Maïmonide : " il est plus satisfaisant d'acquitter des milliers de coupables que de mettre à mort un seul innocent ". »
Huit bonhommes peut-être innocents exécutés en 15 ans aux States ! Et c’est ça qui te fait chialer ! T’as vraiment rien d’autre à faire ! C’est à dire une erreur judiciaire tous les deux ans sur des centaines de milliers d’affaires jugées !
1914-1918, un million cinq cent mille jeunes français couchés froids et sanglants pour défendre le pays… 1940-1945, six millions (ou peut-être un peu moins, je te l’accorde, le chiffre n’est pas vraiment fixé) de Juifs morts en déportation ou ailleurs… Chaque année, 5 à 6000 morts sur les routes de France… Tu crois pas que le badinter devrait vite fait intenter un procès aux allées de platanes insolemment dressées le long des routes de France ?
« Cela suffira-t-il ?
Et y a-t-il le moindre espoir de voir, sinon le monde, du moins cette partie du monde dont on attend qu'elle donne l'exemple et qui, de fait, le donne, rallier, sur ce point, le cercle de la raison qui est aussi celui de la justice et qui implique l'adoption, au moins, du moratoire recommandé par la résolution 62/149 des Nations unies, en date du 18 décembre 2007, et déclarant la peine de mort contraire à l'esprit de la Déclaration universelle des droits de l'homme ?
Si tu savais ce qu’on s’en balance de la Déclaration de mes deux ! A part toi, et encore, j’y crois pas, et badinterne, que j’y crois guère plus, tu en connais combien qui se la repassent en boucle chaque soir sur la table de nuit avant « Les Experts » ou « Desperate housewives », ta Déclaration ? Le Décalogue, il était en bonnes pierres du Sinaï, et il est arrivé sur terre 3 ou 4000 ans avant les Déclarateurs Universels, et ça empêchait pas les confessionaux, à l'époque où les curés confessaient encore, d'être pleins tous les samedis... Alors tu vois un peu l'efficace de ta Déclaration à la con...
La peine de mort n'est pas une peine, c'est un crime. »
Bon, ok, c'est gentil, on sent l'intime conviction, mais si tu pouvais argumenter au lieu d’asséner, ça faciliterait le droit de réponse…
« La peine de mort n'est pas un acte de justice, c'est un acte de barbarie. »
Et si moi je dis le contraire, dis, BHL, comment on fait ? On se tape sur la gueule ? Tu donnerais quelques pro et contra, je pense que ça pourrait faire avancer le schmilblicq philosophique... C'est quand tu veux...
« Répondre au crime par le crime, ou à la barbarie par la barbarie, n'est ni dans la définition ni même dans l'intérêt des Etats. »
Tout le problème, ducon, c’est que, putassier en diable, tu utilises le même mot (« barbarie », « crime ») pour parler de réalités totalement différentes… Tu les as faites où, tes études de philo ? Dans les piscines de Marrakech ?
« Et c'est pour ces raisons que le combat contre ce que Camus nommait la " peine irréparable " doit être, en effet, un combat mondial. »
Ce qui est irréparable, chez Camus, c’est surtout la Facel Véga qu’il a pliée contre un platane, un beau jour de janvier 1960, sur la nationale 6, en lui donnant et en se donnant, quelle inconséquence ! la peine de mort …
« Pour Sakineh, et en mémoire de tous les autres, il faut militer pour l'abolition, partout, de la peine irréparable.
Que la lapidation soit la forme la plus sauvage de cette peine ne peut ni ne doit rendre aveugle à la sauvagerie qui est au coeur de la peine de mort comme telle.
Tout le reste n'est que tartuferie, cynisme, double langage - et défaite, assurée, de l'esprit »
Bon, finalement, BHL, ta dernière phrase, je vais peut-être pas la commenter, tellement elle définit à merveille ta prose et ta posture de merde… Ciao, l’artiste…Va vite rejoindre arielle dans ses ébats luxueux pour public de friqués… Re beuark…
Lou nux vomica...
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